jeudi 13 décembre 2007

Sauvagerie et civilisation: le cas français.

Une mère demande à un militaire « Ou sont passés mes enfants ? ». Réponse : « Tu les as mangés dans le ragoût d’hier soir ! » Ce dialogue est extrait d’un reportage au Congo en 2007. Il aurait pu se tenir, sous une forme différente, en Ukraine livrée à la sauvagerie des nazis ou en Chine pendant la révolution culturelle.

N’en déplaise à Rousseau, l’homme est un prédateur et la civilisation ressemble à une fine pellicule prompte à se déchirer. Dans les régions africaines, éclairées trop brièvement par la lumière, la sauvagerie revient au galop. Dans un pays de vieille civilisation comme la France, l’afflux de populations en provenance des ténèbres provoque des craquelures de plus en plus béantes. Lent ou rapide, le retour à la sauvagerie est toujours précédé par un effritement du substrat logique qui forme l’élément principal de la couche civilisatrice.

Cet effritement se traduit déjà dans notre pays par une grande confusion mentale. Le déclin de la culture, le niveau des élèves en lecture, l’incompétence des managers et enfin la volonté des français de travailler toujours moins tout en consommant toujours plus sont autant d’indicateurs de ce naufrage qui atteint toutes les couches sociales et rend illusoire la perspective d’un redressement spontané. Tous les principes de la logique élémentaire héritée d’Aristote sont bafoués. On s’indigne de la crise du logement mais on refuse d’en voir la cause dans l’arrivée de 350.000 immigrants par an! On ne veut pas regarder la réalité en face en prétendant que des populations majoritairement hostiles se réduisent à d’infimes minorités. Pire encore, on en vient à reprocher à une malheureuse jeune fille d’avoir résister à son agresseur! Ségolène Royal incarne parfaitement cette imbécillité ambiante. N’oublions pas qu’elle a néanmoins rassemblé 47% du corps électoral sur ses élucubrations.

En règle générale, le pire survient lorsque la bêtise amorphe se transforme en fureur. A cet égard, les commentaires postés sur les blogs importants qui drainent chaque jour des milliers de visiteurs, expriment une inquiétante radicalisation. Certes, on était habitué aux débordements des gauchistes qui rêvent du grand soir sans même parler des demeurés qui s’en prennent aux francs maçons ou aux Américains. En revanche, la vindicte de la classe moyenne qui découvre sa paupérisation, représente un élément nouveau. Elle exige plus d’Etat afin de compenser l’inexorable baisse de son pouvoir d’achat. Comme l’Etat n’a plus rien à distribuer, elle rejoint objectivement les thèses de l’extrême gauche. En bref, la radicalisation ne concerne pas seulement les minorités visibles ou extrémistes. Elle affecte aussi un nombre croissant de français moyens.

Alors que les médias reflètent une vie politique policée (ouverture et valises obligent), le peuple réel gronde. Cette situation ne surprendra pas ceux qui connaissent nos analyses. Nous avons toujours dit que seule une révolution serait de nature à redresser le pays. Nous avons aussi dit que la moindre réforme entraînerait l’effondrement de tout l’édifice vermoulu, à l’image de l’Union soviétique qui s’est écroulée sur la tête de Gorbatchev lorsqu’il a instauré la glasnost! Nous sommes proches de ce point critique et il ne sert à rien de patienter puisque l’absence de diagnostic pertinent éloigne toute perspective de redressement et condamne le pouvoir à un bricolage permanent.

Pour donner le change, Nicolas Sarkozy pratique une politique d’ouverture, qui rassemble tous ceux qui ont ruiné ce pays depuis trente ans, dans le vain espoir d’opposer un front uni à la colère populaire. Par ailleurs, il se met en scène dans une série télévisée digne de Dallas et prend plaisir à se contempler. C’est un peu comme si Louis Capet avait donné un bal masqué à Versailles pour calmer le peuple qui lui réclamait du pain. Certes, ce spectacle narcissique réjouit les retraités et les octogénaires mais il ne retardera pas le moment de vérité d’autant plus que le temps joue contre le pouvoir avec les conséquences de la crise des subprimes.

En revanche, ce séisme ne bénéficiera pas, au moins dans un premier temps, à ceux qui appellent à de vraies réformes et à une refondation de notre République. Nos compatriotes sont trop désinformés, trop mentalement déséquilibrés pour pouvoir comprendre les tenants et les aboutissements des politiques indispensables. Leur colère désordonnée profitera donc d’abord aux minorités agissantes issues de la mouvance communiste et de l’immigration.

La suite est facile à décrire: je vois une énorme roue rouge se profiler à l’horizon. Les imbéciles la regarderont avec sympathie en croyant y trouver la solution à leurs problèmes de pouvoir d’achat et de paix civile. La roue dévalera ensuite en écrasant tout sur son passage. Des bandes armées comme celles de Villers le Bel, se répandront dans les campagnes en y provoquant une nouvelle grande peur. La France sera confrontée à la sauvagerie rouge et verte.

A ce stade, on peut présumer que les français ainsi soumis à un rude électrochoc sortiront de leur hébétude et suivront les instructions des défenseurs de la République. Un Gouvernement de Salut public sera mis en place avec ou sans Sarkozy. Il faudra reconquérir la France, villages par villages, préfectures par préfectures et le prix à payer sera considérable. En fin de course, ce sursaut républicain rétablira une vie civilisée dans notre pays.

Ce mouvement pendulaire entre la sauvagerie et la civilisation est inhérent à toutes les sociétés puisqu’il plonge ses racines dans le cœur humain: c’est la lutte permanente de la raison contre les instincts illustrée par Platon. Avec la globalisation, les battements du pendule s’accélèrent. Ce qui se passe au Congo pourrait bien advenir demain en France et le glas sonne pour tous. Seule l’alliance des Républicains de conviction et d’autorité, si elle était réalisée dès maintenant, pourrait encore nous épargner le scénario douloureux qui vient d’être décrit.

Je lance cette idée comme une bouteille à la mer. Un ordinateur ne lui donnerait aucune chance. Mais je ne désespère jamais du Bien.

Gérard Pince

vendredi 30 novembre 2007

Sarkozy : bien sur l’essentiel.

Sur l’essentiel, c'est-à-dire sur les émeutes, Nicolas Sarkozy a dit des choses justes. Il a stigmatisé la voyoucratie. Il a clairement établi un lien entre cette dernière et l’immigration. Il a évoqué le meurtre abominable d’Anne-Lorraine. Il a cloué au pilori toutes les arguties misérabilistes, légitimant ainsi la colère des français lucides encerclés par une masse immonde de pétochards.

On peut lui reprocher un certain flou sur les mesures de répression qui s’imposent. Certes, il s’opposera au paiement d’un nouveau tribut à la racaille et ce au grand désespoir des ectoplasmes de la gauche et des médias. En revanche, il aurait du annoncer que les forces de l’ordre feraient désormais feu sur les tireurs en application de la légitime défense. Au passif, déplorons l’assimilation absurde de l’islamophobie au racisme.

Toutefois, ne boudons pas notre plaisir. Tant que le Président ira dans ce sens, nous le soutiendrons dans ce domaine précis, tout en l’incitant à aller plus loin, en accordant ses actes avec ses paroles.

Gérard Pince

samedi 29 septembre 2007

Propositions concrètes pour redresser les Finances publiques de la France en trois ans.

Le premier Ministre a provoqué un choc salutaire en évoquant la faillite de nos finances publiques mais il n’a pas analysé les causes réelles de cette situation et surtout il n’a rien dit des mesures à prendre pour redresser la barque. Essayons donc d’entreprendre ce travail en espérant que nos propositions feront réfléchir les décideurs de ce pays.

La cause majeure de la faillite annoncée réside dans le dérapage des comptes de la protection sociale. Depuis 2000, le PIB en valeur a augmenté de 22% (1). Dans le même temps, le budget général a faiblement progressé tandis que les dépenses des collectivités locales ont augmenté de 28% suite à une décentralisation ruineuse qui a favorisé tous les népotismes. Toutefois, la cause essentielle de nos difficultés se situe au niveau de la protection sociale: en 2005, ces dépenses atteignaient 505 milliards d’euros soit 29,6% du PIB (contre 400 milliards en 2000 et 27,9% du PIB). La protection sociale, qui représente la masse la plus importante des dépenses publiques, a donc augmenté plus vite que le PIB.

Les postes « vieillesse »(178 milliards) et « santé » (222 milliards) ont cru rapidement (26 et 30%) pour des raisons démographiques bien connues et irréversibles (allongement de l’espérance de vie et départs en retraite des « baby boomers »). Il est clair que de telles évolutions sont intenables à terme dans le cadre des régimes existants. Les autres postes (maternité, emploi, logement, exclusion) soit 100 milliards au total correspondent à la distributions d’allocations à des catégories diverses au nom de la « solidarité » (Il s’agit en fait d’une solidarité internationale puisque les migrants du tiers monde avec 10% de la population totale bénéficient de 20% de ce montant. Se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm )

Les médias indiquent que le déficit de la protection sociale atteindrait une dizaine de milliards. En fait, le trou est supérieur à 100 milliards. A l’origine, la protection sociale devait être financée par les cotisations salariales et patronales (C’est d’ailleurs pourquoi sa gestion est toujours paritaire avec les représentants de syndicats et des employeurs). Or, en 2005, les cotisations ne s’élèvent qu’à 345 milliards face à 505 milliards de dépenses, la différence étant couverte par des impôts affectés (CSG, CRDS, Taxe sur le tabac etc.) et par des contributions du budget en compensation d’exonération de cotisations. Les transferts entre budget de l’Etat, budget des collectivités locales et budget social, occultent donc le déficit réel du système.

Pour rétablir l’équilibre, certains prétendent qu’il suffirait de relever le taux des cotisations ou d’augmenter encore les impôts. C’est très exactement ce que le Pouvoir a fait depuis 30 ans avec pour résultats la disparition des classes moyennes, le taux de prélèvement le plus élevé de l’Union européenne et des comptes sociaux toujours aussi dégradés. Taxer davantage entraînerait de nouvelles délocalisations et conduiraient tous les possédants à partir en rangs serrés vers d’autres horizons. Par ailleurs, plus on distribue « d’alloc » et plus on encourage la paresse comme mode de vie. Enfin, n’oublions pas que ce système absurde fonctionne comme une pompe aspirante de l’immigration subie.

La protection sociale est donc la cause principale de nos difficultés économiques et il ne faut pas se tromper de diagnostic. Par exemple, le changement de statut des fonctionnaires ou l’unification du corps des inspecteurs et des receveurs au sein du ministère des finances ne permettraient pas à eux seuls de compenser des dérives qui se chiffrent en dizaines de milliards d’euros et se situent, pour l’essentiel, au niveau de notre trop fameuse «Sécu ».

Au vu de ce diagnostic, nos propositions sont les suivantes:

1-En premier lieu, il convient d’abolir le monopole de la sécurité sociale dans le domaine de la santé en laissant jouer la concurrence avec les assurances privées. Concrètement, le salarié pourra soit rester dans le système actuel, soit en sortir en s’assurant à une compagnie de son choix et obtenir en retour le reversement des cotisations salariales et patronales afférentes à ce poste. Comme on ne peut pas préjuger du libre choix des salariés, il est impossible de calculer l’économie possible mais s’agissant de ceux qui resteront dans le système actuel, il importe que les cotisations équilibrent les dépenses en toutes circonstances moyennant des franchises et des hausses des cotisations. En outre, la CMU sera supprimée, tout migrant ou touriste, hors UE, étant tenu de présenter à l’appui de sa demande de visa, une assurance couvrant tous les risques, y compris ceux de l’hospitalisation ou de la maternité.

