samedi 29 septembre 2007

Propositions concrètes pour redresser les Finances publiques de la France en trois ans.

Le premier Ministre a provoqué un choc salutaire en évoquant la faillite de nos finances publiques mais il n’a pas analysé les causes réelles de cette situation et surtout il n’a rien dit des mesures à prendre pour redresser la barque. Essayons donc d’entreprendre ce travail en espérant que nos propositions feront réfléchir les décideurs de ce pays.

La cause majeure de la faillite annoncée réside dans le dérapage des comptes de la protection sociale. Depuis 2000, le PIB en valeur a augmenté de 22% (1). Dans le même temps, le budget général a faiblement progressé tandis que les dépenses des collectivités locales ont augmenté de 28% suite à une décentralisation ruineuse qui a favorisé tous les népotismes. Toutefois, la cause essentielle de nos difficultés se situe au niveau de la protection sociale: en 2005, ces dépenses atteignaient 505 milliards d’euros soit 29,6% du PIB (contre 400 milliards en 2000 et 27,9% du PIB). La protection sociale, qui représente la masse la plus importante des dépenses publiques, a donc augmenté plus vite que le PIB.

Les postes « vieillesse »(178 milliards) et « santé » (222 milliards) ont cru rapidement (26 et 30%) pour des raisons démographiques bien connues et irréversibles (allongement de l’espérance de vie et départs en retraite des « baby boomers »). Il est clair que de telles évolutions sont intenables à terme dans le cadre des régimes existants. Les autres postes (maternité, emploi, logement, exclusion) soit 100 milliards au total correspondent à la distributions d’allocations à des catégories diverses au nom de la « solidarité » (Il s’agit en fait d’une solidarité internationale puisque les migrants du tiers monde avec 10% de la population totale bénéficient de 20% de ce montant. Se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm )

Les médias indiquent que le déficit de la protection sociale atteindrait une dizaine de milliards. En fait, le trou est supérieur à 100 milliards. A l’origine, la protection sociale devait être financée par les cotisations salariales et patronales (C’est d’ailleurs pourquoi sa gestion est toujours paritaire avec les représentants de syndicats et des employeurs). Or, en 2005, les cotisations ne s’élèvent qu’à 345 milliards face à 505 milliards de dépenses, la différence étant couverte par des impôts affectés (CSG, CRDS, Taxe sur le tabac etc.) et par des contributions du budget en compensation d’exonération de cotisations. Les transferts entre budget de l’Etat, budget des collectivités locales et budget social, occultent donc le déficit réel du système.

Pour rétablir l’équilibre, certains prétendent qu’il suffirait de relever le taux des cotisations ou d’augmenter encore les impôts. C’est très exactement ce que le Pouvoir a fait depuis 30 ans avec pour résultats la disparition des classes moyennes, le taux de prélèvement le plus élevé de l’Union européenne et des comptes sociaux toujours aussi dégradés. Taxer davantage entraînerait de nouvelles délocalisations et conduiraient tous les possédants à partir en rangs serrés vers d’autres horizons. Par ailleurs, plus on distribue « d’alloc » et plus on encourage la paresse comme mode de vie. Enfin, n’oublions pas que ce système absurde fonctionne comme une pompe aspirante de l’immigration subie.

La protection sociale est donc la cause principale de nos difficultés économiques et il ne faut pas se tromper de diagnostic. Par exemple, le changement de statut des fonctionnaires ou l’unification du corps des inspecteurs et des receveurs au sein du ministère des finances ne permettraient pas à eux seuls de compenser des dérives qui se chiffrent en dizaines de milliards d’euros et se situent, pour l’essentiel, au niveau de notre trop fameuse «Sécu ».

