mercredi 19 novembre 2008

Les résultats du G 20

La nouvelle étude de la Free World Academy analyse, point par point, le communiqué du G20 qui s’est tenu le 15 Novembre à Washington, à l’initiative du Président Nicolas Sarkozy. Cliquez sur: www.freeworldacademy.com/globalleader/financialsummit.htm

Les médias français ont soit occulté, soit gravement déformé les résultats de cette conférence. A en croire les socialistes, elle marquerait le retour de Keynes et la condamnation du libéralisme. De leur coté, les libéraux dogmatiques évoquent le spectre de Roosevelt, du dirigisme et de l’étatisme! Il est vrai que le communiqué final est très technique et ne peut être pleinement compris que par des professionnels de l’économie et de la finance.

En réalité, le communiqué du G20 comporte une véritable apologie du libéralisme et du libre échange des biens et des capitaux. Il appelle à la conclusion, avant la fin de l’année, des négociations au sein de l’OMC qui visent à élargir encore davantage le champ de la globalisation. Le fait que des pays aussi différents que les USA, la Chine, la Russie et le Brésil de « Lula » aient paraphé un tel communiqué représente, en soit, un évènement historique. Certes, on verra ce que ces beaux principes pèseront à l’épreuve de la faillite annoncée des constructeurs d’automobiles, mais ce sera une autre histoire!

Sur le plan technique, le communiqué final reprend partiellement les cinq propositions formulées par notre étude préparatoire (se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/financialorder.htm ). En revanche, il ignore l’idée principale visant à restaurer la solvabilité des banques et renvoie l’essentiel des mesures précises à des groupes de travail qui devront rendre leurs conclusions avant la prochaine conférence prévue pour le 30 Avril 2009, en présence du nouveau président américain. Il faut donc espérer que les marchés financiers parviendront à se stabiliser d’ici cette date.

Le Président Sarkozy et Gordon Brown connaissaient nos propositions et s’en sont inspirés. Malheureusement, le président Bush est resté sous l’influence de Think tanks périmés (Hudson, American enterprise institute, Cato, Heritage, Mises etc.) qui se sont trompés du tout au tout sur les origines de la crise et qui achèvent de se discréditer en prétendant qu’il ne faut surtout rien faire ! J’ai d’ailleurs désactivé les liens qui pointaient sur leurs sites car il est inutile que nos apprenants perdent leur temps en lisant des sottises. En conséquence, je vous invite à vous reporter aux études de la Free World Academy qui sont validées par la nouvelle ère de la globalisation qui vient de s’ouvrir. J’ajoute que notre Think tank éducatif capitalise, à ce titre, un lectorat mondial en forte croissance.

Gérard Pince

mercredi 5 novembre 2008

Election d’Obama : le triomphe du racisme anti-blanc

Obama a gagné. Les élites et les médias l’ont soutenu sans même connaître son programme. Il fallait élire Obama en raison de la couleur de sa peau. Il fallait en effet expier l’esclavage, la colonisation et l’islamophobie.

Une large majorité de la population mondiale se félicite de ce vote raciste et y voit à juste titre, l’expression d’un vote anti-blanc. Il s’agit bien d’un jour historique. A partir de maintenant, nos jours sont comptés.

En Europe, cette élection encouragera tous les lobbys favorables à l’immigration de remplacement. La culture « blanche » sera invitée à se fondre dans un magma métissé, relativiste et multiculturel. En revanche, les cultures musulmanes, africaines et papoues seront magnifiées.

Le jour viendra ou cette société Orwellienne s’effondrera sous le poids de ses contradictions mais ce sera trop tard pour rétablir nos valeurs. Nous n’avons plus d’avenir : c’est désormais chacun pour soit et Dieu pour tous.

Gérard Pince

mardi 28 octobre 2008

Sommet financier du 15 Novembre- Mesures d’urgence

Notre nouvelle étude propose des mesures d’urgence soumises à l’appréciation du président Sarkozy et de son gouvernement dans le cadre de la préparation du prochain sommet du G20 le 15 Novembre à Washington. Cliquez sur www.freeworldacademy.com/globalleader/financialorder.htm

En dépit des injections de liquidités des banques centrales, le système financier continue à pâtir de l’insolvabilité potentielle des banques. Les différentes mesures ponctuelles de renflouement et les assurances verbales données par les états n’ont pas calmé la fébrilité des marchés.

Nous proposons donc que les principaux états établissent une lettre de garantie qui serait adressée aux cinquante plus importantes banques mondiales (1). Aux termes de cette lettre, ils se porteraient caution de tous les créanciers de ces banques (y compris les déposants) en les garantissant intégralement contre toutes pertes éventuelles.

