lundi 27 août 2007

Immigration : complément au projet de loi

Je souhaite compléter l’article du 7 août dernier pour tenir compte des observations de nos amis.

En premier lieu, un certain nombre d’emplois ne sont pas pourvus. C’est notamment le cas dans le bâtiment ou 200.000 offres d’emplois ne trouvent pas preneurs alors que les conditions de rémunérations y sont souvent meilleures que dans d’autres secteurs. Sachant que nous comptons plus de 2 millions de chômeurs, pourquoi doit-on employer des étrangers difficilement intégrables alors que tant de français ne font rien? Cette question d’un ami lecteur renvoie à notre système global d’assistanat.

Il conviendrait sans nul doute de durcir, comme en Allemagne, les conditions d’indemnisation du chômage et de revoir le RMI et les autres allocations du même type qui représentent autant d’incitations à l’oisiveté. Je rappelle que les propositions de la Révolution bleue prévoient la suppression de ces aides et leur remplacement par une indemnité forfaitaire versée en contrepartie d’une mission d’utilité publique. Ce transfert présenterait l’avantage de bénéficier aux seuls nationaux français puisque la législation actuelle leur réserve les missions publiques. Je rappelle aussi à l’usage des gauchistes la citation suivante de Lénine: " Celui qui ne travaille point, ne mange point. Dans cette vérité simple, évidente, limpide, se trouve la base du socialisme, la source inépuisable de sa force, le gage inextinguible de sa victoire finale " (1)

Par ailleurs, puisqu’il s’avère nécessaire de recruter des compétences à l’étranger, la mesure la plus simple consisterait à ouvrir notre marché du travail aux pays de l’Est, à l’image du Royaume unie, afin d’accueillir une immigration ne présentant pas de difficultés d’intégration majeures.

S’agissant de l’immigration illégale, plusieurs lecteurs font observer qu’il faudrait aussi pénaliser les réseaux de soutien aux immigrés en situation irrégulière. Notre proposition initiale reposait sur le vote d’une loi s’énonçant comme suit « Tout étranger séjournant illégalement sur le territoire français commet un crime passible de 5 à 10 années de prison et du double en cas de récidive ». Selon ces lecteurs, il faudrait la compléter par un second article du code pénal: « Toute personne qui, soit d’une manière isolée soit en association, apporte son soutien à des immigrés illégaux commet un crime passible de la même peine que le contrevenant principal»

Je suis, sur le principe, favorable à un tel ajout. En effet, les mafias vicieuses font entrer les étrangers et les mafias vertueuses (les organisations caritatives) les aident à se maintenir en France. On condamne les premières pour mieux se pâmer d'admiration devant les secondes. Il s'agit en fait d'une seule et même filière et la première composante ne fonctionnerait pas sans la seconde. Cela étant, il faut savoir que ces organisations caritatives dépendent pour l’essentiel des églises et que des mesures aussi radicales seraient jugées ignobles, nauséabondes et racistes. On connait la musique!

Dans l’immédiat, M. Brice Hortefeux (ou mieux encore le Président lui-même) pourrait convoquer une conférence de l’épiscopat et des Pasteurs pour leur préciser que leurs églises ne sont pas au dessus des lois et pour enjoindre aux associations qui en dépendent de cesser leurs agissements contraires à l’ordre public. A l’évidence, la première mesure à prendre résiderait dans la suppression de toutes les aides publiques à ces associations qui bafouent quotidiennement les lois de la République.

Gérard Pince

(1) Lettre de Lénine parue dans la Pravda du 24 mai 1918.