Qu’on le veuille ou non, Nicolas Sarkozy a obtenu un succès personnel en sortant le processus européen de l’ornière. Tous ceux qui pensent que l’union des peuples d’Europe représente le seul moyen de peser dans le monde actuel devraient pouvoir s’en féliciter. Toutefois, nous ne pourrons pas saluer ce succès tant que le rejet de la Turquie n’aura pas été acté. C’est sur ce point que nous attendons notre Président.
La détermination de Nicolas Sarkozy n’est pas en cause mais il va se heurter à des forces puissantes. Sur le plan intérieur, citons pour mémoire une gauche qui représente l’islam, les « quartiers sensibles » et le métissage obligatoire. C’est d’ailleurs le seul projet sur lequel ses différents courants s’accordent. Mentionnons aussi les ONG catholiques et protestantes entraînées par une dérive immigrationniste mortifère. Enfin, le président devra se garder de ses propres amis. Certes, l’UMP a déjà exprimé son opposition mais le Medef milite pour l’entrée de la Turquie en Europe. On examinera aussi les positions des coqueluches de « l’ouverture » et de la « diversité » au sein du Gouvernement…
A l’extérieur les défis ne sont pas moindres. Il faudra résister aux pressions des USA qui veulent récompenser la Turquie pour sa fidélité à l’OTAN, sécuriser les oléoducs qui passent par l’Anatolie et soutenir Israël puisque la Turquie est le seul état de la région qui ne lui soit pas à priori hostile. Il faudra aussi faire plier la Commission européenne qui reflète les intérêts d’un patronat avide de main d’œuvre bon marché afin de baisser les salaires, d’accroître sa compétitivité à l’exportation ou tout simplement ses profits.
Si l’affaire turque s’avère complexe, c’est aussi parce qu’elle se situe au confluent de la globalisation et de l’émergence de l’islamisme. Rappelons que la globalisation désigne un processus conduisant à une extension des libertés individuelles et l’adoption de règles communes en matière économique et monétaire. Faire entrer la Turquie dans l’Europe, au nom d’une « alliance des civilisations » ou d’un « dialogue des cultures », revient à ignorer le contenu et les limites objectives de la globalisation. Au lieu de contribuer à l’universalité de la liberté et du libre échange, l’adhésion de la Turquie favoriserait la balkanisation et la montée de l’obscurantisme en Europe.
Autant dire que Nicolas Sarkozy devra se garder à droite comme à gauche et que sa démarche restera solitaire. Il ne pourra s’appuyer que sur l’opinion publique française et les organisations de résistance à l’islamisation. Qu’il sache que nous serons à ses cotés dans cette bataille.
Gérard Pince
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2 commentaires:
Permettez moi de nuancer votre propos concernant la position du patronat sur son "avidité" de recruter de la main d'oeuvre bon marché. Pour ce qui concerne les entreprises dites de main d'oeuvre, travaux agricoles, hôtellerie, restauration etc.je ne suis pas d'accord avec votre analyse.
Ces entreprises choisissent ce type de personnel dans beaucooup de cas, parce que la main d'oeuvre locale ne veut pas travailler dans des métiers difficiles, mal payés. Excepté si ces personnes travaillent de nuit dans des caves pour un salaire de misère, l'emploi de main d'oeuvre étrangère ne présente pas tant d'intérêt que ça. La personne le plus souvent s'exprime dans un français approximatif, ne comprend pas tout.Les musulmans qui pratiquent le ramadan sont fatigués pendant cette période, difficilement intégrables dans un personnel féminin. Elle coûte plus cher car il faut verser des taxes liées à ce type d'emplois.
Tant que la société française permettra aux français de souche de toucher des indemnités sans travailler, le problème se posera. Le recrutement de ce type de personnel est un vrai casse-tête comme l'est ensuite leur gestion, une fois intégrés dans l'entreprise. Est-il normal de voir ces milliers de postes faiblement qualifiés non fournis alors que le taux de chômage est si élevé ? A l'évidence, non.
La problématique pour les entreprises recrutant du personnel plus qualifié et certainement différente, et là je vous rejoins. Un informaticien indien coûte certainement moins cher qu'un informaticien français, pour ce type de poste votre analyse est certainement pertinente.
Bref, les avantages ne sont pas si évidents que l'on veut nous le faire croire et je suis croyez moi, bien placé pour le savoir.
Teddy Bear
Je suis bien conscient des problèmes évoqués en ce qui concerne l'inactivité voulue et organisée de nombreux compatriotes. Je compte revenir prochainement sur le sujet de l'immigration en intégrant ce paramètre
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