Au vu de ce diagnostic, nos propositions sont les suivantes:

1-En premier lieu, il convient d’abolir le monopole de la sécurité sociale dans le domaine de la santé en laissant jouer la concurrence avec les assurances privées. Concrètement, le salarié pourra soit rester dans le système actuel, soit en sortir en s’assurant à une compagnie de son choix et obtenir en retour le reversement des cotisations salariales et patronales afférentes à ce poste. Comme on ne peut pas préjuger du libre choix des salariés, il est impossible de calculer l’économie possible mais s’agissant de ceux qui resteront dans le système actuel, il importe que les cotisations équilibrent les dépenses en toutes circonstances moyennant des franchises et des hausses des cotisations. En outre, la CMU sera supprimée, tout migrant ou touriste, hors UE, étant tenu de présenter à l’appui de sa demande de visa, une assurance couvrant tous les risques, y compris ceux de l’hospitalisation ou de la maternité.

2-Le même principe devrait aussi prévaloir pour les retraites. J’ai montré à quel point le système par répartition, pièce maîtresse de la « solidarité », appauvrissait le salarié en lui interdisant toute capacité d’épargne et d’enrichissement (revoir sur ce sujet ma vidéo sur www.freeworldacademy.com/bleue.htm). Toutefois, l’affaire s’avère ici plus complexe puisque les pensions actuelles sont payées en trésorerie par les cotisations des actifs. Si ces derniers avaient la faculté de choisir une retraite par capitalisation, on ne pourrait plus payer les retraites actuelles (220 milliards d’euros) d’où la nécessité de prévoir un système transitoire sur une longue période. Certes, il faudra de toutes manières, plafonner le montant souvent abusif des grosses retraites mais on ne peut pas demander à nos anciens de consentir de lourds sacrifices dans le seul but de distribuer davantage d’allocations aux « jeunes et autres grands frères »! Le règlement du problème posé par l’immigration-invasion représente dans ce domaine un préalable, et je ne prévois donc aucune économie sur ce poste.

3-Suppression immédiate du RMI (7,6 milliards) et des indemnités de chômage (37,7 milliards) et remplacement par une indemnité versée aux personnes acceptant de remplir une mission d'utilité publique. Alors qu’il existe 400.000 emplois non pourvus, nous entretenons à ne rien faire des millions de fumistes, de bras cassés, de bois sans soif, de julots casse croûtes etc. Il est temps de remettre tout ce monde au travail ! Cette action présentera trois avantages: les services publics seront renforcés à moindre coût; tout chômeur recevra comme aujourd'hui une allocation ; seuls les nationaux français en bénéficieront puisque les fonctions publiques leur sont réservées dans le cadre de la législation actuelle. J’évalue l’économie ainsi réalisée à 25 milliards environ.

4-Suppression des allocations familiales et de l’indemnité logement soit au total 60 milliards sur 3 ans avec en compensation un élargissement et un déplafonnement du quotient familial sur l’impôt sur le revenu. En effet, il faut en finir avec l’argent braguette. Il est absurde d’encourager les pauvres ou les immigrées à avoir une nombreuse progéniture, aux frais de la collectivité. En revanche, il est normal d’aider les familles qui peuvent éduquer leurs enfants dans des conditions acceptables.

Ces différentes mesures se traduiront dès 2008 par une économie de 45 milliards, assurant ainsi l’équilibre budgétaire puis, toutes choses restant égales par ailleurs, par des excédents de 20 milliards en 2009 et de 40 milliards en 2010.

On m’objectera que ces mesures vont accroître la pauvreté. Je pense surtout qu’elles inciteront beaucoup de gens qui n’ont rien à faire en France à rentrer dans leurs pays d’origine. Rien n’interdit à ces derniers d’aller constater dans d’autres pays si la soupe y est plus grasse! Il faut aussi en finir avec le misérabilisme ambiant: la grande pauvreté est moins choquante que la grande souffrance qui résulte de l’insuffisance des soins palliatifs par suite du manque de crédits. Au lieu de pleurnicher, les organisations caritatives pourraient retrouver leur rôle initial en gérant des hospices, en mobilisant les dames patronnesses, et en redonnant toute sa place à la charité privée. Il s’agit aussi de restaurer la solidarité familiale qui doit s’exercer notamment à l’égard des personnes âgées.