En contrepartie, ces cinquante banques seraient assujetties à 5 réglementations d’exception:
- Supervision par un consortium d’institutions de contrôle sous l’égide du FMI.
- Clôture de toutes les opérations dans une liste de paradis fiscaux.
- Interdiction de prêter aux hedge funds.
- Obligation d’inclure dans leurs bilans les risques sur les produits dérivés et institution d’une chambre de compensation mondiale pour ces produits.
- Limitation raisonnable des avantages consentis aux directions et aux traders.

Grâce à cette initiative, la confiance serait restaurée et les banques concernées pourraient reconstituer leurs fonds propres en ayant recours au secteur privé. En effet, tous les déposants, et notamment ceux des paradis fiscaux, s’empresseraient de rapatrier leur argent dans ces cinquante banques pour bénéficier de leur garantie. En définitive, les états et les contribuables n’auraient donc rien à débourser au titre de leur caution.

Gérard Pince

1-Il existe plus de 10.000 banques de par le monde.

jeudi 23 octobre 2008

Crise et immigration.

Les anticipations de ralentissement économique et le dégonflement de la bulle spéculative des marchés dérivés tirent les bourses vers le bas. Le 4 juillet, j’avais prédit un CAC40 à 3.500. Aujourd’hui, je prends date à nouveau en prévoyant que le seuil de 2400/2500 sera atteint début 2009.

La purge des actifs financiers doit s’accompagner d’une purge économique conduisant à la disparition des entreprises qui vivaient à crédit ou grâce au recours au travail immigré. Dans ce contexte, il est erroné de vouloir relancer le crédit puisque ses excès sont à l’origine de la crise. Pour limiter le chômage résultant de la récession, il faut en revanche, arrêter l’immigration et renvoyer les étrangers (hors UE) présents sur le territoire français.

Il existe d'ailleurs des précédents: dans les années 30, la troisième République a contingenté l’entrée des étrangers (loi du 10 août 1932) et multiplié les expulsions. Par exemple, 130.000 polonais ont été rapatriés entre 1931 et 1936 et le nombre d’ouvriers étrangers présents sur le sol français a chuté de 37%.

Gérard Pince

lundi 13 octobre 2008

Crise : Bravo Sarkozy

Ayons l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : Le Président Sarkozy a remarquablement géré cette crise et les mesures adoptées aux échelons mondiaux, européens et nationaux vont dans le bon sens en sauvegardant les banques et par conséquent leurs déposants.

La garantie accordée aux prêts interbancaires et les fonds prévus pour des recapitalisations et des nationalisations provisoires, s’inspirent du modèle anglais. Saluons aussi la lucidité de Gordon Brown qui a balayé les réticences des allemands et des américains. Tout l’occident suit désormais la même politique.

Je suis plus réservé sur les obligations imposées aux banques concernant le financement des particuliers, des entreprises et des collectivités territoriales. En effet, la crise actuelle étant due à un excès de crédit, il serait plus judicieux de laisser la purge aller jusqu’à son terme. Il faut, en revanche, poursuivre les réformes de la sécurité sociale et des retraites afin d’alléger les charges des entreprises et les encourager à investir. Plus que jamais, notre rapport sur les freins à la croissance reste d’actualité (1).

Après les mesures d’urgence visant à circonscrire l’incendie financier, il convient de traiter la crise économique dont on ne mesure encore ni l’amplitude ni la durée. A cette occasion, espérons que le problème de l’immigration sera enfin abordé. En effet, l’immigration massive porte une responsabilité primordiale dans la crise financière actuelle (2). Les révisions déchirantes en cours, devraient inciter nos pouvoirs publics à en finir aussi avec cette politique ruineuse (3).

Gérard Pince

1- Se reporter à www.freeworldacademy.com/chronique.htm

2- Se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/financialcrisis.htm ou cliquez sur google en inscrivant : origins of the financial crisis. (8 jours après sa publication, cette étude figure en 1ere page sur Google sur plus de 10.000.000 d’entrées!).
Entre 2000 et 2008, les USA ont accueilli 20 millions de migrants légaux ou illégaux. Globalement, l’immigration légale ou illégale représente 57 millions de personnes. 45% des enfants de moins de 5 ans vivant aux USA appartiennent à une minorité raciale ou ethnique : Cliquez sur census bureau.

3- Se reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm ; Toujours occultée et pourtant largement connue, cette étude est incontournable pour comprendre les relations entre immigration, stagnation des salaires, chômage, et déficits publics et privés.

jeudi 2 octobre 2008

Les origines de la crise financière

Je vous invite à prendre connaissance de notre nouvelle étude consacrée aux origines de la crise financière en cliquant sur www.freeworldacademy.com/globalleader/financialcrisis.htm

Les vraies causes d’une crise financière sont toujours économiques et politiques. Dans le cas présent, la globalisation s’est traduite par de graves déséquilibres macroéconomiques. Au lieu de traiter ces problèmes, les Etats Unis ont eu recours à une immigration massive pour contenir les rémunérations des salariés. Comme une telle politique risquait de restreindre la consommation et la croissance, le gouvernement a encouragé un endettement anormal des ménages afin de compenser la stagnation des salaires en termes réels. Le retournement de conjoncture, en relation avec la hausse des matières premières, a donc entraîné l’effondrement financier de cet empire de dettes.

