mardi 7 août 2007

Immigration : projet de loi

Un ami lecteur me disait récemment, qu’en arrivant à Roissy, il avait cru débarquer à Bamako ou à Alger. De même, les « élégantes » voilées ou en boubous fourmillent en ce moment sur les Champs Elysées. La période estivale s’avère, en effet, propice à un nouvel afflux migratoire. Toutes ces personnes entrent avec un visa touristique de trois mois. A son expiration, elles restent sur le territoire et deviennent des sans papiers. La mairie les loge ensuite en hôtel au prix de 2000 euros par mois payés par les contribuables.

L’énoncé de tels faits ressemble à une histoire de fous. Parcourez pourtant la blogosphère et le commentaire qui y revient le plus souvent est le suivant « Ces pauvres gens ne sont pas des délinquants. Nous sommes assez riches pour les accueillir d’autant plus que nous avons pillé leurs pays » Fermez le ban ! Le gouvernement bombe le torse en se vantant d’avoir expulser quelques milliers de roumains en 2006 (1). Certes! Mais il s’agissait de blancs et nos bien pensants ne s’en sont donc pas émus. En revanche, essayez d’embarquer un africain pour le reconduire dans sa patrie et vous vous heurterez aussitôt à la fureur de l’équipage et des passagers. Ne comptez pas non plus sur les charters. Il faut bien qu’ils atterrissent et les états étrangers refusent de les y autoriser. Oubliez aussi les navires ou les trains. Ils évoqueraient soit la traite des noirs soit la Shoah. Soyons lucides: tant que l’opinion publique restera ce qu’elle est, il sera impossible de rapatrier les étrangers en situation irrégulière (2).

Après un examen attentif (3), je pense qu’il existe néanmoins une solution simple et radicale. Il suffirait que l’Assemblée Nationale vote un article de loi s’énonçant comme suit « Tout étranger séjournant illégalement sur le territoire français commet un crime passible de 5 à 10 années de prison et du double en cas de récidive » Un tel article du code pénal ne contredirait ni notre constitution, ni les traités internationaux signés par la France à des titres divers. On objectera que le nombre de prisonniers s’en trouverait augmenté. Rappelons que les USA comptent 2 millions d’incarcérés pour une population de 300 millions d’habitants. Le même ratio appliqué à la France donne un potentiel de 400.000 prisonniers alors que nous n’en avons que 62.000. La marge reste donc immense avant d’atteindre un nombre « internationalement correct ». Par ailleurs, si cette loi était affichée dans les aéroports et aux frontières terrestres, elle aurait un effet dissuasif certain (4) et réduirait aussitôt le nombre des candidats à l’incarcération.

Une telle mesure permettrait donc de bloquer l’essentiel de l’immigration illégale. C’est pourquoi, j’en soumets le projet à monsieur Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, en invitant tous nos amis à relayer cette initiative auprès de leurs parlementaires.

Gérard Pince

(1) Cet artifice n’est d’ailleurs plus possible en raison de l’entrée de la Roumanie dans l’UE en 2007.
(2) J’ose espérer que l’opinion ne s’opposerait pas à l’expulsion de groupes fondamentalistes étrangers mais c’est un autre problème.
(3) Je suis le seul à avoir chiffré le coût de l’immigration pour notre pays. Se reportez à
www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm
Les autres études, largement médiatisées par de petites coteries, reposent sur des estimations parcellaires et pifométriques.
(4) A l’image de certains pays qui affichent dans leurs aéroports « La mort pour les trafiquants de drogue »