2-Le même principe devrait aussi prévaloir pour les retraites. J’ai montré à quel point le système par répartition, pièce maîtresse de la « solidarité », appauvrissait le salarié en lui interdisant toute capacité d’épargne et d’enrichissement (revoir sur ce sujet ma vidéo sur www.freeworldacademy.com/bleue.htm). Toutefois, l’affaire s’avère ici plus complexe puisque les pensions actuelles sont payées en trésorerie par les cotisations des actifs. Si ces derniers avaient la faculté de choisir une retraite par capitalisation, on ne pourrait plus payer les retraites actuelles (220 milliards d’euros) d’où la nécessité de prévoir un système transitoire sur une longue période. Certes, il faudra de toutes manières, plafonner le montant souvent abusif des grosses retraites mais on ne peut pas demander à nos anciens de consentir de lourds sacrifices dans le seul but de distribuer davantage d’allocations aux « jeunes et autres grands frères »! Le règlement du problème posé par l’immigration-invasion représente dans ce domaine un préalable, et je ne prévois donc aucune économie sur ce poste.

3-Suppression immédiate du RMI (7,6 milliards) et des indemnités de chômage (37,7 milliards) et remplacement par une indemnité versée aux personnes acceptant de remplir une mission d'utilité publique. Alors qu’il existe 400.000 emplois non pourvus, nous entretenons à ne rien faire des millions de fumistes, de bras cassés, de bois sans soif, de julots casse croûtes etc. Il est temps de remettre tout ce monde au travail ! Cette action présentera trois avantages: les services publics seront renforcés à moindre coût; tout chômeur recevra comme aujourd'hui une allocation ; seuls les nationaux français en bénéficieront puisque les fonctions publiques leur sont réservées dans le cadre de la législation actuelle. J’évalue l’économie ainsi réalisée à 25 milliards environ.

4-Suppression des allocations familiales et de l’indemnité logement soit au total 60 milliards sur 3 ans avec en compensation un élargissement et un déplafonnement du quotient familial sur l’impôt sur le revenu. En effet, il faut en finir avec l’argent braguette. Il est absurde d’encourager les pauvres ou les immigrées à avoir une nombreuse progéniture, aux frais de la collectivité. En revanche, il est normal d’aider les familles qui peuvent éduquer leurs enfants dans des conditions acceptables.

Ces différentes mesures se traduiront dès 2008 par une économie de 45 milliards, assurant ainsi l’équilibre budgétaire puis, toutes choses restant égales par ailleurs, par des excédents de 20 milliards en 2009 et de 40 milliards en 2010.

On m’objectera que ces mesures vont accroître la pauvreté. Je pense surtout qu’elles inciteront beaucoup de gens qui n’ont rien à faire en France à rentrer dans leurs pays d’origine. Rien n’interdit à ces derniers d’aller constater dans d’autres pays si la soupe y est plus grasse! Il faut aussi en finir avec le misérabilisme ambiant: la grande pauvreté est moins choquante que la grande souffrance qui résulte de l’insuffisance des soins palliatifs par suite du manque de crédits. Au lieu de pleurnicher, les organisations caritatives pourraient retrouver leur rôle initial en gérant des hospices, en mobilisant les dames patronnesses, et en redonnant toute sa place à la charité privée. Il s’agit aussi de restaurer la solidarité familiale qui doit s’exercer notamment à l’égard des personnes âgées.

On m’objectera aussi qu’elles risquent de diminuer la consommation. Certes, la consommation de ceux qui ne produisent rien devrait diminuer mais les allègements de cotisations permettraient à ceux qui travaillent de consommer davantage. Par ailleurs, ces mesures réduiraient les importations, relanceraient l’investissement et la croissance sur des bases saines et profitables aux français. De toutes manières, il est vain de disserter sur la justice, le mal, le bien, ou le keynésianisme: les caisses sont vides; point barre !

Certes, ces mesures vont mécontenter environ 6 millions de personnes mais je crois me souvenir que notre Président a été élu par 21 millions d’électeurs. Il est donc temps de passer aux actes. De toutes manières, nous n’avons plus le choix.

Gérard Pince

(1) Tous les chiffres cités proviennent des tableaux de l’économie française-edition 2007 de l’INSEE.

samedi 22 septembre 2007

Loi sur l’immigration: il faut aller plus loin!

La nouvelle loi votée par l’Assemblée nationale en première lecture, n’inversera pas une situation de plus en plus calamiteuse. Elle brise néanmoins certains tabous et ouvre la voie à des mesures d’une plus grande ampleur.

Une déferlante migratoire s’est abattue sur la France durant l’été. Certains quartiers paisibles sont devenus « ethniques » en l’espace de quelques mois. L’annonce d’un resserrement des conditions d’immigration a en effet provoqué l’arrivée précipitée de nouveaux migrants à la faveur du tourisme estival. Clairement, cet afflux ne vient pas pour travailler mais pour entrer au paradis de notre assistanat mondial. Nous voyons tous ces gens manifester, squatter, hurler, occuper des églises pour obtenir des papiers ou des logements. Je ne connais pas de pays qui toléreraient longtemps de telles scènes de barbarie.

Certes, ce constat relève de simples observations puisque les dernières statistiques disponibles remontent à 2005. Par ailleurs, l’INSEE et l’INED torturent les chiffres afin de minorer les flux migratoires. Les fonctionnaires qui dirigent ces organismes militent pour l’immigration sans limites et bafouent leur devoir de réserve en multipliant les prises de positions publiques. Dans certains cas, ils occupent des responsabilités dans des associations de soutien aux immigrés. En bref, ils défient en permanence la volonté du peuple français.

Avant même d’envisager une nouvelle loi, il aurait donc fallu dissoudre ces organismes et confier leurs missions à des instituts privés. L’établissement d’un registre des populations et le lancement d’un recensement exhaustif auraient ensuite permis de connaître les proportions d’immigrés et d’étrangers dans la population française et de justifier l’urgence des mesures à prendre aux yeux de l’opinion. A noter toutefois que la nouvelle loi autorise le recensement des origines raciales ou ethniques pour la conduite d’études sur la discrimination et l’intégration. Il s’agit d’une innovation importante, au moins sur le plan des idées.

Sur le fond, la nouvelle loi apporte peu de changements par rapport à la situation actuelle. Elle prévoit de soumettre les candidats au regroupement familial à une évaluation de la connaissance de la langue et des valeurs de la République. A en croire les sondages, les français approuvent cette mesure sans se rendre compte qu’elle donne une prime aux maghrébins et aux africains de nos anciennes colonies plus familiarisés avec la langue française que les ukrainiens, les russes ou les géorgiens. Rappelons à ce sujet que les polonais qui ne parlaient pas notre langue se sont pourtant mieux intégrés que les maghrébins qui appartiennent à une culture différente de la nôtre (1).

Le texte adopté prévoit aussi le recours à des tests génétiques déjà en vigueur dans 12 pays européens afin de déjouer les fraudes organisées avec la complicité des autorités locales. Cette mesure stigmatisée par la gauche risque fort d’être annulée par le Conseil constitutionnel au nom de la loi bioéthique. Par ailleurs, la loi impose un plafond de ressources calculé sur un SMIC réel et hors allocations. Enfin, le délai de recours en cas de rejet d’une demande d’asile se trouve réduit d’un mois à 15 jours.

Ces mesures paraissent homéopathiques mais les textes et les traités qui régissent le regroupement familial limitent les possibilités d’action du Gouvernement. La constitution française acte le droit de mener une vie familiale normale (alinéa 10 du préambule de la constitution de 1946 repris par celle de 1958). L’application de ce principe aux immigrés a été confirmée par le Conseil Constitutionnel en 1993 et renforcée par une directive du Conseil européen de septembre 1993

La loi représente néanmoins un progrès et brise certains tabous. En effet, si ces mesures étaient superflues, elles ne susciteraient pas une telle fureur parmi les psychopathes qui considèrent que toute politique migratoire est assimilable au nazisme. En fait, en s’ajoutant à celles qui existent déjà, cette loi hérisse de nouveaux barrages de paperasseries contre l’immigration (2). On pourrait d’ailleurs augmenter encore cet empilement administratif en dessaisissant nos consulats de l’instruction des dossiers et en centralisant les demandes de visa à Nantes, sans pour autant augmenter le nombre de fonctionnaires affectés à ce centre. Faisons confiance à notre administration pour décourager les demandeurs en multipliant à l’infini les écluses procédurières.

Par ailleurs, le Président de la République a évoqué l’instauration future de quota par professions et par continents dans un sens conforme aux critères culturels évoqués plus haut. On voit bien l’idée directrice: il s’agit de limiter l’immigration subie en provenance d’Afrique au profit d’une immigration du travail issue d’autres continents. On peut certes s’interroger sur la nécessité d’une immigration choisie dans un pays qui compte 2 millions de chômeurs mais de nombreux emplois restent non pourvus. Dans l’attente d’une refonte de l’Etat providence qui permettrait d’alléger le recours à l’immigration, la mesure la plus simple consisterait à ouvrir notre marché du travail aux pays de l’Est, membres de l’Union européenne, afin d’accueillir des personnes ne présentant pas de difficultés majeures.

Nous sommes encore loin de nos propositions qui portent sur le rapatriement des étrangers en surnombre et surtout l’interdiction de toute immigration et tourisme en provenance des pays contaminés par l’Islamisme. Attirons néanmoins l’attention de Brice Hortefeux sur des mesures qu’il pourrait introduire dans les prochaines lois concernant l’immigration (en 2008 par exemple, puis en 2009 et ainsi de suite).

La première porte sur la criminalisation de l’immigration illégale et des associations qui en sont complices. A l’évidence, commençons par supprimer toutes les aides publiques à ces organisations caritatives qui bafouent les lois de la République (3). La seconde concerne le non renouvellement des cartes de séjours pour les étrangers au chômage. Ces personnes et leurs familles qui vivent de l’assistanat, devraient retourner dans leur patrie. En effet, aucun texte, ni aucun traité, n’interdit à un Etat de renvoyer les étrangers dans leur pays d’origine. Il existe d'ailleurs des précédents: face a la crise économique, 130.000 polonais ont été rapatriés entre 1931 et 1936 par le Gouvernement de la troisième République.

Enfin, au lieu de disserter sur l’équité ou la compassion, le Gouvernement doit veiller à ce que l’immigration ne compromette ni notre sécurité (C’est tout le problème de l’Islamisme), ni nos finances publiques. Je rappelle que notre étude, montre que le déficit causé par l’immigration des pays tiers s’est élevé à 48 milliards en 2004 soit 80% du déficit global de 60 milliards (4).

En définitive, le projet de loi actuel illustre toute l’ambiguïté du gouvernement: les discours et les intentions vont dans le bon sens mais les mesures énergiques ne sont pas au rendez vous.

Gérard Pince

(1) Se reporter dans le cas de l’école au livre : « 10 + 1 questions à Claude Allègre sur l’école ».
(2) la dernière loi date de 2006. On vote en moyenne tous les deux ans une nouvelle loi sur l’immigration !
(3) Se reporter à notre article du 27 Août.
(4) Se reporter à
www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm

mardi 4 septembre 2007

Résistance à l’islamisation: pourquoi sommes nous stigmatisés?

