jeudi 16 avril 2009

Le point après le G20

Dès le 5 Avril, j’ai envoyé une petite lettre à Nicolas Sarkozy pour le féliciter des résultats obtenus lors des derniers sommets internationaux et pour l’inciter à exploiter, approfondir et prolonger son succès.

En premier lieu, je lui ai recommandé de ne pas se laisser voler sa victoire. C’est Nicolas Sarkozy qui a inventé le G20. C’est grâce à lui que le dernier sommet s’est enrichi de quelques mesures de bon sens. C’est encore lui qui a imposé la candidature de Rasmussen infligeant ainsi au monde musulman une salutaire reculade. Enfin, c’est toujours lui qui a contredit fermement les propos du Président américain concernant l’intégration de la Turquie à l’Union européenne. Que pouvait on demander de plus? Il incombe à présent au gouvernement et à l’UMP de monter au créneau pour mettre en valeur le leadership présidentiel.

En condamnant les paradis fiscaux, comme je l’avais conseillé, le Président a enfoncé un coin dans l’argumentaire de la gauche. Il doit approfondir cette brèche en poursuivant l’offensive dans un domaine qui rallie la majorité des français, comme le prouve les derniers sondages. Dans ma dernière lettre, j’ai donc suggéré de faire pression sur les banques bénéficiaires d’aides publiques. Message reçu 5 sur 5 puisque le Président a convoqué les banques le vendredi 10 avril et leur a demandé d'être "en pointe dans la mise en oeuvre des conclusions du sommet de Londres" et "de se montrer particulièrement exemplaires dans leurs relations avec les fonds spéculatifs (hedge funds) et les paradis fiscaux"

Cela étant, le G20 ne s’attaque pas aux causes de la crise. J’ai donc suggéré au Président de relancer le projet d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne. Ce serait le moyen de faire avancer la préférence communautaire tout en évitant de parler de protectionnisme (1). Il faut aussi lutter contre l’immigration qui est à l’origine de la stagnation des bas salaires et de tous nos problèmes sociétaux (islamisation, insécurité scolaire, violences urbaines etc.). J’ai écrit au Président que ses électeurs n’en pouvaient plus. Je lui ai proposé de sanctionner les patrons voyous qui emploient des sans papiers et de supprimer les subventions aux associations qui aident ouvertement les immigrés illégaux. Ces mesures, astucieusement ciblées, pourraient redonner espoir à une opinion qui sombre de plus en plus dans la résignation et l’écoeurement.

Sur un plan général, nos analyses sont désormais validées par l’ensemble des économistes sérieux. Il s’agit d’une crise en L marquée par une forte chute suivie par une stagnation. Les partisans de la méthode Coué nous répètent qu’un palier a été atteint. Tout le problème est de savoir pendant combien de temps nous resterons au fond du trou. Pour le moment, en l’absence de mesures réelles, il n’est pas possible d’envisager une reprise à moyen terme. Les injections massives de liquidités des Etats et des banques centrales ont simplement favorisé une hausse des bourses alors que tous les indicateurs macroéconomiques restent dans le rouge. Conformément à nos prévisions, la déflation s’installe dans de nombreux pays. Cela signifie que les craintes d’hyperinflation évoquées ici ou là sont sans fondement à court terme. Par ailleurs, les risques de faillite d’un Etat en zone euro ou en Europe de l’Est ont fortement régressé suite au triplement des ressources du FMI. Quant à la faillite de l’Etat français, risque politique mis à part, sa probabilité semble inférieure à celle de l’Etat britannique. Pour le moment, l’achat d’or n’est pas justifié. Il faut rester liquide et en euros.

Gérard Pince
www.freeworldacademy.com

1-À l’évidence, je ne crois pas un mot des théories écologiques mais il faut se servir de la bêtise environnante pour faire progresser les idées saines.