jeudi 2 octobre 2008

Les origines de la crise financière

Je vous invite à prendre connaissance de notre nouvelle étude consacrée aux origines de la crise financière en cliquant sur www.freeworldacademy.com/globalleader/financialcrisis.htm

Les vraies causes d’une crise financière sont toujours économiques et politiques. Dans le cas présent, la globalisation s’est traduite par de graves déséquilibres macroéconomiques. Au lieu de traiter ces problèmes, les Etats Unis ont eu recours à une immigration massive pour contenir les rémunérations des salariés. Comme une telle politique risquait de restreindre la consommation et la croissance, le gouvernement a encouragé un endettement anormal des ménages afin de compenser la stagnation des salaires en termes réels. Le retournement de conjoncture, en relation avec la hausse des matières premières, a donc entraîné l’effondrement financier de cet empire de dettes.

Dans les pays européens comme la France, on retrouve les mêmes causes (délocalisations, immigration et stagnation des salaires en termes réels) mais le mécanisme y est différent. En effet la stagnation des salaires n’a pas été compensée par le crédit bancaire mais par l’octroi permanent d’allocations diverses. Les ménages sont donc moins endettés mais c’est l’Etat qui supporte le poids de ces politiques.

Ces conclusions reposent sur des recherches portant sur les statistiques du Census bureau, de l’US bureau of labor statistics, de la Banque mondiale et de la Banque des règlements internationaux. Ceux qui suivent nos études savent que nous avions envisagé dès 2004 de telles dérives (cliquez sur Malaise in globalization). Mieux encore notre étude de 2005 (cliquez sur future of the USA) comporte certains paragraphes qui revêtent un accent prophétique à la lumière des évènements actuels.

Nous avons donc une légitimité suffisante pour dire que cette crise risque de déboucher sur des évènements qui étaient jusqu’à présent inimaginables. En effet, il ne s’agit pas d’une crise du système capitaliste. Il s’agit d’une crise de civilisation marquée par un affaiblissement général des valeurs d’honnêteté, de compétence et donc de confiance. Nous avons vécu à crédit sans anticiper le transfert de richesses occasionné par la hausse des matières premières et l’émergence de nouvelles puissances. En dépit de nos nombreux avertissements, nos compatriotes n’ont pas voulu regarder les conséquences culturelles et morales de l’immigration. Nous n’avons pas réalisé que la globalisation allait désormais de pair avec la tiers mondisation de nos propres sociétés. Notre jeunesse qui est encore plus fragile que celle de mai 68, refuse de prendre en compte ces réalités. Elle boira donc le calice jusqu’à la lie.

Gérard Pince