La résistance à l’islamisation se heurte à une opposition puissante et multiforme (1). Face à une telle offensive qui émane de la gauche comme de la droite, il faut s’efforcer de comprendre. Avec l’article consacré au naufrage d’une génération, j’ai essayé d’explorer une piste. J’en ouvre ici une seconde d’ailleurs complémentaire de la première puisqu’elle illustre de nouveau la crise de la raison contemporaine.

Depuis la deuxième guerre mondiale, l’Europe est traumatisée par l’extermination de six millions de personnes, au nom de prétextes raciaux et religieux tous aussi absurdes qu’imaginaires. Cette extermination ayant été précédée par des campagnes de haine, les élites européennes croient aujourd’hui bien faire en stigmatisant toute critique de l’Islamisme (2). Telle est, je pense, la raison essentielle de l’ostracisme que nous subissons. Nous devons donc répondre à la question suivante: peut on établir une comparaison entre les campagnes antisémites qui ont conduit à la Shoah et la résistance à l’islamisation de l’Europe?

Les causes lointaines de l’antisémitisme sont d’abord de nature religieuses et reposent sur le mythe du peuple déicide. Dans notre cas, la critique de l’Islamisme ignore au contraire les notions religieuses et s’efforce toujours de remonter du théologique vers le rationnel (3). Par exemple, notre hostilité au voile repose sur deux notions positives: d’une part, le souci de l’égalité des sexes et d’autre part l’assimilation du voile à l’intégrisme qui soutient le terrorisme islamique. De même, la lutte contre la sharia n’obéit pas à des considérations religieuses: Nous sommes contre la sharia parce qu’elle nie les droits de l’homme les plus élémentaires. Alors que l’antisémitisme s’appuie sur la supériorité d’une religion sur une autre, la résistance à l’Islamisme se fonde sur la défense des droits de l’homme. Voila une première différence fondamentale !

L’autre cause lointaine de l’antisémitisme relève de l’économique. En raison de leur exclusion de certains métiers par les monarchies chrétiennes, les juifs ont été cantonnés dans l’artisanat et le commerce. Bien qu’une majorité ait toujours vécu dans la pauvreté, cette spécialisation involontaire a entraîné la création d’une classe aisée suscitant la jalousie. Peu à peu l’antisémitisme s’est ainsi couplé à l’anticapitalisme pour former le « socialisme des imbéciles ». A l’évidence, cette dimension économique est absente de la résistance à l’Islamisme. Il s’agit donc d’une seconde différence notable.

Lorsqu’on en arrive aux causes immédiates, les différences s’avèrent décisives. En effet, avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir, le racisme biologique allait transformer les haines anciennes en fureur homicide. Or, nous mettons au défi quiconque de trouver ne serait ce que l’ombre d’un tel racisme dans les campagnes contre l’islamisation. Nul n’a jamais prétendu que les islamistes formaient une race à part! Cela signifie que la pièce essentielle de la comparaison est manquante.

Il est donc absurde de comparer l’antisémitisme à la résistance à l’islamisation de l’Europe. En revanche, l’Islamisme et l’antisémitisme se ressemblent comme des jumeaux. Tous deux s’alimentent aux mêmes phantasmes religieux et échappent à l’ordre de la raison. Tous deux, s’inspirent aussi du même discours anticapitaliste fondé sur l’idée que les juifs (ou les ploutocrates) domineraient le monde. Certes, l’Islamisme ne se réclame pas du racisme biologique. Outrepassant ce détour inutile, il recommande l’extermination de tous les juifs, à commencer par Israël.

Combattre l’Islamisme, c’est donc se ranger dans le même camp que ceux qui luttèrent contre le nazisme et l’antisémitisme. En revanche, stigmatiser la résistance revient à conforter les néo nazis qui préparent un nouvel holocauste. D’une manière générale, les intellectuels qui nous attaquent au nom d’un discours humaniste participent à une entreprise d’asservissement. En mettant en scène un parallélisme erroné, ils illustrent les tribulations de leur propre raison qui se retourne contre ses défenseurs au profit de ses pires ennemis. Beau sujet de réflexion pour les historiens qui analyseront les causes de notre décadence!

Voila ce qu’il fallait démontrer même si la place manque pour introduire toutes les nuances qu’un sujet aussi sensible exigerait.

Gérard Pince

(1) Citons trois exemples parmi d'autres: Un article du journal "The Guardian" indique que l'islamophobie est aussi inacceptable que le racisme. Dans le même temps, 219 parlementaires européens étudient les moyens de lutter contre l’islamophobie en Europe. Enfin, le maire de Bruxelles interdit notre manifestation pacifiste au motif qu’elle inciterait à la discrimination et à la haine.
(2) On n’aurait plus le droit de critiquer les religions parce qu’on risquerait ainsi de discriminer leurs pratiquants. Cette interprétation restrictive de la liberté, d’ailleurs soutenue par les autres religions, représente un grave recul de l’esprit des lumières. Aujourd’hui, Voltaire serait diabolisé par nos bien pensants.
(3) Certes, on retrouve cette dimension religieuse dans certaines analyses consacrées aux sourates du Coran. Elles ne sont pas pertinentes en dehors de leur sphère théologique. La pensée politique doit toujours s’élever au rationnel et à ce qui existe ici et maintenant afin de porter un jugement sur le réel et non sur les mythes.

dimanche 2 septembre 2007

Turbulences financières : la victoire des Banques centrales

L’échéance de la fin août étant passée, la crise financière est à présent moins menaçante. Même s’ils restent encore nerveux, les marchés boursiers semblent rassurés par les interventions des Banques centrales qui se sont poursuivies tout au long de la semaine écoulée. Le Président Bush est à nouveau monté au créneau pour confirmer la solidité de l’économie américaine. La FED a réaffirmé sa volonté de fournir toutes les liquidités nécessaires. Enfin, la BCE cédant aux pressions, pourrait assouplir sa position sur les taux (ce qui serait d’ailleurs à notre avis une erreur). Nous ne sommes pas encore à l’abri de mauvaises surprises mais les probabilités penchent désormais dans le sens d’une normalisation progressive de la situation.

La réaction des deux principales Banques centrales s’est avérée décisive. Elles étaient déjà intervenues après les crises boursières d'octobre 1987 et de 2001, mais à notre connaissance, c’est la première fois que leur action se prolonge ainsi pendant plusieurs semaines. L’injection monétaire pour éponger des pertes risque pourtant de se traduire par des troubles sur le marché des changes ou par la relance de l’inflation. En fait, on escompte sans doute un accroissement des importations de produits chinois et indiens à bas prix pour contrebalancer l’effet inflationniste des masses d’argent qui viennent d’être déversées. L’avenir dira quelles en seront les conséquences au niveau de l’économie réelle.

Plusieurs leçons se dégagent : en premier lieu, on ne peut pas dire avec les socialistes ou les alter mondialistes, que les marchés manquent d’instruments de régulation. Nous sommes loin du temps ou au plus fort de la crise de 1930, le Président américain laissait faire les marchés en attendant « la reprise qui était au coin de la rue ». Bien loin d’être anarchique, le système des banques centrales s’est révélé réactif, organisé et hiérarchisé. Certains libéraux dogmatiques s’en désolent: fallait-il donc laisser une crise systémique entraîner les unes après les autres, les banques et leurs déposants dans la faillite?

En revanche, les banques et les spéculateurs qui ont pris des risques excessifs ne sont pas sanctionnés par le marché. On a sauvé tout le monde: les bons, les brutes et les truands! Le risque étant ainsi minoré, il faut s’attendre, selon certains, à de nouvelles bulles spéculatives. Reconnaissons toutefois que l’extension de la globalisation rend caduque nos analyses héritées du passé.

Gérard Pince

mercredi 29 août 2007

Du nouveau et du bon en politique étrangère.

A quoi sert le quai d’Orsay? A rien répondent les mauvaises langues. La réunion des 180 ambassadeurs que nous entretenons aux quatre coins du monde aura au moins permis de mieux connaître les intentions de Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère.

Ces nouvelles orientations vont dans le bon sens et marquent une nette inflexion, voire même une rupture, par rapport au Gaullisme et au désastreux tandem Chirac-Villepin. La France réintègre le camp occidental et n’entend plus faire cavalier seul ou jouer la mouche du coche. En particulier, la défense européenne n’est plus conçue comme un moyen de remplacer l’OTAN et d’affaiblir le lien transatlantique mais comme le complément d’une alliance plus indispensable que jamais. L’atlantiste que je suis ne peut que se réjouir d’une telle novation.

Nicolas Sarkozy affiche clairement son soutien à Israël et la position française concernant l’Iran est clarifiée avec pour la première fois une évocation de l’option militaire. Par ailleurs, la coopération totale entre les services de sécurité est réaffirmée.

En ce qui concerne la Turquie, le Président a déclaré: « les négociations se poursuivront à condition que les chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles des relations UE-Turquie : soit l’adhésion, soit l’association. La seconde formule est celle que j’ai prônée pendant toute ma campagne électorale. Je n’ai pas changé d’avis ».

Contrairement à ce que disent certains qui soit ne savent pas lire, soit ne comprennent pas ce qu’ils lisent, la position du président n’a pas changé sur le fond. Il essaye simplement de gagner du temps afin de rallier d’autres pays et notamment l’Allemagne à sa position (1).

J’en profite pour adresser une supplique au politburo de la Commission Européenne: En voulant imposer la Turquie, vous êtes en train de détruire le projet européen. Bien qu’étant un fédéraliste de la première heure, je choisirai toujours « pas d’Europe du tout » plutôt qu’une Europe islamisée. La majorité des militants du Mouvement Européen lancé par Churchill partage certainement cette résolution.

Gérard Pince

(1) On disait autrefois que les communistes n’étaient pas à gauche mais à l’Est. De même, lorsque Jean-Marie Le Pen traite Sarkozy de sioniste et d’atlantiste, il n’est plus en Occident mais ailleurs.

lundi 27 août 2007

Immigration : complément au projet de loi

Je souhaite compléter l’article du 7 août dernier pour tenir compte des observations de nos amis.

En premier lieu, un certain nombre d’emplois ne sont pas pourvus. C’est notamment le cas dans le bâtiment ou 200.000 offres d’emplois ne trouvent pas preneurs alors que les conditions de rémunérations y sont souvent meilleures que dans d’autres secteurs. Sachant que nous comptons plus de 2 millions de chômeurs, pourquoi doit-on employer des étrangers difficilement intégrables alors que tant de français ne font rien? Cette question d’un ami lecteur renvoie à notre système global d’assistanat.

Il conviendrait sans nul doute de durcir, comme en Allemagne, les conditions d’indemnisation du chômage et de revoir le RMI et les autres allocations du même type qui représentent autant d’incitations à l’oisiveté. Je rappelle que les propositions de la Révolution bleue prévoient la suppression de ces aides et leur remplacement par une indemnité forfaitaire versée en contrepartie d’une mission d’utilité publique. Ce transfert présenterait l’avantage de bénéficier aux seuls nationaux français puisque la législation actuelle leur réserve les missions publiques. Je rappelle aussi à l’usage des gauchistes la citation suivante de Lénine: " Celui qui ne travaille point, ne mange point. Dans cette vérité simple, évidente, limpide, se trouve la base du socialisme, la source inépuisable de sa force, le gage inextinguible de sa victoire finale " (1)

Par ailleurs, puisqu’il s’avère nécessaire de recruter des compétences à l’étranger, la mesure la plus simple consisterait à ouvrir notre marché du travail aux pays de l’Est, à l’image du Royaume unie, afin d’accueillir une immigration ne présentant pas de difficultés d’intégration majeures.

