lundi 8 février 2010

Bulletin d’alerte

En septembre 2009, j’avais promis de diffuser un bulletin d’alerte en cas de dégradation de la situation économique.

La nouvelle dégringolade des bourses résulte des difficultés budgétaires des pays de la zone euro (Grèce, Portugal, Espagne etc.) et des incertitudes concernant la reprise de l’économie occidentale, en dépit d’une multitude d’indicateurs trafiqués. Par exemple, on nous annonce que l'économie américaine a détruit 20.000 emplois en janvier, et que le taux de chômage a néanmoins baissé ! De son coté, le Baltic dry index qui était remonté à 4643 le 18/11/2009 vient de retomber à 2.736. A cela s’ajoute le sentiment que le pouvoir politique raconte n’importe quoi : Lors du dernier G20, les gouvernements recommandaient la poursuite de politiques monétaires et budgétaires laxistes (1). A présent, ils veulent faire marche arrière. Dans ce contexte, les peuples intoxiqués par la drogue de l’assistanat, n’y comprennent plus rien et refusent toute politique restrictive. Dès à présent, les grecs se préparent à la grève générale !

Comme les banques ont joué en bourse avec l'argent des contribuables, leurs fonds propres sont en train de fondre au rythme de la chute des cours et il pourrait en résulter une nouvelle crise bancaire. Qui va leur venir en aide pour sauver les déposants ? Certainement pas les gouvernements qui sont tous hyper endettés. Je présume que les banques centrales vont encore faire marcher la planche à billets ce qui devrait se traduire théoriquement par une forte inflation. On peut aussi imaginer que les autorités sacrifient les déposants comme cela s’est passé en Argentine mais je n’y crois pas. Dans le cas de ce pays, les gros possédants avaient déjà exporté leurs capitaux à l’extérieur et seules les classes moyennes ont été prises au piège. Dans la cas présent, des faillites bancaires auraient un effet systémique dans le monde entier et l’oligarchie serait donc la première victime d’un gel des dépôts et de la chute de la valeur des actifs consécutive à une dépression généralisée (sans même parler du risque politique).

Le risque inflationniste me parait donc le plus probable. Pour le moment, il reste invisible parce que le chômage réduit les dépenses tandis que les produits chinois, toujours plus nombreux et toujours moins chers, limitent les hausses de prix des produits de base. On observe néanmoins une inflation galopante au niveau des rémunérations des hyper riches (bonus, retraites chapeau, salaires des footballeurs et du show biz), de l’immobilier de luxe, des chambres d’hôtels dans les cinq étoiles (500 euros la nuit !) et des enchères atteintes par des objets d’art qui permettent d’échapper à l’ISF (une statue de Giacometti vendue 75 millions d’euros !). A défaut de créer des emplois, les plans de sauvetage et les ressources des banques centrales ont en effet profité à l’oligarchie qui s’est littéralement gavée. Il est donc logique qu’il existe au niveau de cette dernière un excès de la demande par rapport à l’offre de produits de luxe. Par ailleurs, la majeure partie de ce butin étant épargnée, l’inflation est en quelque sorte congelée, mais lorsque ces encaisses improductives se déverseront sur les marchés, elles provoqueront alors une hausse générale des prix. J’avance cette explication avec prudence car les théories classiques deviennent sans valeur face à la brusque émergence d’un monde imprévisible. De même, à moins de consulter une boule de cristal, il est impossible de conseiller les épargnants. Vous pouvez toujours vous reporter au site de la « crise au quotidien » qui reste un guide utile (2).

Permettez moi d’exposer une nouvelle fois, les mécanismes de la crise. Au début, la mondialisation incarnait, l’extension du modèle occidental au monde entier. Elle s’est retournée contre ses promoteurs. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’alter mondialisation avec une oligarchie apatride qui concentre toute la richesse tandis que les classes moyennes blanches font les frais du nivellement sous l’effet des délocalisations et de l’invasion. Dans un premier temps, la baisse relative des salaires des classes moyennes a été compensée par un endettement excessif des ménages afin de maintenir la consommation. Cet empire de dettes s’étant effondré avec la première crise des subprimes, on a eu alors recours à l’endettement public pour sauver les déposants et maintenir la consommation. A présent, avec l’insolvabilité des états, nous risquons de déboucher sur une crise encore plus grave que la précédente.