Dans les pays européens comme la France, on retrouve les mêmes causes (délocalisations, immigration et stagnation des salaires en termes réels) mais le mécanisme y est différent. En effet la stagnation des salaires n’a pas été compensée par le crédit bancaire mais par l’octroi permanent d’allocations diverses. Les ménages sont donc moins endettés mais c’est l’Etat qui supporte le poids de ces politiques.

Ces conclusions reposent sur des recherches portant sur les statistiques du Census bureau, de l’US bureau of labor statistics, de la Banque mondiale et de la Banque des règlements internationaux. Ceux qui suivent nos études savent que nous avions envisagé dès 2004 de telles dérives (cliquez sur Malaise in globalization). Mieux encore notre étude de 2005 (cliquez sur future of the USA) comporte certains paragraphes qui revêtent un accent prophétique à la lumière des évènements actuels.

Nous avons donc une légitimité suffisante pour dire que cette crise risque de déboucher sur des évènements qui étaient jusqu’à présent inimaginables. En effet, il ne s’agit pas d’une crise du système capitaliste. Il s’agit d’une crise de civilisation marquée par un affaiblissement général des valeurs d’honnêteté, de compétence et donc de confiance. Nous avons vécu à crédit sans anticiper le transfert de richesses occasionné par la hausse des matières premières et l’émergence de nouvelles puissances. En dépit de nos nombreux avertissements, nos compatriotes n’ont pas voulu regarder les conséquences culturelles et morales de l’immigration. Nous n’avons pas réalisé que la globalisation allait désormais de pair avec la tiers mondisation de nos propres sociétés. Notre jeunesse qui est encore plus fragile que celle de mai 68, refuse de prendre en compte ces réalités. Elle boira donc le calice jusqu’à la lie.

Gérard Pince

samedi 20 septembre 2008

La guerre en Afghanistan: le piège

Un débat parlementaire étant consacré à la question afghane, il faut rappeler que cette guerre fut lancée en réponse aux attentats du 11 septembre 2001, afin de capturer bin Laden, de détruire al Qaeda et d’empêcher le retour des talibans. Sept ans plus tard, bin Laden reste introuvable et les forces occidentales font face à une guerre sans fin. Pour se justifier, nos politiciens invoquent à présent la nécessité de démocratiser le pays ou de libérer les femmes. Au nom des mêmes principes, pourquoi ne pas attaquer alors l’Arabie Saoudite, le Yémen ou le Pakistan? En vérité, les occidentaux se sont laissés entraîner dans le piège afghan parce qu’ils n’ont jamais voulu analyser les motifs réels de la tragédie du 9/11.

Après la défaite des troupes soviétiques, les puissances islamiques ont pensé qu’elles pouvaient aussi vaincre la seule super puissance restante. Les soviets ayant été battus dans le désert afghan, il fallait y attirer les occidentaux. Les comploteurs ont donc chargé leurs mercenaires (bin Laden et al Qaeda) de commettre des attentats spectaculaires, en espérant que les américains se précipiteraient dans le piège afghan. Cette machination a parfaitement fonctionné et nous en voyons les résultats. Pendant que nos troupes chassent des fantômes dans le désert, l’Islam poursuit sa conquête de l’Europe grâce à l’argent du pétrole et aux flux migratoires en provenance des pays musulmans.

Il faut changer de stratégie en ciblant les véritables instigateurs du terrorisme et non leurs leurres. Il faut surtout éradiquer les mouvances terroristes qui prospèrent impunément en Europe. Notre vulnérabilité au terrorisme résulte de la présence d’une cinquième colonne sur notre sol. On ne dira jamais assez que les terroristes sont à domicile et non à 10.000 kilomètres de chez nous.

Je vous conseille donc de vous reporter à notre nouvelle étude en cliquant sur : www.freeworldacademy.com/globalleader/afghanistan.htm . Nous n’avons sélectionné que des faits publics et avérés en évitant toutes les stupidités conspirationnistes. Nous nous sommes contentés de regrouper ces faits d’une manière logique afin de nourrir votre réflexion. Pour ma part, j’en retire une impression de malaise et j’en garde le sentiment que bien des choses restent cachées.

Gérard Pince

lundi 8 septembre 2008

Géorgie:le dessous des cartes

La guerre en Géorgie n’est que le dernier épisode d’une série de conflits dans les Balkans et le Caucase. Les Etats Unis et l’Union Européenne veulent en effet contrôler les oléoducs qui raccordent les hydrocarbures de la Caspienne au marché mondial afin d’empêcher l’émergence d’un nouvel “empire Russe” qui pourrait contrarier l’hégémonie américaine.