S’agissant de l’immigration illégale, plusieurs lecteurs font observer qu’il faudrait aussi pénaliser les réseaux de soutien aux immigrés en situation irrégulière. Notre proposition initiale reposait sur le vote d’une loi s’énonçant comme suit « Tout étranger séjournant illégalement sur le territoire français commet un crime passible de 5 à 10 années de prison et du double en cas de récidive ». Selon ces lecteurs, il faudrait la compléter par un second article du code pénal: « Toute personne qui, soit d’une manière isolée soit en association, apporte son soutien à des immigrés illégaux commet un crime passible de la même peine que le contrevenant principal»

Je suis, sur le principe, favorable à un tel ajout. En effet, les mafias vicieuses font entrer les étrangers et les mafias vertueuses (les organisations caritatives) les aident à se maintenir en France. On condamne les premières pour mieux se pâmer d'admiration devant les secondes. Il s'agit en fait d'une seule et même filière et la première composante ne fonctionnerait pas sans la seconde. Cela étant, il faut savoir que ces organisations caritatives dépendent pour l’essentiel des églises et que des mesures aussi radicales seraient jugées ignobles, nauséabondes et racistes. On connait la musique!

Dans l’immédiat, M. Brice Hortefeux (ou mieux encore le Président lui-même) pourrait convoquer une conférence de l’épiscopat et des Pasteurs pour leur préciser que leurs églises ne sont pas au dessus des lois et pour enjoindre aux associations qui en dépendent de cesser leurs agissements contraires à l’ordre public. A l’évidence, la première mesure à prendre résiderait dans la suppression de toutes les aides publiques à ces associations qui bafouent quotidiennement les lois de la République.

Gérard Pince

(1) Lettre de Lénine parue dans la Pravda du 24 mai 1918.

vendredi 24 août 2007

Démantèlement de l’éducation nationale : propositions concrètes.

On ne reviendra pas sur le naufrage de l’éducation nationale. Le présent article s’attache à explorer des pistes permettant d’envisager son démantèlement complet à terme.

En premier lieu, il faut moderniser l’éducation. En effet, lorsqu’on considère l’ensemble des activités humaines, on s’aperçoit que l’éducation est la seule à ne pas avoir bénéficié des fantastiques progrès techniques enregistrés depuis le 18eme siècle. On enseigne et on apprend aujourd’hui comme au temps de Socrate: les élèves doivent se réunir dans un lieu et à un moment précis pour écouter une personne qui parle! Nous avons donc besoin en France comme ailleurs d’une révolution en matière d’éducation avec un recours à toutes les techniques offerte par les sciences de la communication (Internet, Visio conférence etc.) et par les sciences cognitives (Comment transmettre le savoir, comment l’assimiler plus vite grâce aux méthodes d’hyper learning, comment mémoriser, comment savoir faire et comment se comporter). En outre, comme tous les systèmes archaïques et préindustriels, notre éducation supporte des coûts prohibitifs (Bâtiments coûteux, corps pléthorique d’éducateurs etc.)(1)

Cette modernisation exige l’intervention d’entreprises capitalistes centrées sur l’enseignement et de même nature que celles qui se consacrent aux relations humaines ou à la réalisation de logiciels. L’offre éducative en France ne comporte pas encore ce type d’entreprises. Elle comprend en effet un secteur néo marxiste (le soit disant secteur public) et un secteur confessionnel sous contrat (le soit disant secteur privé) (2). Ces deux secteurs, héritage de la guerre scolaire, sont financés par l’état, et ne bénéficient pas de liberté réelle en matière pédagogique. Il existe aussi quelques écoles « indépendantes » ne recevant aucune aide de l'Etat mais leur contenu éducatif reste contrôlé par les corps d'inspection de l'Éducation nationale !

Ces trois secteurs (public, sous contrat et indépendants) correspondent objectivement à un mode de production du savoir de type artisanal, alors que nous avons besoin d’un type de production très capitaliste avec des entreprises de la taille de Google, de Nissan ou de Mac donald. Il convient donc en premier lieu de supprimer toutes les restrictions administratives (3) et surtout pédagogiques afin de permettre à de telles entreprises d’entrer sur le marché, de révolutionner l’offre éducative et d’innover en inventant de nouveaux produits ou de nouvelles méthodes.

Cela étant, indépendamment de ces restrictions, ces entreprises ne pourront pas entrer sur le marché tant que la demande solvable des clients restera accaparée par les secteurs subventionnés (public ou sous contrat)

Pour créer ce marché, il faut s’appuyer sur le chèque éducation. Rappelons son principe de base: le budget de l’éducation nationale est divisé en autant de parts qu’il y’a d’enfants scolarisables. Chaque famille reçoit pour chaque enfant un chèque correspondant à une part et le remet à l’établissement de son choix. Par exemple, sachant que le budget de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur s’élève à 80 milliards d’euros et qu’on compte 15.000.000 de scolarisables (de la maternelle jusqu’au doctorat), la part s’élève à 5300 Euros. Une famille de deux enfants recevrait donc 10.600 euros par an pour financer leur éducation. (4).

Certains proposent d’appliquer ce système d’une manière universelle aux trois secteurs (public, sous contrat et indépendants). On susciterait ainsi une concurrence salutaire entre les différentes composantes mais on ne règlerait pas le problème de fond qui ne se réduit pas au libre choix des parents mais au contenu réel de l’offre éducative. Par ailleurs, tous les chèques iraient vers les meilleurs établissements avec des risques de queues et de file d’attente. Enfin, supposez qu’on dise soudain aux parents « Tenez, voila votre argent et débrouillez vous pour trouver des places pour vos enfants ». Vous pouvez imaginer l’angoisse qui saisirait alors beaucoup de mères de familles dans un domaine qui touche au coeur de la vie quotidienne des français.

A notre avis, on doit donc réserver le chèque éducation aux seules familles plaçant leurs enfants dans les entreprises réellement privées. Une demande solvable apparaîtra ainsi et représentera un marché porteur pour une offre éducative moderne, seule susceptible d’apporter des réponses innovantes aux problèmes actuels. J’ajoute que cette réforme ne provoquera aucun traumatisme majeur pour les parents puisqu’elle se réalisera d’une manière progressive, pragmatique et prudente : pour des raisons évidentes, les entreprises privées ne se créeront pas toutes du jour au lendemain. De son coté, la demande (c'est-à-dire les parents retirant un chèque éducation) se développera aussi d’une manière progressive.

La mise en place de cette réforme entraînera le dépérissement de l’éducation nationale. Au fur et à mesure que le marché privé s’accroîtra, le secteur subventionné tant public que sous contrat sera réduit avec le non remplacement des départs à la retraite et la fermeture de classes ou d’établissements. On s’abstiendra aussi d’engager des réformes dans ce secteur sachant que cela se traduit toujours par des coûts supplémentaires pour une efficacité nulle, le système étant fondamentalement irréformable.

A l’horizon de 20 ans, le budget de l’éducation nationale sera entièrement consacré aux chèques éducation et comme il est absurde de prélever de l’argent pour le reverser ensuite, cette situation se traduira à terme par la suppression de la dépense publique d’éducation et la réduction des impôts correspondants. On aboutira ainsi à une privatisation intégrale du système

Au bout du compte, on en aura enfin terminé avec notre fabrique à crétins et la jeunesse française entrera enfin de pleins pieds dans le vingt et unième siècle. Ce ne sera pas trop tôt !

Gerard Pince

(1) Pour ceux qui s’intéressent à ce sujet, se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/globalglobal.htm
(2) Je caricature: Il existe des enseignants non marxistes dans le public et les écoles sous contrat ne sont pas toutes confessionnelles !
(3) Il convient notamment de remplacer le contrôle de l’éducation nationale par un système de « benchmarking » organisé par le secteur privé. Toute activité implique en effet des contrôles: On vérifie qu’un fabriquant de yaourt vend bien un produit correspondant à du yaourt. De même, une firme qui produit de l’éducation doit vendre un produit conforme à un savoir. Il faut donc des contrôles pour éviter qu’on enseigne le culte de l’oignon, l’adoration du prophète et toutes les autres superstitions que je vous laisse le soin d’imaginer.
(4) Le montant de la part doit évidemment se calculer en fonction du niveau d’éducation (primaire, secondaire, universitaire). A noter qu’une part de 5.300 euros donne un budget de
106.000 euros pour une classe de 20 élèves. Compte tenu des économies réalisées grâce aux technologies nouvelles, ce budget n’est pas négligeable. Le système s’applique déjà partiellement dans un certain nombre de pays Chili, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas, Hong Kong, États-Unis.

dimanche 19 août 2007

Turbulences financières : le temps des polémiques

Les solutions apportées à une crise financière ne sont jamais politiquement neutres. Par delà leur aspect technique, elles avantagent ou pénalisent certaines catégories sociales. Il faut donc analyser la crise sous cet angle pour savoir comment défendre vos intérêts.

Je passe brièvement sur les arguties idéologiques. Pour les socialistes, la crise révèlerait les vices de la mondialisation libérale. En fait, le capitalisme passe par des cycles d’expansion ou de dépression avec au bout du compte un solde positif tandis que l’économie socialiste n’enregistre qu’un seul cycle conduisant à un appauvrissement inexorable. De leur coté, des libéraux dogmatiques prétendent que la crise aurait pour origine des réglementations étatiques en Californie. Tous les experts lucides savaient pourtant bien que la mondialisation recélait des boites noires susceptibles de jouer des tours pendables à l’ensemble du système (se reporter à l’article du 28 Juillet)

La première polémique porte sur l’intervention des banques centrales. Leur action massive, en rassurant les marchés et en empêchant un krach, a permis aux gros investisseurs de vendre à temps en limitant leurs pertes (1). En revanche, les petits actionnaires, à leur retour de vacances, risquent d’assister à un grand plongeon des actions. On leur dira que les bourses vont remonter, en se gardant de rappeler que ce n’est qu’en 1950, que les actions en dollars constants ont retrouvé leur niveau de 1929. On leur dira aussi que la bourse reste le meilleur investissement, en oubliant de préciser qu’à long terme nous serons tous morts, comme le disait fort justement Keynes.

La seconde polémique concerne le taux de la BCE. La masse monétaire (M3) ayant déjà cru à un rythme supérieur à celui du PIB dans la zone euro au cours des mois précédents la crise, les injections massives de la BCE (200 milliards d’euros soit 2,5% du PIB de la zone euro) ont donc renforcé cette tendance. Nous avions déjà signalé une inflation par les coûts (se reporter à l’article du 3 août). L’excès de liquidité injecté pourrait se traduire par une inflation par la demande. Afin de faire refluer ces pressions inflationnistes, la BCE devrait donc augmenter son taux directeur. De leur coté, nos élites réclament sa baisse afin de refinancer la dette publique à moindre coût. Si la BCE cédait à ces pressions, elle irait à contre courant de sa politique et susciterait la défiance des cambistes internationaux. Il en résulterait une relance de l’inflation, une chute rapide de l’euro et un risque d’implosion à plus ou moins long terme.