On m’objectera aussi qu’elles risquent de diminuer la consommation. Certes, la consommation de ceux qui ne produisent rien devrait diminuer mais les allègements de cotisations permettraient à ceux qui travaillent de consommer davantage. Par ailleurs, ces mesures réduiraient les importations, relanceraient l’investissement et la croissance sur des bases saines et profitables aux français. De toutes manières, il est vain de disserter sur la justice, le mal, le bien, ou le keynésianisme: les caisses sont vides; point barre !

Certes, ces mesures vont mécontenter environ 6 millions de personnes mais je crois me souvenir que notre Président a été élu par 21 millions d’électeurs. Il est donc temps de passer aux actes. De toutes manières, nous n’avons plus le choix.

Gérard Pince

(1) Tous les chiffres cités proviennent des tableaux de l’économie française-edition 2007 de l’INSEE.

samedi 22 septembre 2007

Loi sur l’immigration: il faut aller plus loin!

La nouvelle loi votée par l’Assemblée nationale en première lecture, n’inversera pas une situation de plus en plus calamiteuse. Elle brise néanmoins certains tabous et ouvre la voie à des mesures d’une plus grande ampleur.

Une déferlante migratoire s’est abattue sur la France durant l’été. Certains quartiers paisibles sont devenus « ethniques » en l’espace de quelques mois. L’annonce d’un resserrement des conditions d’immigration a en effet provoqué l’arrivée précipitée de nouveaux migrants à la faveur du tourisme estival. Clairement, cet afflux ne vient pas pour travailler mais pour entrer au paradis de notre assistanat mondial. Nous voyons tous ces gens manifester, squatter, hurler, occuper des églises pour obtenir des papiers ou des logements. Je ne connais pas de pays qui toléreraient longtemps de telles scènes de barbarie.

Certes, ce constat relève de simples observations puisque les dernières statistiques disponibles remontent à 2005. Par ailleurs, l’INSEE et l’INED torturent les chiffres afin de minorer les flux migratoires. Les fonctionnaires qui dirigent ces organismes militent pour l’immigration sans limites et bafouent leur devoir de réserve en multipliant les prises de positions publiques. Dans certains cas, ils occupent des responsabilités dans des associations de soutien aux immigrés. En bref, ils défient en permanence la volonté du peuple français.

Avant même d’envisager une nouvelle loi, il aurait donc fallu dissoudre ces organismes et confier leurs missions à des instituts privés. L’établissement d’un registre des populations et le lancement d’un recensement exhaustif auraient ensuite permis de connaître les proportions d’immigrés et d’étrangers dans la population française et de justifier l’urgence des mesures à prendre aux yeux de l’opinion. A noter toutefois que la nouvelle loi autorise le recensement des origines raciales ou ethniques pour la conduite d’études sur la discrimination et l’intégration. Il s’agit d’une innovation importante, au moins sur le plan des idées.

Sur le fond, la nouvelle loi apporte peu de changements par rapport à la situation actuelle. Elle prévoit de soumettre les candidats au regroupement familial à une évaluation de la connaissance de la langue et des valeurs de la République. A en croire les sondages, les français approuvent cette mesure sans se rendre compte qu’elle donne une prime aux maghrébins et aux africains de nos anciennes colonies plus familiarisés avec la langue française que les ukrainiens, les russes ou les géorgiens. Rappelons à ce sujet que les polonais qui ne parlaient pas notre langue se sont pourtant mieux intégrés que les maghrébins qui appartiennent à une culture différente de la nôtre (1).

Le texte adopté prévoit aussi le recours à des tests génétiques déjà en vigueur dans 12 pays européens afin de déjouer les fraudes organisées avec la complicité des autorités locales. Cette mesure stigmatisée par la gauche risque fort d’être annulée par le Conseil constitutionnel au nom de la loi bioéthique. Par ailleurs, la loi impose un plafond de ressources calculé sur un SMIC réel et hors allocations. Enfin, le délai de recours en cas de rejet d’une demande d’asile se trouve réduit d’un mois à 15 jours.

