dimanche 20 décembre 2009

Premières consignes : Bien nommer les choses et ne pas se tromper de cible.

Les textes que nous recevons utilisent des mots ou des expressions divers et variés en fonction de la sensibilité de chaque émetteur. La confusion s’accroît lorsque les auteurs mélangent plusieurs thèmes et peinent à hiérarchiser leurs propos.

1-Bien nommer les choses est fondamental.

-Le mot « invasion » doit remplacer celui d’ « immigration » qui est impropre. L’immigration est un phénomène ancien et naturel qui concerne par exemple des italiens, des portugais ou des anglais. Nos adversaires en usent pour camoufler le caractère insolite et exceptionnel du phénomène que nous subissons. Il s’agit d’une invasion africaine en France (maghrébins et Afrique noire) ou asiatique au Royaume Uni et en Allemagne (pakistanais et turcs). Dans tous les cas, il s’agit donc d’une invasion ethnique de l’Europe et le fait qu’elle soit civile ne change rien à sa dénomination. Par exemple, les grandes invasions barbares furent, pour l’essentiel, pacifiques avec une lente progression de populations de l’est vers l’ouest.

-En conséquence, les mots « d’envahisseurs » ou « d’occupants» doivent se substituer à ceux d’immigrés ou d’étrangers. Il existe en effet, des immigrés ou des étrangers parfaitement respectables. Quant au mot « jeunes », utilisé sans guillemets par la propagande, il insulte la jeunesse française et doit être rigoureusement proscrit.

-Les résistants de la dernière guerre ne considéraient pas les fonctionnaires de Vichy comme une « élite »! Notre classe dominante se définit comme une « oligarchie collabo ». On peut aussi désigner par l’expression « milices collabos » les associations d’aide aux envahisseurs et à fortiori toutes les officines qui pourchassent les français.

2-Il faut savoir hiérarchiser les thèmes et nous observons trois dérives qui entraînent la confusion.

-La plus répandue consiste à disserter sur l’Islam ou le Coran. Beaucoup d’envahisseurs ne sont pas musulmans et nous ne sommes pas des théologiens! Certes, l’islam ne fait pas partie de l’identité européenne. Il en est même la négation. Toutes les avancées sont donc bonnes à prendre (loi sur le voile ou sur la Burqa) mais il ne faudrait pas en tirer prétexte pour tolérer l’invasion. Un tel dévoiement ressemblerait à celui des politiciens de Vichy qui cherchaient à définir un degré acceptable de collaboration !

-La seconde dérive amalgame la lutte contre l’invasion au rejet de l’idée européenne. Certes, tout européen d’esprit et de cœur doit dénoncer la Commission de Bruxelles qui est une super oligarchie collabo. Cela ne remet nullement en cause la construction d’une unité et d’une identité européennes, plus nécessaires que jamais face au péril qui nous menace en commun. Les forces populaires de la résistance se lèvent partout en Europe et il faudrait être insensé pour se priver de leurs concours au nom d’un souverainisme dépassé.

-Enfin, le mélange de thèmes disparates (invasion, climat, sécurité sociale, grèves, dette etc.) affaiblit le discours. Comme le dit le Caligula de Camus, tout est important y compris les varices de ma grand mère, mais un résistant doit se concentrer sur la lutte contre l’invasion et laisser en suspens le subalterne ou l’accessoire.

Gérard Pince