Vous mesurez l’enjeu politique de cette affaire: ou bien poursuivre la fuite en avant, laisser libre cours à la spéculation, se satisfaire du spectacle de voyous paradant sur des yachts ou s’aspergeant de champagne sur les plages de St Trop; ou bien défendre notre pouvoir d’achat, nos épargnes et nos retraites, en assainissant les finances publiques et les politiques de facilité qui sont à la source de cette crise.

J’espère, sans trop y croire, que les marchés vont se stabiliser. On saura très vite si la crise est derrière nous ou bien si elle risque de croître et d’embellir! Pour le moment, méfiez vous de tous les conseils et notamment de ceux des banques. Dites vous bien que si leurs employés étaient aussi infaillibles qu’ils le prétendent, ils auraient déjà fait fortune et ne seraient pas derrière un guichet (3).

Gérard Pince

(1) Je ne m’attendais pas à ce que la BCE intervienne aussi vite et aussi fort d’autant plus que nous n’avons pas connu jusqu’à présent un véritable krach (10 à 20% de chute des indices en une seule séance) Il faut donc croire que la crise de liquidité des banques était beaucoup plus importante qu’on ne pouvait le soupçonner de l’extérieur.
(2) À l’inverse, la masse monétaire américaine est restée en cohérence avec le PIB US ce qui a permis à la FED d’abaisser son taux. On connaît les causes de cette distorsion entre les deux zones: le poids des systèmes sociaux européens nourrit une demande sans contrepartie productive qui pousse la masse monétaire à la hausse.
(3) Le même avis s’applique à la presse financière. Vous pensez bien que si les journalistes avaient de vrais « tuyaux », ils ne gagneraient pas leur vie en gribouillant du papier.

vendredi 17 août 2007

Le naufrage d’une génération

J’ignore si vous éprouvez le même sentiment mais j’ai de plus en plus l’impression d’être cerné par des crétins. En effet, nos contemporains détruisent l’héritage millénaire de notre nation et livrent, sans aucune résistance, le pays aux envahisseurs. Ils lèguent à leurs héritiers une croissance anémiée, une dette publique colossale et un pays en cours d’islamisation.

Je pense que la cause de cette catastrophe est d’ordre générationnel. Nous avons pris l’habitude d’imputer tous nos malheurs aux élites mais ce type d’explication rencontre des limites: les hommes politiques sont élus, les médias reflètent l’opinion publique plus qu’ils ne la fabriquent et l’esprit de décadence transcende tous les clivages politiques (1). En revanche, le rôle de l’éducation semble déterminant. Selon certains spécialistes, la méthode globale, en privilégiant l’image, développerait surtout l’hémisphère droit du cerveau, siège des émotions, au détriment du gauche dévolu à la raison et à l’abstraction. Suite à ce formatage précoce, les jeunes gens ne parviendraient plus à raisonner correctement, ce qui expliquerait les traits saillants du discours dominant: primauté absolue de l’émotionnel et de l’angélisme; présentation d’images et de postures compassionnelles; stigmatisation de toute légitime défense, le seul comportement correct consistant à tendre l’autre joue; neutralisation de l’instinct de survie par des tendances masochistes inclinant à une culpabilisation perpétuelle (2).

En bref, on se trouverait en présence d’une génération comportant une forte proportion de personnes déficientes. Cet élément pourrait expliquer l’importance des dérapages constatés. Par exemple, notre faible croissance résulte sans doute du manque de réformes mais aussi de raisons plus profondes: les chefs d’entreprise ne savent plus commander, les cadres veulent se reposer, les employés font semblant de travailler tandis que les banques incitent les épargnants à la débauche financière. Nous assistons au développement d’une nouvelle économie, le « Postalisme » qui consiste à retirer le mandat des alloc à la poste et à rejoindre les copains au bistrot pour regarder le match de rugby! Sur le plan politique et social, c’est encore pire: les évêques catholiques demandent à leurs fidèles de prier Allah, les universitaires raisonnent de travers (3), les philosophes prêchent l’immoralité, les enseignants désinforment leurs élèves, les jugesses et autres procureures libèrent à tour de bras les pédophiles. Cette régression intellectuelle et morale se manifeste évidemment par la tiers-mondisation du pays, la seconde n’étant que la conséquence logique de la première (4).

Que faire ? Dans une famille, on ne laisse pas un héritier débile dilapider le capital accumulé par les générations précédentes. On réunit un conseil et le malade est aussitôt placé sous tutelle. Au niveau d’une nation, la solution semble moins évidente. Toutefois, à défaut de placer quelqu’un sous tutelle, on peut au moins lui couper les vivres! Or il se trouve que notre génération, celle des anciens, détient d’une manière ou d’une autre, la majorité de l’épargne dans ce pays. Il nous suffit donc de serrer les cordons de notre bourse pour entraîner l’arrêt complet du système et imposer aux irresponsables les réformes nécessaires. J’ai déjà esquissé cette piste à l’occasion de l’article consacré au pouvoir d’achat. La crise mondiale qui nous guette en renforce la crédibilité. Nous en reparlerons à la rentrée !

Gérard Pince

(1) Somme toute, c’est bien un libéral et non un gauchiste qui a inventé l’expression ahurissante des « chances pour la France »!
(2) Il existe heureusement des jeunes raisonnant normalement mais ils sont minoritaires. Ils le sont d’autant plus qu’un nombre croissant choisit de s’expatrier !
(3) Se reporter à :
www.freeworldacademy.com/globalleader/agendacont.htm
(4) La gendarmerie, la police et les sapeurs pompiers représentent les seuls éléments encore sains d’une société complètement décomposée. C’est pourquoi j’évite de critiquer d’une manière indifférenciée les fonctionnaires (les sondages montrent qu’une majorité de français sait faire la part entre ceux qui ponctionnent et ceux qui sont sans cesse sur la brèche).

mercredi 15 août 2007

Turbulences financières : acte 2

Les causes et les effets possibles de la crise actuelle ont été analysés par l’article du 5 août. Quels sont les éléments nouveaux intervenus depuis lors ?

En premier lieu, les Banques Centrales ont injecté en quelques jours, des sommes colossales afin de rétablir la liquidité du marché interbancaire. Il est beaucoup trop tôt pour évaluer l’incidence d’une telle injection (relance de l’inflation ou compensation d’une dépression). La BCE ayant été la plus active, on observe dès à présent un léger tassement de l’euro par rapport au dollar. (1)

En dépit de cette intervention, les résultats restent contrastés. Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles et la confiance ne parvient pas à se rétablir. Par ailleurs, les Banques Centrales ne pourront pas continuer indéfiniment à injecter des liquidités sans prendre le risque de créer de nouveaux déséquilibres.

En second lieu, le prix du pétrole a baissé de 10% en une semaine. Dans le sillage du pétrole, tous les métaux, à l’exception de l’or, sont aussi en recul. J’attire votre attention sur ce fait qui n’a pas été souligné par les commentateurs et qui donne pourtant un double signal: d’une part, les traders diminuent leurs achats de pétrole dans la perspective d’un ralentissement de la croissance mondiale. La crise financière serait donc bien en train de contaminer l’économie réelle. D’autre part, cette baisse risque de mettre en difficulté les hedge funds qui représentent un risque d’insolvabilité plus important que les crédits immobiliers. (2)

L’échéance de fin août risque de s’avérer décisive avec le dénouement de nombreux contrats à terme. Soit les marchés se stabiliseront, soit ils plongeront pour de bon.

Gérard Pince

(1) 300 milliards d’euros dont 200 en net ont été injectés (Environ 150 par la seule BCE). Cette expérience démontre « in vivo » que les marchés ne s’autorégulent pas toujours, contrairement à ce que prétendent les théoriciens libéraux.
(2) L’activité des hedge funds consiste à « parier » sur l’évolution future de différents indices économiques : taux de changes, taux d’intérêts, indices synthétiques des bourses, cours des matières premières. On peut dire en simplifiant que cette activité se traduit soit par un effet de levier (gagner beaucoup en misant peu) soit par un effet de massue (se ruiner en cas de pari perdu). Malheureusement, les banques ont financé cette spéculation: encours estimé à 1600 milliards de dollars !

(3) je publie ici ma réponse à une question posée hors blog: Les interventions des banques centrales prennent toujours la forme de prêts aux banques primaires, gagés par les créances de ces dernières. L'échéance varie en fonction de celle de la créance sous jacente: trois mois pour une traite commerciale ( réescompte classique) , plusieurs années calées sur l'amortissements pour les prêts à moyen ou long terme consentis par les banques primaires à leurs clients. Dans le cas qui nous intéresse, les prêts des banques centrales ont été consentis pour des échéances très courtes ( 2 ou 3 jours) mais renouvelables. Par exemple la banque centrale me prête 200 à deux jours; à échéance je lui rembourse les 200 mais j'emprunte à nouveau 180 et ainsi de suite. C'est pourquoi j'ai parlé du net injecté par opposition aux flux bruts. En principe les créances en garantie sont toujours de premier ordre car sinon, la banque centrale émettrait de la monnaie de mauvaise qualité. Toute cette liquidité ne devrait pas , à mon avis, refluer rapidement bien que M3 ait cru plus vite que le PIB au cours des derniers mois dans la zone euro, ce qui devrait logiquement plaider en faveur d'un prochain relèvement des taux de la BCE. S'agissant de l'échéance d'août, je vise surtout le dénouement des "futures" sur les matières premières qui pourrait prendre à revers les opérateurs (hedge funds)
Un mot enfin pour expliquer l'origine de la monnaie de la banque centrale. Il faut savoir qu'on imprime en permanence des billets qui sont remis périodiquement à la banque centrale. Par convention, ces billets entreposés dans les réserves sont considérés comme de simples vignettes tant qu'ils n'entrent pas dans le circuit de l'émission. Les vignettes deviennent des billets de banque à l'occasion des deux opérations suivantes:
1-Chaque jour, les banques retournent à la banque centrale des billets usagés qui sont détruits et remplacés par des billets neufs ( les vignettes!). Il ne s'agit pas ici d'une création monétaire puisque le nombre de billets détruits est égal au nombre de billets neufs émis. C'est pourquoi vous avez toujours des billets neufs dans les distributeurs (C'est aussi pourquoi il est vain de rayer la Turquie sur les billets de cinq euros puisque ceux ci, étant détériorés, sont aussitôt remplacés par des neufs)
2-les banque peuvent aussi solliciter des prêts de la banque centrale en échange d'actifs. Il s'agit alors d'une création monétaire puisque la monnaie prêtée s'ajoute à la masse monétaire existante. En principe, cette création monétaire correspond à un accroissement de l'activité économique et se justifie donc parfaitement. En revanche, dans le cas qui nous intéresse, la diminution de l'activité ( pertes) ne devrait pas justifier une création monétaire qui pourrait contrarier l'assainissement souhaitable. Toutefois, les risques de contagion étant avérés, nécessité fait loi dans ce domaine comme dans les autres.

lundi 13 août 2007

Le déficit du Commerce extérieur freine la croissance

La France vient d’enregistrer un déficit record de son commerce extérieur sur les 6 premiers mois de 2007 (1). Le tableau suivant retrace la détérioration du solde de nos échanges de biens et services depuis 2002 (en milliards d’euros; prévisions pour 2007, soldes négatifs en rouge)

2002 2003 2004 2005 2006 2007
26,4 14,6 7,9 12,3 21,8 (2) 35

Cette évolution calamiteuse contredit les prévisions gouvernementales fondées sur une hausse de la croissance puisque le déficit du commerce extérieur réduit le taux de croissance du PIB. Par exemple, en 2005 le PIB de la France s’est accru de 1,2%. Comment s’analysait cette augmentation ? : 1,4% provenait de la consommation, 0,6% de l’investissement et -0,8% du solde négatif du commerce extérieur. Sans ce solde négatif, le taux de croissance se serait donc élevé à 2% au lieu de 1,2%.(3)

M. Novelli, Secrétaire du commerce extérieur, propose d’encourager les exportations en relançant l’innovation. Comme chacun sait, l’innovation se décrète depuis les cabinets ministériels! Il souhaite aussi que les entreprises grandissent afin d’exporter davantage. Un tel projet ne peut se réaliser que dans le long terme alors que la situation requiert des mesures d’urgence. De plus, ce genre de raisonnement fondé sur une comparaison entre la France et l’Allemagne ne mène jamais bien loin : Autant demander aux Français d’adopter les habitudes alimentaires des Anglais!