Ces mesures paraissent homéopathiques mais les textes et les traités qui régissent le regroupement familial limitent les possibilités d’action du Gouvernement. La constitution française acte le droit de mener une vie familiale normale (alinéa 10 du préambule de la constitution de 1946 repris par celle de 1958). L’application de ce principe aux immigrés a été confirmée par le Conseil Constitutionnel en 1993 et renforcée par une directive du Conseil européen de septembre 1993

La loi représente néanmoins un progrès et brise certains tabous. En effet, si ces mesures étaient superflues, elles ne susciteraient pas une telle fureur parmi les psychopathes qui considèrent que toute politique migratoire est assimilable au nazisme. En fait, en s’ajoutant à celles qui existent déjà, cette loi hérisse de nouveaux barrages de paperasseries contre l’immigration (2). On pourrait d’ailleurs augmenter encore cet empilement administratif en dessaisissant nos consulats de l’instruction des dossiers et en centralisant les demandes de visa à Nantes, sans pour autant augmenter le nombre de fonctionnaires affectés à ce centre. Faisons confiance à notre administration pour décourager les demandeurs en multipliant à l’infini les écluses procédurières.

Par ailleurs, le Président de la République a évoqué l’instauration future de quota par professions et par continents dans un sens conforme aux critères culturels évoqués plus haut. On voit bien l’idée directrice: il s’agit de limiter l’immigration subie en provenance d’Afrique au profit d’une immigration du travail issue d’autres continents. On peut certes s’interroger sur la nécessité d’une immigration choisie dans un pays qui compte 2 millions de chômeurs mais de nombreux emplois restent non pourvus. Dans l’attente d’une refonte de l’Etat providence qui permettrait d’alléger le recours à l’immigration, la mesure la plus simple consisterait à ouvrir notre marché du travail aux pays de l’Est, membres de l’Union européenne, afin d’accueillir des personnes ne présentant pas de difficultés majeures.

Nous sommes encore loin de nos propositions qui portent sur le rapatriement des étrangers en surnombre et surtout l’interdiction de toute immigration et tourisme en provenance des pays contaminés par l’Islamisme. Attirons néanmoins l’attention de Brice Hortefeux sur des mesures qu’il pourrait introduire dans les prochaines lois concernant l’immigration (en 2008 par exemple, puis en 2009 et ainsi de suite).

La première porte sur la criminalisation de l’immigration illégale et des associations qui en sont complices. A l’évidence, commençons par supprimer toutes les aides publiques à ces organisations caritatives qui bafouent les lois de la République (3). La seconde concerne le non renouvellement des cartes de séjours pour les étrangers au chômage. Ces personnes et leurs familles qui vivent de l’assistanat, devraient retourner dans leur patrie. En effet, aucun texte, ni aucun traité, n’interdit à un Etat de renvoyer les étrangers dans leur pays d’origine. Il existe d'ailleurs des précédents: face a la crise économique, 130.000 polonais ont été rapatriés entre 1931 et 1936 par le Gouvernement de la troisième République.

Enfin, au lieu de disserter sur l’équité ou la compassion, le Gouvernement doit veiller à ce que l’immigration ne compromette ni notre sécurité (C’est tout le problème de l’Islamisme), ni nos finances publiques. Je rappelle que notre étude, montre que le déficit causé par l’immigration des pays tiers s’est élevé à 48 milliards en 2004 soit 80% du déficit global de 60 milliards (4).

En définitive, le projet de loi actuel illustre toute l’ambiguïté du gouvernement: les discours et les intentions vont dans le bon sens mais les mesures énergiques ne sont pas au rendez vous.

Gérard Pince

(1) Se reporter dans le cas de l’école au livre : « 10 + 1 questions à Claude Allègre sur l’école ».
(2) la dernière loi date de 2006. On vote en moyenne tous les deux ans une nouvelle loi sur l’immigration !
(3) Se reporter à notre article du 27 Août.
(4) Se reporter à
www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm

mardi 4 septembre 2007

Résistance à l’islamisation: pourquoi sommes nous stigmatisés?

