lundi 25 juin 2007

Oui à l’Europe européenne, non à la Turquie.

Qu’on le veuille ou non, Nicolas Sarkozy a obtenu un succès personnel en sortant le processus européen de l’ornière. Tous ceux qui pensent que l’union des peuples d’Europe représente le seul moyen de peser dans le monde actuel devraient pouvoir s’en féliciter. Toutefois, nous ne pourrons pas saluer ce succès tant que le rejet de la Turquie n’aura pas été acté. C’est sur ce point que nous attendons notre Président.

La détermination de Nicolas Sarkozy n’est pas en cause mais il va se heurter à des forces puissantes. Sur le plan intérieur, citons pour mémoire une gauche qui représente l’islam, les « quartiers sensibles » et le métissage obligatoire. C’est d’ailleurs le seul projet sur lequel ses différents courants s’accordent. Mentionnons aussi les ONG catholiques et protestantes entraînées par une dérive immigrationniste mortifère. Enfin, le président devra se garder de ses propres amis. Certes, l’UMP a déjà exprimé son opposition mais le Medef milite pour l’entrée de la Turquie en Europe. On examinera aussi les positions des coqueluches de « l’ouverture » et de la « diversité » au sein du Gouvernement…

A l’extérieur les défis ne sont pas moindres. Il faudra résister aux pressions des USA qui veulent récompenser la Turquie pour sa fidélité à l’OTAN, sécuriser les oléoducs qui passent par l’Anatolie et soutenir Israël puisque la Turquie est le seul état de la région qui ne lui soit pas à priori hostile. Il faudra aussi faire plier la Commission européenne qui reflète les intérêts d’un patronat avide de main d’œuvre bon marché afin de baisser les salaires, d’accroître sa compétitivité à l’exportation ou tout simplement ses profits.

Si l’affaire turque s’avère complexe, c’est aussi parce qu’elle se situe au confluent de la globalisation et de l’émergence de l’islamisme. Rappelons que la globalisation désigne un processus conduisant à une extension des libertés individuelles et l’adoption de règles communes en matière économique et monétaire. Faire entrer la Turquie dans l’Europe, au nom d’une « alliance des civilisations » ou d’un « dialogue des cultures », revient à ignorer le contenu et les limites objectives de la globalisation. Au lieu de contribuer à l’universalité de la liberté et du libre échange, l’adhésion de la Turquie favoriserait la balkanisation et la montée de l’obscurantisme en Europe.

Autant dire que Nicolas Sarkozy devra se garder à droite comme à gauche et que sa démarche restera solitaire. Il ne pourra s’appuyer que sur l’opinion publique française et les organisations de résistance à l’islamisation. Qu’il sache que nous serons à ses cotés dans cette bataille.

Gérard Pince

dimanche 3 juin 2007

Soutenir et dépasser pour aller plus loin.


Nous n’attendions rien de ces élections mais force est de reconnaître que la campagne de Nicolas Sarkozy a repris avec force plusieurs de nos thèmes de prédilection (l’identité nationale, la fin de la repentance, la critique des pratiques de l’islam, la dénonciation de la chienlit, la réaffirmation de nos liens avec les démocraties occidentales et enfin le rejet de la Turquie). Grâce à cette thématique inattendue de la part d’un représentant du pouvoir, Nicolas Sarkozy a mobilisé les français qui lui ont donné la victoire. Confrontés à cette situation nouvelle et face à une candidate soutenue par nos pires ennemis, nous n’avions pas d’autres choix que d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy. C’est ainsi que nous faisons désormais parti de la majorité présidentielle !

Cette péripétie ne change rien à nos analyses antérieures et à notre stratégie. Souvenons nous de Gorbatchev. Il a voulu réformer le communisme qui s’est aussitôt écroulé en l’ensevelissant ! Nicolas Sarkozy risque bien de connaître le même sort. Je ne mets pas en doute, à priori, sa volonté de changement. Je crois simplement qu’il se heurtera à des forces qui vont s’organiser pour le renverser. Les français vivent sur un baril de poudre. Pour le moment, les émeutes que nous avions annoncées restent circonscrites grâce à l’action des forces de l’ordre. Elles se limitent à l’ultra gauche et le feu n’a pas encore embrasé les cités mais la situation risque d’exploser à tout instant. On peut certes m’objecter que Nicolas Sarkozy oubliera toutes ses promesses mais cela encouragera les factieux qui viennent de demander à Tolbiac « l’annulation de son élection » !

Que faire ? Lorsque Gorbatchev fut renversé par le complot des militaires communistes, Eltsine prit la défense des institutions. Lorsque Gorbatchev une foi sauvé, voulu maintenir le régime, Eltsine lui imposa la dissolution du parti communiste. Toutes proportions gardées, la Révolution bleue devrait s’inspirer de la même démarche. Lorsque Sarkozy proposera des réformes allant dans notre sens, nous les soutiendrons. Lorsque que les islamo fascistes menaceront les institutions, nous prendrons la tête des contre manifestations. En revanche, il faudra sans cesse surenchérir pour aller plus loin : Par exemple, les factieux usent de violence ? Qu’à cela ne tienne ! Appliquons la loi martiale dans les cités. Cela ne suffit pas ? Promulgation de l’article 16 ! Cela continue ? Exigeons la levée en masse avec la création de la garde nationale prévue par notre programme. En bref, soutenir puis dépasser pour aller plus loin.

A moyen terme, nous allons aussi assister à une recomposition politique. Certes, l’UMP devrait remporter les législatives mais ce « marais » résistera faiblement au choc de la rue. Une seconde force politique et parlementaire plus dynamique, serait donc nécessaire. En effet, le Front national ne peut que décliner. Son équipe dirigeante s’est placée hors de la majorité présidentielle alors que ses troupes ont soutenu le nouveau Président. De son coté le MPF, en dépit d’une campagne courageuse, a souffert de la vacuité de son programme économique. Il existe donc, sur l’échiquier politique, une place vacante que la Révolution bleue pourrait occuper lorsque le moment sera venu.

Dans l’immédiat, organisons nous pour défendre notre société contre ceux qui veulent renverser les institutions, instaurer l’anarchie, soviétiser et islamiser la France. Tenons nous au premier rang des défenseurs de la légalité républicaine et les évènements iront dans le sens voulu par la Révolution bleue.