J’avais entendu naguère M. Novelli, tenir des propos plus audacieux: « Attendez que les libéraux soient au pouvoir et vous allez voir!»(4). C’est tout vu ! Les freins à nos exportations sont pourtant bien connus. Les 35 heures et les charges alourdissent les coûts de production des entreprises tandis que les difficultés de recrutement découlant du code du travail ne leur permettent pas d’être réactives sur les marchés extérieurs. En conséquence, elles perdent des parts de marché.

Cela étant, le creusement du déficit vient surtout des importations qui progressent beaucoup plus vite que les exportations à un taux dépassant celui des autres pays de la zone euro. En l’absence de droits de douane et de manipulation du taux de change, le seul moyen de les réduire consiste à comprimer la consommation en diminuant les dépenses de l’état et surtout la masse des allocations qui alimente les circuits d’importation (5).

Toute notre politique économique repose sur l’idée contraire. En effet, nos énarques prisonniers de schémas keynésiens simplistes, pensent que la consommation reste le meilleur moteur de la croissance. En réalité, dans une économie ouverte sur l’extérieur, toute augmentation de la consommation entraîne aussi celle des importations et lorsqu’un déficit extérieur apparaît le taux de croissance s’en trouve réduit. Pour avoir une croissance forte, il faut donc en finir avec le consumérisme et inciter les Français à investir. Par exemple, les résultats de la Chine s’expliquent par une consommation réduite, un très fort taux d’investissement et un solde extérieur important.

Dédions ces quelques réflexions à Monsieur Attali, Président de la Commission sur les freins à la croissance. Je doute qu’il en tienne compte sachant qu’elles vont à l’encontre de tout ce qu’il enseigne depuis tant d’années au détriment d’une saine gestion de l’économie française.

Gérard Pince

(1) Dans le même temps, l’Allemagne a bénéficié de soldes excédentaires records ce qui élimine les excuses liées à l’euro ou à la facture énergétique.
(2) Source : Banque de France.
(3) Pour ceux qui voudraient s’initier aux équations macroéconomiques, se reporter à
www.freeworldacademy.com/newbizzadviser/fw5.htm et à www.freeworldacademy.com/globalleader/ecodev.htm
(4) Dans un article publié par le Monde du 15 aout, M. Novelli explique que ce déficit n'est plus aussi grave qu'autrefois en raison de l'euro qui élimine la contrainte extérieure et son cortège de dévaluations. Notre chef de file des libéraux semble ainsi ignorer que ce déficit diminue mécaniquement la hausse du PIB qui est pourtant un sujet d'actualité!
(5) J’ai établi que les populations originaires du tiers monde consommaient plus qu’elles ne produisaient (se reporter à
www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMG.htm
Par ailleurs, leurs modes de consommation alimentent les circuits d’importation (voiles, burqa, vins d’Afrique du nord, viande hallal, épicerie asiatique etc.) sans parler des envois d’argent au pays qui pèsent sur la balance extérieure des revenus.

mardi 7 août 2007

Immigration : projet de loi

Un ami lecteur me disait récemment, qu’en arrivant à Roissy, il avait cru débarquer à Bamako ou à Alger. De même, les « élégantes » voilées ou en boubous fourmillent en ce moment sur les Champs Elysées. La période estivale s’avère, en effet, propice à un nouvel afflux migratoire. Toutes ces personnes entrent avec un visa touristique de trois mois. A son expiration, elles restent sur le territoire et deviennent des sans papiers. La mairie les loge ensuite en hôtel au prix de 2000 euros par mois payés par les contribuables.

L’énoncé de tels faits ressemble à une histoire de fous. Parcourez pourtant la blogosphère et le commentaire qui y revient le plus souvent est le suivant « Ces pauvres gens ne sont pas des délinquants. Nous sommes assez riches pour les accueillir d’autant plus que nous avons pillé leurs pays » Fermez le ban ! Le gouvernement bombe le torse en se vantant d’avoir expulser quelques milliers de roumains en 2006 (1). Certes! Mais il s’agissait de blancs et nos bien pensants ne s’en sont donc pas émus. En revanche, essayez d’embarquer un africain pour le reconduire dans sa patrie et vous vous heurterez aussitôt à la fureur de l’équipage et des passagers. Ne comptez pas non plus sur les charters. Il faut bien qu’ils atterrissent et les états étrangers refusent de les y autoriser. Oubliez aussi les navires ou les trains. Ils évoqueraient soit la traite des noirs soit la Shoah. Soyons lucides: tant que l’opinion publique restera ce qu’elle est, il sera impossible de rapatrier les étrangers en situation irrégulière (2).

Après un examen attentif (3), je pense qu’il existe néanmoins une solution simple et radicale. Il suffirait que l’Assemblée Nationale vote un article de loi s’énonçant comme suit « Tout étranger séjournant illégalement sur le territoire français commet un crime passible de 5 à 10 années de prison et du double en cas de récidive » Un tel article du code pénal ne contredirait ni notre constitution, ni les traités internationaux signés par la France à des titres divers. On objectera que le nombre de prisonniers s’en trouverait augmenté. Rappelons que les USA comptent 2 millions d’incarcérés pour une population de 300 millions d’habitants. Le même ratio appliqué à la France donne un potentiel de 400.000 prisonniers alors que nous n’en avons que 62.000. La marge reste donc immense avant d’atteindre un nombre « internationalement correct ». Par ailleurs, si cette loi était affichée dans les aéroports et aux frontières terrestres, elle aurait un effet dissuasif certain (4) et réduirait aussitôt le nombre des candidats à l’incarcération.

Une telle mesure permettrait donc de bloquer l’essentiel de l’immigration illégale. C’est pourquoi, j’en soumets le projet à monsieur Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, en invitant tous nos amis à relayer cette initiative auprès de leurs parlementaires.

Gérard Pince

(1) Cet artifice n’est d’ailleurs plus possible en raison de l’entrée de la Roumanie dans l’UE en 2007.
(2) J’ose espérer que l’opinion ne s’opposerait pas à l’expulsion de groupes fondamentalistes étrangers mais c’est un autre problème.
(3) Je suis le seul à avoir chiffré le coût de l’immigration pour notre pays. Se reportez à
www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm
Les autres études, largement médiatisées par de petites coteries, reposent sur des estimations parcellaires et pifométriques.
(4) A l’image de certains pays qui affichent dans leurs aéroports « La mort pour les trafiquants de drogue »

dimanche 5 août 2007

Turbulences financières.

Les français affectés par la baisse de leur pouvoir d’achat (voir l’article précédent) sont à présent confrontés à une autre mauvaise surprise: la fonte de leurs économies placées en bourse. En réalité, la baisse du CAC 40 n’est pourtant qu’un évènement mineur comparé aux risques que représenterait une crise financière mondiale. A bien des égards, les évènements actuels rappellent en effet les prémisses de la grande dépression. Par exemple, le système bancaire allemand vient de vivre une semaine très éprouvante. Selon le directeur de l’agence de surveillance des marchés financiers « la plus grande crise financière depuis 1931 » n’a été évitée, qu’in extremis, grâce au renflouement d’une banque menacée de faillite. De telles déclarations sont loin d’être rassurantes (1).

Tout d’abord, essayons d’expliquer les faits de la manière la plus simple possible. Certaines banques américaines ont attribué des crédits immobiliers excessifs à leurs emprunteurs en contrevenant aux règles élémentaires de l’orthodoxie financière (2). En outre, elles ont prêté à des ménages insolvables et à des mauvais payeurs (les « subprimes »). Tous ces crédits ont proliféré au point de représenter en 2006 la somme colossale de 600 milliards $ (1/3 du PIB français). Tant que le marché immobilier américain est resté orienté à la hausse, les ménages insolvables ont eu la possibilité de revendre leurs maisons pour rembourser leurs emprunts. A présent, avec l’éclatement de la bulle immobilière, la valeur des maisons ne couvre plus les prêts consentis et les banques n’étant pas remboursées se trouvent acculé à la faillite.
Cette histoire digne des « raisins de la colère » déborde le cas américain. En effet, dans le cadre de la globalisation, toutes les banques s’empruntent mutuellement au jour le jour pour résorber leurs pics de trésorerie. Lorsque des banques spécialisées dans l’immobilier aux USA ne peuvent plus rembourser les banques allemandes, ces dernières, à leur tour, n’honorent plus leurs échéances à l’égard de banques japonaises ou françaises. On assiste ainsi à un phénomène de contagion mondiale.

Si la crise financière s’étendait, elle se propagerait à l’économie réelle. Etant de proche en proche affectées par des difficultés de trésorerie, les banques devraient réduire tous leurs crédits. Mieux encore, comme elles ne gardent en liquide que 8% des dépôts qui leur sont confiés (3) elles ne pourraient plus faire face aux retraits d’argent des particuliers. De leur coté, à défaut de nouveaux crédits, les entreprises n’investiraient plus. On entrerait ainsi dans une spirale déflationniste comparable à la grande dépression des années 30.

Toutefois, nous n’en sommes pas encore là. Compte tenu de la forte croissance mondiale et surtout de la hausse de matières premières, les liquidités placées dans les banques restent abondantes et devraient leur permettre de résister au choc. En dernier recours, le Trésor américain, le FMI et les Banques Centrales pourraient injecter des liquidités dans le système quitte à relancer l’inflation puisque la monnaie ainsi fabriquée servirait en fait à éponger des pertes. J’essaye ainsi de vous rassurer mais je suis néanmoins inquiet : l’importance des sommes en jeu est sans commune mesure avec les chocs précédents et si la crise se propageait aux autres produits dérivés (1600 milliards de $ spéculatifs), elle pourrait alors devenir incontrôlable.

S’agissant de vos propres économies, il n’existe pas de solutions évidentes. Il ne sert à rien de changer de banque ou de monnaie puisque toutes les places, de l’Australie à l’Europe, sont touchées. Faut il investir dans la pierre? Les prix restent pour le moment prohibitifs et la généralisation de la crise entraînerait un éclatement de la bulle immobilière, notamment dans le secteur des résidences secondaires. En vérité, face à un phénomène d’ampleur mondiale, il faut surtout rester, au moins pour le moment, le plus « liquide » possible et s’écarter de tous les produits risqués et notamment des placements « dynamiques » recommandés par les banques qui en tirent de juteuses commissions !

