mardi 28 octobre 2008

Sommet financier du 15 Novembre- Mesures d’urgence

Notre nouvelle étude propose des mesures d’urgence soumises à l’appréciation du président Sarkozy et de son gouvernement dans le cadre de la préparation du prochain sommet du G20 le 15 Novembre à Washington. Cliquez sur www.freeworldacademy.com/globalleader/financialorder.htm

En dépit des injections de liquidités des banques centrales, le système financier continue à pâtir de l’insolvabilité potentielle des banques. Les différentes mesures ponctuelles de renflouement et les assurances verbales données par les états n’ont pas calmé la fébrilité des marchés.

Nous proposons donc que les principaux états établissent une lettre de garantie qui serait adressée aux cinquante plus importantes banques mondiales (1). Aux termes de cette lettre, ils se porteraient caution de tous les créanciers de ces banques (y compris les déposants) en les garantissant intégralement contre toutes pertes éventuelles.

En contrepartie, ces cinquante banques seraient assujetties à 5 réglementations d’exception:
- Supervision par un consortium d’institutions de contrôle sous l’égide du FMI.
- Clôture de toutes les opérations dans une liste de paradis fiscaux.
- Interdiction de prêter aux hedge funds.
- Obligation d’inclure dans leurs bilans les risques sur les produits dérivés et institution d’une chambre de compensation mondiale pour ces produits.
- Limitation raisonnable des avantages consentis aux directions et aux traders.

Grâce à cette initiative, la confiance serait restaurée et les banques concernées pourraient reconstituer leurs fonds propres en ayant recours au secteur privé. En effet, tous les déposants, et notamment ceux des paradis fiscaux, s’empresseraient de rapatrier leur argent dans ces cinquante banques pour bénéficier de leur garantie. En définitive, les états et les contribuables n’auraient donc rien à débourser au titre de leur caution.

Gérard Pince

1-Il existe plus de 10.000 banques de par le monde.

jeudi 23 octobre 2008

Crise et immigration.

Les anticipations de ralentissement économique et le dégonflement de la bulle spéculative des marchés dérivés tirent les bourses vers le bas. Le 4 juillet, j’avais prédit un CAC40 à 3.500. Aujourd’hui, je prends date à nouveau en prévoyant que le seuil de 2400/2500 sera atteint début 2009.

La purge des actifs financiers doit s’accompagner d’une purge économique conduisant à la disparition des entreprises qui vivaient à crédit ou grâce au recours au travail immigré. Dans ce contexte, il est erroné de vouloir relancer le crédit puisque ses excès sont à l’origine de la crise. Pour limiter le chômage résultant de la récession, il faut en revanche, arrêter l’immigration et renvoyer les étrangers (hors UE) présents sur le territoire français.

Il existe d'ailleurs des précédents: dans les années 30, la troisième République a contingenté l’entrée des étrangers (loi du 10 août 1932) et multiplié les expulsions. Par exemple, 130.000 polonais ont été rapatriés entre 1931 et 1936 et le nombre d’ouvriers étrangers présents sur le sol français a chuté de 37%.

Gérard Pince

lundi 13 octobre 2008

Crise : Bravo Sarkozy

Ayons l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : Le Président Sarkozy a remarquablement géré cette crise et les mesures adoptées aux échelons mondiaux, européens et nationaux vont dans le bon sens en sauvegardant les banques et par conséquent leurs déposants.

La garantie accordée aux prêts interbancaires et les fonds prévus pour des recapitalisations et des nationalisations provisoires, s’inspirent du modèle anglais. Saluons aussi la lucidité de Gordon Brown qui a balayé les réticences des allemands et des américains. Tout l’occident suit désormais la même politique.

Je suis plus réservé sur les obligations imposées aux banques concernant le financement des particuliers, des entreprises et des collectivités territoriales. En effet, la crise actuelle étant due à un excès de crédit, il serait plus judicieux de laisser la purge aller jusqu’à son terme. Il faut, en revanche, poursuivre les réformes de la sécurité sociale et des retraites afin d’alléger les charges des entreprises et les encourager à investir. Plus que jamais, notre rapport sur les freins à la croissance reste d’actualité (1).

