vendredi 18 avril 2008

Le choc en 2009 : Pour une révision déchirante en Europe.

A la veille de la Présidence française, le bilan de la construction européenne s’avère calamiteux.

En matière économique, le Grand Marché et l’instauration de l’Euro devaient entraîner une forte croissance, renforcer la compétitivité de l’Europe et améliorer le niveau de vie de ses habitants. Cette promesse n’a pas été tenue. L’Europe connaît depuis des décennies une croissance molle, un chômage élevé et une paupérisation relative de ses classes moyennes. Entre 2002 et 2006, le taux de croissance moyen de la zone Euro s’est élevé à 1,6% contre 3,2% pour le reste du monde. Pire encore, le pourcentage de haute technologie dans les exportations de produits industriels est passé, pendant la même période, de 19 à 16% alors qu’il s’élevait à 30% pour la Chine en 2006 (1). Ou est donc passé notre avantage comparatif?

Que ce serait il produit si nous n’avions pas adhéré à la construction européenne? Les chiffres donnent une réponse impitoyable. Ce sont les pays les plus anciennement intégrés (Italie, Belgique, France, Allemagne) qui ont enregistré les plus mauvaises performances en matière de croissance. Sur les 4 pays européens qui bénéficient du PIB par habitant le plus élevé (Le Luxembourg, l’Islande, la Suisse et la Norvège) trois n’appartiennent pas à l’Union européenne.

Ce triste bilan résulte des erreurs stratégiques de la Commission de Bruxelles. On a démantelé nos barrières tarifaires tout en conservant, en interne, les entraves de l’état providence. On a gaspillé le budget européen pour une politique agricole incitant à l’extension des jachères alors qu’il aurait fallu anticiper les risques d’une pénurie mondiale. On a fait appel à l’immigration du tiers monde pour peser sur les salaires au risque d’affaiblir les finances publiques des états membres. Enfin, on veut à toute force s’ouvrir à la Turquie alors qu’il faudrait s’élargir vers la Russie et l’Ukraine pour bénéficier de leurs ressources énergétiques et de leurs grands espaces (2). En bref, autant de politiques européennes, autant d’échecs.

Dans le domaine politique, l’Union européenne compromet l’avenir de notre civilisation par le biais d’une immigration et d’une islamisation massive. Au vu de ce phénomène inédit, le grand historien américain, Bernard Lewis, en a conclu que l’Europe serait la partie occidentale du monde arabe avant la fin du siècle. En effet, les calculs de la Free World Academy montrent qu’en tenant compte de l’élargissement à la Turquie et du maintien des paramètres actuels en matière d’immigration et de natalité, la population de culture musulmane devrait représenter 53% de la population globale de l’Union en 2100 (3).

Pour faciliter l’intégration de cette immigration voulue par l’élite mondialisée, l’Union a renoncé à toute identité européenne en récusant ses racines communes. Les identités nationales ont été stigmatisées au profit d’une société fondée sur le communautarisme et qui débouche sur la tiers-mondisation en guise de globalisation. A présent, la Commission s’efforce d’interdire la moindre critique de l’islam. Par exemple, elle vient de menacer les juges turcs qui voulaient protéger leur constitution face à un gouvernement qui remet en cause la laïcité en autorisant le port du voile à l’Université.

Peut on pour autant sortir de l’Europe? Imaginez que vous viviez avec des copropriétaires insupportables dans une cabane isolée en zone arctique. En sortir vous exposerait à une mort certaine en raison du froid polaire. Il faut donc rester à l’intérieur mais en s’y ménageant une sorte d’espace réservé interdit aux autres occupants. De même, les liens économiques et monétaires tissés au fil des décennies avec l’Europe ne peuvent pas être rompus du jour au lendemain. Une sortie de l’Europe ou de l’Euro comme le réclament certains, entraînerait un chaos économique et monétaire, avec pour conséquences la ruine des épargnants et une chute brutale de 10 à 20% du PIB français (4). Comme dans l’exemple de notre cabane, il faut donc se ménager un espace souverain en opposant notre veto à toutes les initiatives de la Commission, et en refusant d’appliquer les décisions prises à la majorité qui ne nous conviendraient pas. Le poids de la France dans l’Europe est tel que les autres états seront alors obligés, qu’ils le veuillent ou non, de tenir compte de nos positions.

Cette stratégie doit se fonder sur une série de refus catégoriques formulés par les autorités françaises: non aux directives visant à retreindre nos libertés de conscience et d’expression, non à l’abandon de notre identité, non à l’immigration extra-européenne, non à l’adhésion de la Turquie, non à l’Union méditerranéenne, non à toute politique commerciale conduisant à démanteler davantage nos protections tarifaires. La France est encore assez forte pour dire Non et bloquer la poursuite de ces politiques suicidaires. Les candidats de Salut public que nous appelons de nos vœux devraient défendre cette ligne directrice lors des prochaines élections européennes de 2009.

Gérard Pince

1- Comme d’habitude, tous ces chiffres proviennent de la banque mondiale : http://www.worldbank.org/
2- Le seul acquis de l’Union soviétique est d’avoir protégé ses populations de l’immigration extra européenne. C’est pourquoi Saint Pétersbourg est aujourd’hui plus européenne que Paris. Cela prouve aussi que contrairement à ce que prétendent les lobbys immigrationnistes, la déferlante migratoire n’est nullement une fatalité. Quand on veut, on peut!
3- Se reporter à
http://www.freeworldacademy.com/globalleader/agendacont.htm
4- Par analogie avec la chute enregistrée par les pays de l’Est lorsqu’ils sont sortis du système soviétique.