Sachant que le pire n’est jamais certain, passez de bonnes vacances quand même !

Gérard Pince

(1) La grande presse s’efforce de ne pas affoler le public. Pour détourner l’attention, on préfère inventer de fausses polémiques (ventes d’armes) ou raconter des balivernes insipides (le « bonheur » de telle ou telle présentatrice ; les vacances de Sarkozy etc.).

(2) Il s’agit de la technique consistant à « recharger le crédit hypothécaire ». En substance, on a financé des dépenses de consommation au moyen de prêts à long terme ! Une entreprise qui procéderait ainsi aurait très vite un fonds de roulement négatif. Il s’est pourtant trouvé un économiste français, conseiller du gouvernement et habitué des plateaux de télévision, pour approuver ce système et recommander son application en France!

(3) Ratio « Cook »

vendredi 3 août 2007

Le pouvoir d’achat en chute libre

A leur retour de vacances, les français vont faire grise mine. Alors que nous sommes en pleine saison, les prix des pêches et des abricots oscillent entre 3 et 5 euros le kilo. Les cerises atteignent 10 euros (65 francs le kilo !). Le kilo de faux filet s’établit à 29 euros. Un gigot de 3 kilos revient en moyenne à 60 euros. Autrement dit, le travail mensuel d’un salarié français qui perçoit 1200 euros net équivaut à 20 gigots! Enfin, on nous annonce en prime, une augmentation de 50% du prix des pâtes et des produits laitiers.

La hausse constatée depuis 5 ans s’avère donc considérable. Pourtant, selon l’INSEE, les prix de l’alimentation n’auraient cru en moyenne que de 1,9% entre 2001 et 2006 : le panier de la ménagère qui valait 100 en 2001 devrait donc valoir 120 aujourd’hui. Or pour le seul faux filet, j’ai constaté pendant la même période une augmentation de 50%.

L’alimentation n’est pas seule en cause. Le baril de pétrole flirte avec les 78 euros et les cigarettes vont augmenter de 6%. Dans l’immobilier, les prix restent à des niveaux prohibitifs. En province, le moindre tas de pierres qui aurait valu 200.000 FR dix ans auparavant, se revend 400.000 euros. Une chambre d’hôtel de bon standing qui valait 100 euros, se négocie aujourd’hui à 200 ou 300 euros. On comprend que notre Président choisisse de passer ses vacances aux USA !

En règle générale, de telles hausses de prix signalent une inadaptation de l’offre à la demande soit en raison de contraintes productives (mauvaises récoltes par exemple) soit en raison de protections ou de règlementations qui limitent artificiellement l’offre. Ces deux éléments peuvent d’ailleurs se combiner à différents niveaux : mondial, européen, et national.

Sur le plan mondial, il existe des facteurs de hausse qui expliquent en partie cette situation. La réduction des emblavements au profit des plantes industrielles destinées à produire du bio éthanol a provoqué une hausse des prix de toutes les matières premières agricoles. Il s’agit donc d’un effet indirect de la hausse des prix du pétrole. En outre, des mauvaises récoltes en Australie et au Canada ont réduit les stocks de céréales affectant ainsi tous les produits dérivés (pâtes, produits laitiers etc.). Face à cette production en diminution, la hausse de la demande est en revanche restée soutenue avec l’accession de millions de consommateurs à une alimentation plus riche et diversifiée (voir globalisation). La vigueur de la demande mondiale affecte aussi les prix de l’immobilier dans toutes les grandes capitales (Paris n’est pas la plus chère !). Bien des possédants du Moyen Orient investissent en effet dans la pierre pour se prémunir des aléas politiques dans leurs propres pays.

A cela s’ajoutent des causes spécifiques à l’Europe. Répétons le sans cesse : le coût de l’alimentation y est dix fois plus élevé qu’en Asie du Sud et deux à trois fois plus élevé qu’en Amérique ou en Australie. Comment expliquer que le gigot néo-zélandais transporté sur 20.000 km, se vende au détail à 7 euros le kilo contre 20 euros pour le produit local? La cherté des prix alimentaires s’explique ici par la protection et la limitation de l’offre dans le cadre de la politique agricole commune. Rappelons que cette politique et les aides nationales coûtent environ 100 milliards d’euros par an aux contribuables européens!

Cette cherté s’explique aussi par des facteurs inhérents à la France : Pourquoi les prix de l’alimentation en Espagne (zone euro) sont ils très inférieurs à ceux de la France? La raison en est simple: la dépense publique par habitant incorporée au coût des produit s’élève a 14.206 euros en France contre 7.110 en Espagne (1) ! De même, en matière immobilière, l’usine à gaz du code de l’urbanisme organise soigneusement la raréfaction du foncier et limite ainsi l’offre de constructions, ce qui explique aussi les écarts de prix constatés avec d’autres pays de la Communauté.

Les révolutionnaires bleus connaissent bien tous ces faits ainsi que les remèdes appropriés. En revanche, les Instituts de statistiques mensongères font semblant de les ignorer, tout comme le gouvernement qui prévoit une hausse des prix limitée à 1,7% en 2008 ! Comme il n’existe aucune chance de se faire entendre, j’étudie des mesures simples, visant à préserver votre pouvoir d’achat et à toucher le cœur des intérêts économiques et financiers du Système (2).

Gérard Pince

(1) Source : page 129 des tableaux économiques de l’INSEE-2005-2006.
(2) Si vous avez aussi des idées sur ce sujet, n’hésitez pas à les faire connaître!

lundi 30 juillet 2007

Adieu l’Afrique !

Au cours de son voyage en Afrique, Nicolas Sarkozy a critiqué la colonisation en rappelant toutefois qu’elle avait aussi construit des ports, des routes, des ponts, des hôpitaux etc. Il a aussi souligné qu’elle n’était pas responsable des guerres, des dictatures et de la prévarication qui ravagent ce continent. En réalité, nous n’avons pas à rougir de la colonisation. Elle a délivré l’Afrique de bien des maux à commencer par l’esclavage et les maladies endémiques. Elle a aussi établi un espace de paix et de sécurité qui fait aujourd’hui cruellement défaut. Enfin, contrairement aux idées reçues, les investissements dans les infrastructures et les subventions aux productions agricoles des colonies ont coûté plus cher que ce que les colonies ont rapporté à la métropole. Jacques Marseille chiffre à 70 milliards de Francs Or (courant 1913) le déficit global de la colonisation en Afrique, soit l'équivalent de trois fois le montant de l'aide Marshall pour la France (1)

L’accueil plutôt frais réservé au discours de Sarkozy illustre l’évolution des mentalités. Au lendemain des indépendances, les africains, dans leur grande majorité, reconnaissaient les apports de la colonisation. J’entend encore le vice président sénégalais de la Chambre de commerce de Thiès me dire « Voyez vous cher ami, le Sénégal a connu deux grands malheurs: le premier, c’est l’indépendance et le second, le socialisme ! ». A présent, les nouvelles générations qui n’ont pas connu la colonisation, prennent pour argent comptant les mensonges de nos gauchistes. Le discours sur la repentance suscite ainsi un racisme anti blanc qui se diffuse sur tout le continent.

Autant il était difficile de rompre avec les africains lorsqu’ils nous assaillaient de leurs démonstrations d’amitié, autant il devient urgent de le faire dès lors qu’ils nous rejettent. Il faut donc engager une rupture allant beaucoup plus loin que les ajustements envisagés par notre Président

En premier lieu, il convient d’en finir avec toutes les ingérences. A cet égard, les projets d’intervention au Darfour appellent de sérieuses réserves. On ne peut pas rester sans rien faire, nous dit on. Certes, mais il vaut mieux ne rien faire que mal faire. Une intervention française serait interprétée comme un soutien au régime du Tchad menacé par des rebelles qui trouvent refuge au Darfour. On mesure donc le risque d’un engrenage identique à celui du Rwanda. Par ailleurs, le Darfour n'est pas un cas isolé. Au Congo et ailleurs, les guerres tribales ont aussi entraîné des millions de morts depuis que les africains sont livrés à eux mêmes. Pour rétablir la paix dans ces régions, il faudrait en fait les recoloniser. Ce n’est pas dans l’air du temps d’autant plus que l’Occident vient déjà de recoloniser les Balkans, l’Irak et l’Afghanistan avec des résultats pour le moins mitigés ! Dans ce contexte, la présence de nos troupes (plus de 10.000 hommes) ne se justifie plus. Nous n’avons pas à protéger des dictateurs et la sécurité de nos ressortissants revêt moins d’acuité puisque la majorité d’entre eux est déjà partie.

En second lieu, il faut clore le chapitre de la coopération. Pour le meilleur, cette politique a permis de réparer ou de moderniser les infrastructures héritées de la colonisation. En effet, en dehors des routes bitumées financées par l’Europe, des stades construits par les chinois et des palais présidentiels, les pouvoirs africains n’ont rien ajouté à ce que nous leur avions laissé. Pour le pire, elle a aussi enrichi sans causes tous les fripons de la francafrique. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Au vu de la situation calamiteuse de nos finances publiques, il n’est plus possible de semer à tous vents. Nos relations doivent désormais s’établir sur une base strictement commerciale comme avec les autres pays du monde. Les fripons vont protester en invoquant le péril jaune mais si les chinois veulent dépenser leur argent en pure perte, c’est somme toute leur affaire et comme les autres, ils s’y casseront les dents.

Il faut surtout réduire le nombre de visas au strict minimum en faisant en sorte que les demandes soient adressées par courrier en France et non auprès de consulats débordés ou assaillis. Les ONG « caritatives » prétendent que l’immigration africaine serait, en quelque sorte, un juste châtiment des péchés que nous aurions commis pendant la colonisation. Répondons à ce discours obscurantiste et imbécile par une fermeture totale et par l’arrêt de toutes subventions aux organisations qui bafouent les lois françaises relatives à l’entrée et au séjour des étrangers. N’oublions jamais que la bataille pour le contrôle de l’immigration concerne autant le territoire national que la surveillance des frontières (2)

Enfin, qu’on en finisse aussi avec le thème de « l’indispensable Afrique »! En dépit de la hausse des prix du pétrole et des matières premières, et sans tenir compte de l’Afrique du sud dont l’économie a été conçue par les européens, l’Afrique a un PIB de 331 milliards de dollars soit 0,7% du PIB mondial, pour 700 millions d’habitants (12% de la population mondiale). Si l’Afrique noire disparaissait, l’économie mondiale ne s’en apercevrait pas! Bien loin d’être indispensable, l’Afrique représente donc un fardeau qui s’alourdira sans cesse en raison de la disproportion entre ses populations croissantes et ses richesses galvaudées (3).

Les révolutionnaires bleus peuvent s’inspirer de ces faits et propositions pour alimenter le débat et peser sur la politique française. L’Afrique n’a pas d’avenir. Ne nous laissons pas entraîner dans ce gouffre et incitons plutôt nos entreprises et nos talents à se tourner vers l’Asie. Adieu l’Afrique et cette fois ci pour de bon !