Depuis l’origine, l’oligarchie s’efforce d’occulter cet engrenage. Les socialistes imputent la crise aux excès de la finance mais ils oublient de dire qu’ils découlent de l’internationalisme et du tiers mondisme auxquels ils sont attachés. De leur coté, les libéraux accusent les politiques monétaires laxistes de la FED et des états, sans se rendre compte qu’elles ont été mises en œuvre pour compenser la chute relative des salaires, suite au libre échange perverti qu’ils s’obstinent à défendre (3). Pour sortir de la crise, il aurait fallu adopter les mesures radicales que j’avais proposées dès l’origine : refouler l’invasion qui ruine les finances publiques, rétablir une protection communautaire au niveau de l’Europe, assurer notre indépendance énergétique au moyen de grands investissements dans le nucléaire et dans la filière de transformation de la houille en essence synthétique (4). Les gouvernements ont fait exactement le contraire parce qu’ils sont dominés par un capitalisme mafieux qui ne veut plus réaliser d’investissements à long terme en Europe. En revanche, les spéculateurs favorisent l’invasion et la finance sans frontières, qui leur permettent de s’enrichir d’une manière obscène au détriment des peuples occidentaux (5).

Lorsque la gauche sera au pouvoir en France, ce qui ne saurait tarder (6), ces politiques néfastes seront encore renforcées. Tout donne à penser que nos malheureux compatriotes s’y soumettront, au nom de l’anti-racisme ! A cet égard, je vous recommande le film « disgrâce » (7) qui met en scène une jeune femme blanche dans la nouvelle Afrique du sud. Son comportement suicidaire illustre parfaitement la psychologie de nombre de nos concitoyens.

Les Français s’intéressent au chômage et à leur caddy mais refusent de regarder en face les causes de leur appauvrissement (invasion, délocalisations, charges sociales, régime des retraites etc.). Nous avons beau nous égosiller sur l’Internet, force est de constater que la majorité relègue au second plan les menaces que font peser l’invasion et la collaboration. En ce sens, un chaos monétaire ne causerait pas plus de mal que le maintien de la situation actuelle. Il ne pourrait donc en sortir que du bien. Ne craignons pas la tempête qui se lève et laissons l’Histoire rebattre les cartes !

Gérard Pince

1-En pleine crise financière, le G7 s’est tenu samedi dans le grand nord canadien. Les ministres se sont bien promenés en traîneau à chiens et à l’issue de leur réunion, ils ont décidé… d’annuler la dette de Haïti !
2-http://www.freeworldacademy.com/criseauquotidien.htm
3-Cette position me vaut d’être insulté par certains libéraux. Au temps de Reagan, au plus fort de la guerre froide, j’ai été reçu à la Maison blanche avec une délégation internationale de « Freedom fighters » et nous avons déposé une gerbe à Arlington avec le cérémonial du corps des marines. En matière de défense de la liberté, je n’ai pas de leçons à recevoir.
4-http://www.freeworldacademy.com/bref.htm
5-j'ai souvent dénoncé l'immoralité foncière de l'oligarchie. Toute sa stratégie consiste à nous faire croire que nous avons commis une faute (le racisme, le génocide, la colonisation, l'esclavage, le climat) et que nous devons l'expier, en nous soumettant à son pouvoir. En dehors de ce processus de culpabilisation, l’oligarchie n’a pas d'idéologie et ses membres cherchent simplement à satisfaire leurs bas instincts. C'est pourquoi ils favorisent l'invasion: les drogués ont besoin de dealers, les sodomites aiment les "jeunes", et les grands patrons embarquent sur leurs yachts des prostituées cubaines ou jamaïcaines. C’est aussi cela le « vivre ensemble » ou plus précisément le « Zusammenarbeit » comme on disait du temps de la précédente collaboration. Je sais de quoi je parle car je les ai assez vus à Saint Barth ou à Ramatuelle se vautrer dans leurs orgies.
6-Il ne faut rien attendre des élections en raison de la faiblesse intellectuelle de l’opposition nationale. Figurez-vous que certains chérubins s’opposent à une loi interdisant la Burqa parce que cela pourrait nuire aux bonnes sœurs ! Nous manquons cruellement en France d’un Geert Wilders, d’un parti UDC comme en Suisse ou comme la ligue du nord en Italie. Certes, il faudra voter mais en se bouchant le nez.
7-J’ai visité l’Afrique du sud juste après la fin de l’apartheid. C’était encore un paradis. Quand on voit ce qu’elle est devenue…. ! Claire Chazal juge ce film « dérangeant ». Une raison de plus pour s’y précipiter !