vendredi 18 septembre 2009

Message à Jean François Copé.

De nombreux électeurs s’inquiètent des dérives actuelles de la majorité présidentielle.

Votre politique suscite en effet une incompréhension croissante
. On peut citer la taxe carbone dont personne ne comprend l’utilité réelle, la démission de l’Etat face à l’insécurité galopante, y compris dans les villes moyennes comme à Cavaillon, l’abolition des tests ADN alors que l’immigration de peuplement continue de plus belle, l’insertion de la finance islamique dans notre droit au détriment de la laïcité. Nous déplorons notamment les multiples complaisances à l’égard de l’Islam alors que ses instances représentatives condamnent fermement une loi sur la burqa. Ou sont donc passés vos musulmans modérés? Dans ce contexte, les discours assimilant la critique de l’Islam au racisme ou faisant l’éloge du métissage deviennent intolérables. Les Français de culture chrétienne, qu’ils soient libres penseurs, athées ou pratiquants, n’en peuvent plus. Ils éprouvent le sentiment d’être traités comme des citoyens de seconde zone dans leur propre pays.

Le Président et son gouvernement donnent l’impression de courir après la gauche et les écologistes. Alors que des personnalités de l’opposition accèdent à des postes clés, brimades et sanctions s’abattent sur des préfets et les forces de l’ordre qui accomplissent leurs missions dans un contexte de plus en plus périlleux. Que se passerait il en cas d’émeutes, si les gendarmes et la police jouaient « petits bras » ? Comptez vous sur les grandes consciences de gauche pour vous soutenir dans l’épreuve ? Plus grave encore, vous découragez les citoyens énergiques qui seraient prêts à se mobiliser spontanément pour défendre la République en cas de malheur.

Vos électeurs se souviennent des discours de Nicolas Sarkozy sur l’identité nationale et l’immigration. Quelle évolution en deux ans ! Nous avons de plus en plus l’impression que le Président subit l’influence de son cercle intime. Par exemple, Eric Besson n’aurait jamais osé braver le parlement s’il n’avait pas été secrètement soutenu. Au cours de notre histoire, nous avons déjà connu une « Madame Veto ». Vous savez comment cela s’est terminé. Face à cette dérive monarchique, nous voulons que le Parlement se fasse entendre d’une manière claire et nette.

Cette politique risque de vous exposer à une défaite en 2012. En ce moment, beaucoup d’électeurs déçus refluent vers le Front National. A tort ou à raison, ils préfèreront s’abstenir au second tour plutôt que de reconduire celui qui les a trompés. Les quelques ralliements gagnés à gauche ne compenseront pas les millions d’électeurs qui vous feront défaut et il ne suffira pas d’un discours au dernier moment pour inverser cette tendance. C’est donc maintenant que la majorité doit reprendre les choses en main en donnant un coup de barre salutaire. Nous attendons dorénavant des actions concrètes et non des incantations.

Ce message se veut amical mais il n’est pas interdit de le lire comme un avertissement.

Gérard Pince