Gérard Pince

(1) Thèse de doctorat du professeur Jacques Marseille, "Empire colonial et capitalisme français, histoire d'un divorce", 1984).
(2) Les mafias vicieuses font entrer les étrangers en France et les mafias vertueuses, soutenues notamment par les églises, les aident à s’y maintenir illégalement.
(3) Statistiques Banque mondiale pour 2005. A l’évidence, la part de l’Afrique dans la richesse mondiale était plus importante au moment des indépendances. Ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur ce dossier, peuvent se reporter à
www.freeworldacademy.com/globalleader/africa.htm

samedi 28 juillet 2007

Globalisation et croissance.

La « globalisation » se traduit en français par le mot « mondialisation » qui exprime l’extension géographique d’un système ou d’un pouvoir à l’échelle de la planète. Il évoque aussi le mondialisme, c'est-à-dire l’unité politique de la communauté humaine. En ce sens, on a pu dire qu’il y’avait déjà eu par le passé d’autres mondialisations (les empires romain et britannique par exemple). En réalité, la globalisation implique aussi une dimension temporelle qui correspond à une accélération des évènements, notamment dans le domaine des échanges et des techniques. Il s’agit donc d’un changement majeur (shift en anglais) et même d’une rupture. En bref, l’humanité est en train de changer plus radicalement qu’au cours des 5000 ans qui nous ont précédé (1). Regardez la vidéo suivante : elle résume bien ce que signifie le terme globalisation.




Les effets économiques de la globalisation s’avèrent, au moins pour le moment, très positifs. Le monde connaît une croissance régulière (un taux de croissance moyen de 3% par an au cours des 5 dernières années). Des pays comme l’Inde (6,8%) et surtout la Chine (9,4%) enregistrent des résultats spectaculaires entraînant l’apparition d’une immense classe moyenne (400 millions de personnes) et donc de nouveaux marchés pour nos économies développées. Il ne s’agit pas d’un transfert de la richesse des pays riches vers les pauvres comme le répètent trop de français mal informés. Les pays riches maintiennent, en effet, des taux de croissance convenables (3,2% pour l’Australie, 2,8 pour les USA, 2,4 pour le Royaume Uni) et les pays de l’Est, qui connaissent des taux identiques à ceux de l’Asie, rattrapent le reste de l’Europe à toute vitesse. Sans la globalisation, la croissance des pays riches aurait diminué faute de débouchés suffisants. L’expansion de la Chine profite certes aux chinois. Elle profite aussi aux économies occidentales (2).

Nos intellectuels nous annoncent, avec une mine grave, que la globalisation creuserait les inégalités. Par exemple, en 2001, l’écart entre le PIB par habitant en Chine (1000$) et celui des USA (34.800$) s’élevait à 33.800$. En 2006, en dépit du doublement du PIB par chinois, l’écart atteint 43.000$. En réalité, cette augmentation résulte uniquement des lois afférentes aux intérêts composés. Au début, l’écart s’accroît puis il commence à se réduire à partir de l’année ou le produit des intérêts du PIB le plus faible devient supérieur à celui du plus fort. Cette loi s’applique aussi en interne au niveau de chaque pays. C’est pourquoi tout ce discours sur les inégalités croissantes, répété à satiété par nos « enseignants », n’est qu’un nouveau témoignage de leur ignorance crasse. Pour éliminer l’aggravation de l’écart dans les premières années, il faudrait que les pays riches enregistrent des taux de croissance nuls ou négatifs. C’est à quoi s’emploient les écologistes (en fait, des communistes recyclés) avec leurs bobards climatiques.

La globalisation induit aussi des effets néfastes. Pour une fois, ne parlons pas de l’islamisme puisqu’il représente une réaction violente et obscurantiste à l’encontre des valeurs portées par la globalisation (esprit des lumières, science, liberté etc.). En revanche, les migrations, considérées à tort comme le troisième pilier de la globalisation, ont bien un effet pervers. En 2006, elles concernaient 190 millions de personnes. Si ce nombre correspondait à une nation, celle-ci se situerait au cinquième rang dans le monde par la taille de sa population. On assiste ainsi à la tiers mondisation des pays du nord. Par exemple, des quartiers de Los Angeles se transforment en quasi bidonvilles tandis que les familles aisées en sont réduites à se barricader dans des cités gardées par des vigiles.

Par ailleurs, les activités criminelles (drogue, prostitution, contrefaçons) connaissent aussi un essor sans précédent avec un chiffre d’affaires évalué à 1200 milliards$ en 2004. Si toutes les mafias se regroupaient dans un seul pays, le PIB de ce dernier représenterait la huitième puissance économique mondiale. A ces activités, il faudrait ajouter la corruption (700 milliards$) et cette situation malsaine explique pourquoi on voit autant de parvenus étaler leurs richesses (3). Enfin, sur le plan moral, l’économie et l’argent sont devenus les uniques motivations des nations et des individus au détriment de valeurs comme l’honneur, la dignité, la décence. Le dernier marchandage libyen illustre ce changement profond de paradigmes. Beaucoup d’entre nous éprouvent l’impression de faire partie d’une espèce en voie de disparition et de ne plus avoir leur place dans cette nouvelle humanité.

Et la France dans tout cela? Livrons ici quelques indicateurs qui indiquent une pente fatale. Au cours des cinq dernières années (2001-2005) le taux de croissance de la France s’est élevé à 1,4% en moyenne. A ce rythme, un français disposant de 100 aujourd’hui obtiendra 200 en 2057 tandis qu’un australien (3,2% de taux de croissance) aura 400 en 2051. Autre indicateur: un rentier qui place 100 à 4,5% (soit 2,5 net inflation déduite) aura 200 en 2035. Dernier indicateur: par comparaison avec le taux de croissance du PIB (1,4%), celui des prestations sociales s’est établi à 2,1% pendant la même période! Conclusion : dans la France contemporaine, il vaut mieux s’expatrier en Australie ou devenir rentier. Vivre de son activité représente le choix perdant (4).

Ces quelques indicateurs illustrent une sinistre réalité. Nos malheureux compatriotes sont enfermés dans une fabrique à crétins. N’écoutez pas le discours dominant qui prétend qu’on peut sauver l’exception française (Etat providence, rôle des « intellectuels », fabrique à fainéants et à sauvageons). Cette exception est un cadavre qu’on aurait du enterrer depuis longtemps. N’écoutez pas non plus ceux qui recommandent de rétablir les frontières économiques et le Franc. Une telle politique se traduirait par une baisse de 25% du PIB, par des millions de chômeurs supplémentaires et par la disparition de vos économies puisque le franc ainsi restauré ne serait qu’une monnaie de singe. En revanche, suivez les sages propositions de la Révolution bleue (www.freeworldacademy.com/bleue.htm). Ce ne sera pas facile mais nous n’avons pas d’autres choix que de nous adapter ou disparaître.

Gérard Pince

(1) Le contresens induit par le mot mondialisation conduit nos compatriotes à ne rien comprendre à ce qui est en train de se passer. Pour l’extrême gauche, il s’agit d’un processus impérial et capitaliste (la mondialisation capitaliste). De son coté, l’extrême droite dénonce un complot ourdi par la « finance apatride » et qui n’existe évidemment que dans l’imaginaire.

(2) Tous les taux de croissance cités proviennent de la Banque mondiale :
http://ddp-ext.worldbank.org/ext/DDPQQ/member.do?method=getMembers&userid=1&queryId=135

(3) L’argent facile s’investit aussi dans la spéculation sur les produits dérivés (1600 milliards $).Ces sommes énormes pourraient devenir du jour au lendemain des créances irrécouvrables au niveau des banques provoquant ainsi une crise analogue à celle qui fut à l’origine de la grande dépression. Il n’est pas certain que le FMI et le trésor américain (la planche à billets) qui forment l’ultime recours du système financier en cas de crise, puissent faire face à un choc de cette ampleur.

(4) Les rentiers (13 millions de retraités, 2 millions d’allocataires du chômage et 1,5 million de rmistes soit au total 16,5 millions de personnes) sont déjà plus nombreux que les salariés du secteur privé (16,2 millions)

jeudi 26 juillet 2007

Les freins à la croissance

En Octobre 2004, Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI, remit à Nicolas Sarkozy, Ministre des finances, un rapport sur la croissance. Ce document insistait sur le décrochage de la France imputé au faible nombre d’heures travaillées. Nicolas Sarkozy s’en est d’ailleurs inspiré avec son slogan favori : Travailler plus pour gagner plus (1).

A présent, notre Premier Ministre vient de confier à jacques Attali la présidence d’une nouvelle commission qui va étudier le même sujet. Attali qui fut pendant 20 ans le conseiller du pouvoir socialiste, avec les succès qu’on sait en matière de croissance, est évidemment compétent. Il suffisait d’y penser: pour éteindre un incendie, faites appel au pyromane!

Jacques Attali devrait embaucher Guy Sorman. Cet Himalaya de la pensée libérale française connaît en effet la solution. Citons un extrait de son article du figaro du 25 juillet « l’islam n’empêche pas le développement économique, on peut même envisager qu’il le favorise…le Coran est le seul livre sacré au fondement d’une religion qui encense la richesse ici bas au contraire des évangiles ou du bouddhisme qui préfèrent la pauvreté. Mahomet est le seul prophète qui fut entreprenant et marié à une négociante »

J’ignore à quelles entreprises Sorman fait allusion. Toutefois la conclusion saute aux yeux: devenons tous musulmans et les freins à la croissance seront levés !

Plus sérieusement, ces commissions confondent les causes et les effets. Par exemple, le déficit de travail invoqué par le rapport Camdessus est un effet et non une cause. Les PME ne peuvent ni recruter, ni garder leur seniors, ni donner des heures supplémentaires à leurs salariés parce qu’elles n’ont pas assez de commandes. Elles n’ont pas de commandes parce que leurs prix sont trop élevés sur le marché mondial. Si leurs prix sont trop élevés, c’est parce que leurs coûts sont grevés par les charges exorbitantes de l’état providence à la française. Réduisez massivement ces dépenses, supprimez les fabriques à crétins et à fainéants et tous les freins à la croissance disparaîtront. En bref, tout rapport sincère devrait débuter par la phrase suivante : l’état providence à la française n’est plus compatible avec la mondialisation.

La France stagne parce qu’elle est restée un pays étatiste. Alors que la croissance mondiale atteint 5%, la France se traîne à 2%. Cela signifie qu’en cas de ralentissement mondial notre taux deviendrait nul, sinon négatif. Conseillons donc à monsieur Attali de se reporter aux propositions synthétiques de la Révolution bleue (www.freeworldacademy.com/bref.htm). Elles seules seraient de nature à relancer notre économie. Il peut tout recopier et nous ne lui demanderons pas de droits d’auteur.

Gérard Pince

(1) Vous pouvez consulter ce rapport sur le site : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000498/index.shtml

(2) Pour étayer sa thèse, Sorman s’appuie sur les taux de croissance des pays musulmans en s’efforçant de minorer le rôle du pétrole. En fait, le baril est passé de 10$ en 1998 à 76$ aujourd’hui (soit une multiplication par 8). Presque tous les pays musulmans exportent du pétrole ou en profitent par le biais des oléoducs. Les autres bénéficient de la hausse des matières premières (minerais, produits agricoles etc.). Par conséquent, rien n’indique que cette croissance sera durable et surtout rien ne prouve qu’elle soit liée à l’islam (des pays non islamiques enregistrent des taux deux fois supérieurs:12% pour la chine). En revanche, il est exact que le succès relatif de l’économie turque tient à l’acceptation des réformes du FMI.