La résistance à l’islamisation se heurte à une opposition puissante et multiforme (1). Face à une telle offensive qui émane de la gauche comme de la droite, il faut s’efforcer de comprendre. Avec l’article consacré au naufrage d’une génération, j’ai essayé d’explorer une piste. J’en ouvre ici une seconde d’ailleurs complémentaire de la première puisqu’elle illustre de nouveau la crise de la raison contemporaine.

Depuis la deuxième guerre mondiale, l’Europe est traumatisée par l’extermination de six millions de personnes, au nom de prétextes raciaux et religieux tous aussi absurdes qu’imaginaires. Cette extermination ayant été précédée par des campagnes de haine, les élites européennes croient aujourd’hui bien faire en stigmatisant toute critique de l’Islamisme (2). Telle est, je pense, la raison essentielle de l’ostracisme que nous subissons. Nous devons donc répondre à la question suivante: peut on établir une comparaison entre les campagnes antisémites qui ont conduit à la Shoah et la résistance à l’islamisation de l’Europe?

Les causes lointaines de l’antisémitisme sont d’abord de nature religieuses et reposent sur le mythe du peuple déicide. Dans notre cas, la critique de l’Islamisme ignore au contraire les notions religieuses et s’efforce toujours de remonter du théologique vers le rationnel (3). Par exemple, notre hostilité au voile repose sur deux notions positives: d’une part, le souci de l’égalité des sexes et d’autre part l’assimilation du voile à l’intégrisme qui soutient le terrorisme islamique. De même, la lutte contre la sharia n’obéit pas à des considérations religieuses: Nous sommes contre la sharia parce qu’elle nie les droits de l’homme les plus élémentaires. Alors que l’antisémitisme s’appuie sur la supériorité d’une religion sur une autre, la résistance à l’Islamisme se fonde sur la défense des droits de l’homme. Voila une première différence fondamentale !

L’autre cause lointaine de l’antisémitisme relève de l’économique. En raison de leur exclusion de certains métiers par les monarchies chrétiennes, les juifs ont été cantonnés dans l’artisanat et le commerce. Bien qu’une majorité ait toujours vécu dans la pauvreté, cette spécialisation involontaire a entraîné la création d’une classe aisée suscitant la jalousie. Peu à peu l’antisémitisme s’est ainsi couplé à l’anticapitalisme pour former le « socialisme des imbéciles ». A l’évidence, cette dimension économique est absente de la résistance à l’Islamisme. Il s’agit donc d’une seconde différence notable.

Lorsqu’on en arrive aux causes immédiates, les différences s’avèrent décisives. En effet, avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir, le racisme biologique allait transformer les haines anciennes en fureur homicide. Or, nous mettons au défi quiconque de trouver ne serait ce que l’ombre d’un tel racisme dans les campagnes contre l’islamisation. Nul n’a jamais prétendu que les islamistes formaient une race à part! Cela signifie que la pièce essentielle de la comparaison est manquante.

Il est donc absurde de comparer l’antisémitisme à la résistance à l’islamisation de l’Europe. En revanche, l’Islamisme et l’antisémitisme se ressemblent comme des jumeaux. Tous deux s’alimentent aux mêmes phantasmes religieux et échappent à l’ordre de la raison. Tous deux, s’inspirent aussi du même discours anticapitaliste fondé sur l’idée que les juifs (ou les ploutocrates) domineraient le monde. Certes, l’Islamisme ne se réclame pas du racisme biologique. Outrepassant ce détour inutile, il recommande l’extermination de tous les juifs, à commencer par Israël.

