lundi 5 octobre 2009

Bric à brac rance et nauséabond

J’espère que vous faites comme moi. Bien emmitouflé dans un peignoir avec un gros bonnet de laine et des pantoufles fourrées, je n’allumerai pas le chauffage avant le 15 novembre. Ils peuvent toujours augmenter le prix du gaz. Mon haricot de mouton mitonne au feu de bois. Avec une brave bouteille de juliénas, voila un succulent dîner en perspective !

A propos de vin, on ne fait pas toujours de bonnes affaires dans les ventes aux enchères. Certes, je me suis régalé avec les liquidations judiciaires de PME et autres TPE mais hier l’assistance était pour l’essentiel composée de commerçants cavistes. Ces malfaisants se sont ligués pour enchérir derrière moi. J’ai payé trop cher (54 euros) un magnum de pommard 2004. Je vous livre une astuce : repérez les bouteilles de vieux vins dont les étiquettes sont abîmées. Les cavistes n’en veulent pas parce qu’ils ne peuvent pas les exposer dans leurs vitrines. J’ai ainsi enlevé un Corton millésimé 1955 pour 17 euros. Qui dit mieux ?

J’espère que vous avez entendu l’inénarrable Bernard Henri Lévy s’indigner parce que la justice osait poursuivre un violeur pédophile. Lorsque je voyageais sur les lignes d’Asie du sud est, les hôtesses nous distribuaient des prospectus pour nous mettre en garde contre le tourisme sexuel. Je trouvais ce procédé désobligeant. Je ne savais pas encore qu’il existait deux justices: celle de l’élite et celle des souchiens. Nos ancêtres ont pris la bastille pour moins que cela; mais eux avaient des couilles.

A défaut de vacciner les gens contre une grippe qui a disparu des radars, les media nous infligent une avalanche de livres, de films et de séries télévisées consacrés au nazisme. Ces piqûres de rappel pourraient se concevoir si elles contribuaient à éclairer l’histoire mais il n’en est rien. Par exemple, le film consacré à Bousquet évoque bien ses liens avec Mitterrand. Difficile de faire autrement ! Je me souviens avoir rencontré Bousquet à un congrès radical en 1965. Il avait tenu à me féliciter pour le discours que je venais de délivrer en faveur de son ami François, alors sénateur de la Nièvre. En revanche, le film oublie de préciser qu’il a siégé pendant des années au conseil d’administration d’UTA présidé par Antoine Veil, le mari de Simone. J’ajoute que les autres génocides (arménien, ukrainien, cambodgien, ou plus récemment celui du Rwanda) n’ont jamais donné lieu à une telle médiatisation. Il est vrai que de « grandes consciences de gauche » y furent impliquées. Consultez le document suivant http://izuba.info/Nuitrwandaise/spip.php?article99 et reportez vous à son annexe. Vous y trouverez des noms qui vous feront froid dans le dos.

Les juges mentent lorsqu’ils prétendent qu’il n’y’a pas eu mort d’homme dans l’affaire Clearstream alors qu’elle fait suite à celle des frégates qui s’est soldée par huit meurtres et « suicides ». Une bagatelle ! On nous dit que des noms ont été frauduleusement ajoutés à des listings : avez-vous entendu un seul journaliste ou un seul juge poser l’élémentaire question suivante « Dites nous quels noms figuraient sur les vrais listings puisque vous les avez eus entre les mains ». Ne comptez pas sur le général Rondot pour y répondre. Au temps de la guerre Iran Irak, je l’avais croisé à Bagdad à l’occasion d’un colloque. Déjà à cette époque, nul ne savait s’il était correspondant de guerre, espion ou consultant. Il affichait alors une étonnante ressemblance avec James Bond interprété par Sean Connery. Mais avec James Bond on voyait la fin du film tandis qu’avec Rondot on ne la connaitra jamais. Les heureux bénéficiaires des retrocommissions peuvent dormir en paix puisqu’ils restent toujours couverts par le secret défense ! Encore une justice qui se moque du monde. Vous me direz que c’est moins grave que lorsqu’elle tue des innocents en relâchant des monstres dans la nature.

Pendant ce temps, le bateau de la majorité coule inexorablement. Tous les sondages le prouvent, au moins pour ceux qui savent encore compter. Si les présidentielles avaient lieu maintenant, Nicolas Sarkozy serait battu à plate couture. C’est clair : Il subit la mauvaise influence de Madame Veto. Tout le monde le sait, personne n’ose le lui dire. Il faut donc se préparer au retour de la gauche puisqu’il n’existe aucune alternative (Si vous en doutiez encore, cliquez sur le lien suivant qui reprend une ahurissante interview de Le Pen : http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=4440&Itemid=115) . D’ailleurs au train où nous allons, cela ne changera plus grand chose. Nous irons dans le mur un peu plus vite mais avec les yeux ouverts.

A ce propos, je laisse le dernier mot à Houria Bouteldja, porte-parole des « Indigènes de la République ». Dans un, un pamphlet destiné à Elisabeth Badinter, élégamment intitulé « Elisabeth, va t’faire intégrer ! », elle écrit notamment: « Aussi douloureux que cela puisse être ressenti par les écorchés du drapeau et les thuriféraires d’une France éternelle et gauloise : NOUS TRANSFORMONS LA FRANCE. En d’autres termes, elle aussi, S’INTEGRE à nous. Certes en y mettant le temps, mais nul besoin d’une conspiration fomentée par les masses arabo-négro-berbères, ni d’un quelconque complot ourdi par des cellules dormantes de barbus-le-couteau-entre-les-dents. La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel. Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’église, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité ».

Merci Houria, cette belle franchise vous honore et surtout merci de confirmer mes données démographiques. J’ai davantage de respect pour un ennemi qui s’avance à visage découvert que pour tous les faux culs (1) qui font semblant de lutter contre l’islamisme et qui passent le plus clair de leur temps à nous poignarder dans le dos.

Gérard Pince

1- Les « Carolines » se reconnaîtront. J’attends le jour ou elles cavaleront dans les rues de Saint Germain des Prés avec des meutes hurlantes à leurs trousses.