Après les mesures d’urgence visant à circonscrire l’incendie financier, il convient de traiter la crise économique dont on ne mesure encore ni l’amplitude ni la durée. A cette occasion, espérons que le problème de l’immigration sera enfin abordé. En effet, l’immigration massive porte une responsabilité primordiale dans la crise financière actuelle (2). Les révisions déchirantes en cours, devraient inciter nos pouvoirs publics à en finir aussi avec cette politique ruineuse (3).

Gérard Pince

1- Se reporter à www.freeworldacademy.com/chronique.htm

2- Se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/financialcrisis.htm ou cliquez sur google en inscrivant : origins of the financial crisis. (8 jours après sa publication, cette étude figure en 1ere page sur Google sur plus de 10.000.000 d’entrées!).
Entre 2000 et 2008, les USA ont accueilli 20 millions de migrants légaux ou illégaux. Globalement, l’immigration légale ou illégale représente 57 millions de personnes. 45% des enfants de moins de 5 ans vivant aux USA appartiennent à une minorité raciale ou ethnique : Cliquez sur census bureau.

3- Se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm ; Toujours occultée et pourtant largement connue, cette étude est incontournable pour comprendre les relations entre immigration, stagnation des salaires, chômage, et déficits publics et privés.

jeudi 2 octobre 2008

Les origines de la crise financière

Je vous invite à prendre connaissance de notre nouvelle étude consacrée aux origines de la crise financière en cliquant sur www.freeworldacademy.com/globalleader/financialcrisis.htm

Les vraies causes d’une crise financière sont toujours économiques et politiques. Dans le cas présent, la globalisation s’est traduite par de graves déséquilibres macroéconomiques. Au lieu de traiter ces problèmes, les Etats Unis ont eu recours à une immigration massive pour contenir les rémunérations des salariés. Comme une telle politique risquait de restreindre la consommation et la croissance, le gouvernement a encouragé un endettement anormal des ménages afin de compenser la stagnation des salaires en termes réels. Le retournement de conjoncture, en relation avec la hausse des matières premières, a donc entraîné l’effondrement financier de cet empire de dettes.

Dans les pays européens comme la France, on retrouve les mêmes causes (délocalisations, immigration et stagnation des salaires en termes réels) mais le mécanisme y est différent. En effet la stagnation des salaires n’a pas été compensée par le crédit bancaire mais par l’octroi permanent d’allocations diverses. Les ménages sont donc moins endettés mais c’est l’Etat qui supporte le poids de ces politiques.

Ces conclusions reposent sur des recherches portant sur les statistiques du Census bureau, de l’US bureau of labor statistics, de la Banque mondiale et de la Banque des règlements internationaux. Ceux qui suivent nos études savent que nous avions envisagé dès 2004 de telles dérives (cliquez sur Malaise in globalization). Mieux encore notre étude de 2005 (cliquez sur future of the USA) comporte certains paragraphes qui revêtent un accent prophétique à la lumière des évènements actuels.

Nous avons donc une légitimité suffisante pour dire que cette crise risque de déboucher sur des évènements qui étaient jusqu’à présent inimaginables. En effet, il ne s’agit pas d’une crise du système capitaliste. Il s’agit d’une crise de civilisation marquée par un affaiblissement général des valeurs d’honnêteté, de compétence et donc de confiance. Nous avons vécu à crédit sans anticiper le transfert de richesses occasionné par la hausse des matières premières et l’émergence de nouvelles puissances. En dépit de nos nombreux avertissements, nos compatriotes n’ont pas voulu regarder les conséquences culturelles et morales de l’immigration. Nous n’avons pas réalisé que la globalisation allait désormais de pair avec la tiers mondisation de nos propres sociétés. Notre jeunesse qui est encore plus fragile que celle de mai 68, refuse de prendre en compte ces réalités. Elle boira donc le calice jusqu’à la lie.

Gérard Pince