Combattre l’Islamisme, c’est donc se ranger dans le même camp que ceux qui luttèrent contre le nazisme et l’antisémitisme. En revanche, stigmatiser la résistance revient à conforter les néo nazis qui préparent un nouvel holocauste. D’une manière générale, les intellectuels qui nous attaquent au nom d’un discours humaniste participent à une entreprise d’asservissement. En mettant en scène un parallélisme erroné, ils illustrent les tribulations de leur propre raison qui se retourne contre ses défenseurs au profit de ses pires ennemis. Beau sujet de réflexion pour les historiens qui analyseront les causes de notre décadence!

Voila ce qu’il fallait démontrer même si la place manque pour introduire toutes les nuances qu’un sujet aussi sensible exigerait.

Gérard Pince

(1) Citons trois exemples parmi d'autres: Un article du journal "The Guardian" indique que l'islamophobie est aussi inacceptable que le racisme. Dans le même temps, 219 parlementaires européens étudient les moyens de lutter contre l’islamophobie en Europe. Enfin, le maire de Bruxelles interdit notre manifestation pacifiste au motif qu’elle inciterait à la discrimination et à la haine.
(2) On n’aurait plus le droit de critiquer les religions parce qu’on risquerait ainsi de discriminer leurs pratiquants. Cette interprétation restrictive de la liberté, d’ailleurs soutenue par les autres religions, représente un grave recul de l’esprit des lumières. Aujourd’hui, Voltaire serait diabolisé par nos bien pensants.
(3) Certes, on retrouve cette dimension religieuse dans certaines analyses consacrées aux sourates du Coran. Elles ne sont pas pertinentes en dehors de leur sphère théologique. La pensée politique doit toujours s’élever au rationnel et à ce qui existe ici et maintenant afin de porter un jugement sur le réel et non sur les mythes.

dimanche 2 septembre 2007

Turbulences financières : la victoire des Banques centrales

L’échéance de la fin août étant passée, la crise financière est à présent moins menaçante. Même s’ils restent encore nerveux, les marchés boursiers semblent rassurés par les interventions des Banques centrales qui se sont poursuivies tout au long de la semaine écoulée. Le Président Bush est à nouveau monté au créneau pour confirmer la solidité de l’économie américaine. La FED a réaffirmé sa volonté de fournir toutes les liquidités nécessaires. Enfin, la BCE cédant aux pressions, pourrait assouplir sa position sur les taux (ce qui serait d’ailleurs à notre avis une erreur). Nous ne sommes pas encore à l’abri de mauvaises surprises mais les probabilités penchent désormais dans le sens d’une normalisation progressive de la situation.

La réaction des deux principales Banques centrales s’est avérée décisive. Elles étaient déjà intervenues après les crises boursières d'octobre 1987 et de 2001, mais à notre connaissance, c’est la première fois que leur action se prolonge ainsi pendant plusieurs semaines. L’injection monétaire pour éponger des pertes risque pourtant de se traduire par des troubles sur le marché des changes ou par la relance de l’inflation. En fait, on escompte sans doute un accroissement des importations de produits chinois et indiens à bas prix pour contrebalancer l’effet inflationniste des masses d’argent qui viennent d’être déversées. L’avenir dira quelles en seront les conséquences au niveau de l’économie réelle.

Plusieurs leçons se dégagent : en premier lieu, on ne peut pas dire avec les socialistes ou les alter mondialistes, que les marchés manquent d’instruments de régulation. Nous sommes loin du temps ou au plus fort de la crise de 1930, le Président américain laissait faire les marchés en attendant « la reprise qui était au coin de la rue ». Bien loin d’être anarchique, le système des banques centrales s’est révélé réactif, organisé et hiérarchisé. Certains libéraux dogmatiques s’en désolent: fallait-il donc laisser une crise systémique entraîner les unes après les autres, les banques et leurs déposants dans la faillite?

En revanche, les banques et les spéculateurs qui ont pris des risques excessifs ne sont pas sanctionnés par le marché. On a sauvé tout le monde: les bons, les brutes et les truands! Le risque étant ainsi minoré, il faut s’attendre, selon certains, à de nouvelles bulles spéculatives. Reconnaissons toutefois que l’extension de la globalisation rend caduque nos analyses héritées du passé.

Gérard Pince