20 ans après la chute de l’union soviétique, cette politique n’a aucune justification idéologique ou économique. Elle ne répond pas aux intérêts de l’Europe. Il faut d’urgence cesser ce jeu dangereux et promouvoir enfin un grand partenariat avec la Russie.

Pour résister au bourrage de crânes, je vous conseille de vous reporter à www.freeworldacademy.com/globalleader/georgia.htm . Cette étude permet de relier des évènements distincts dans le temps et l’espace. Elle comporte, comme à l’accoutumée, des cartes et des statistiques précieuses sur le marché mondial du pétrole et du gaz.

Gérard Pince

vendredi 4 juillet 2008

Le silence est d’or.

A défaut de m'expatrier, je me suis replié en bon ordre dans un village de la France profonde.

En effet, face au crétinisme ambiant, encore illustré par l’hystérie Betancourt, la seule attitude digne consiste à se taire.

On reverra tout cela quand les français auront l’esprit plus clair: quand le brut atteindra 250$ ou quand le CAC sera à 3500, par exemple !

En attendant, bonnes vacances à tous.

Gérard Pince

vendredi 30 mai 2008

Oui ! On peut baisser le prix du carburant.

La hausse durable du prix des carburants fragilise tous ceux qui travaillent, non seulement les pêcheurs ou les routiers, mais aussi les salariés qui font 50 Kms par jour pour rejoindre leur emploi. Ces personnes méritantes réclament une baisse du prix qui serait possible à condition de supprimer la TVA et la TIPP prélevées par l’Etat. On devrait donc pouvoir vendre du carburant détaxé à ceux qui en ont besoin, en s’inspirant, par exemple, du système des coupons essence qui existait autrefois en Italie au profit des touristes. Pour que cette diminution de recettes n’aggrave pas le déficit des finances publiques, il suffirait de réduire les dépenses en faveur de ceux qui ne travaillent pas ou qui font semblant de travailler (2).

Le Pouvoir est confronté à deux types de contestations: celle des gens qui se lèvent tôt et celle des anciens combattants de mai 68. En conformité avec ses principes, il lui incombe d’aider les premiers et de pénaliser les seconds. De leur coté, ceux qui exigent un carburant détaxé renforceraient leur position en réclamant la révision des allocations versées par l’Etat providence. Il faut donc soutenir leurs mécontentements pour inciter le Gouvernement à faire les choix qui s’imposent.

Gérard Pince.

1- À cet égard, j’approuve la décision du Président Sarkozy d’ouvrir le marché de l’emploi aux pays de l’Est de l’Union européenne. L’arrivée de baltes ou de polonais comblera un vide qui aurait de toutes façons été rempli par ceux qui ne partagent pas nos valeurs et qui n’ont rien à faire en France. Cette histoire grotesque de virginité en donne encore un exemple patent.

jeudi 22 mai 2008

Le niveau intellectuel des Français

Plus j’observe la société française et plus je pense au livre des professeurs Lynn et Vanhanen, publié en 2002 et consacré à l’étude des quotients intellectuels moyens dans 81 pays. La France arrive en 21ème position dans cet échantillon mondial et au 10ème rang en Europe de l’ouest avec un QI moyen de 98 (107 à Hong Kong et 102 en Allemagne). L’immigration ne va pas améliorer cette situation puisque les 16 pays africains étudiés se situent tous en queue du classement mondial avec des QI s’étageant entre 59 et 77 (1).

Ces données sont confirmées par le niveau de notre enseignement. Le classement 2008 de l’université de Shanghai (2) vient de tomber et ses résultats sont douloureux. Sur les 500 premières universités mondiales, on compte 308 américaines, 50 britanniques et seulement 9 françaises. Symbole de l’élitisme républicain, l’Ecole Normale Supérieure n’arrive qu’à la 39ème place dans la liste des 100 premiers établissements en sciences naturelles et mathématiques. Alors que la France forme chaque année autant de psychologues et de sociologues que l’ensemble de l’Union européenne, aucun établissement français ne figure dans la liste des 100 premières universités en sciences sociales. Ces résultats démontrent l’insuffisance des réformettes en cours. Au lieu de dépenser en pure perte, il serait plus judicieux d’allouer des bourses aux élèves méritants pour qu’ils puissent suivre des études sérieuses au Royaume uni ou aux USA.

Le battage organisé autour de Lévi Strauss signale aussi l’affaiblissement du niveau intellectuel. Ouvrons son opuscule « Race et Histoire » qui représente la bible du relativisme culturel. On y apprend que l’Orient dispose d’une avance millénaire sur l’Occident dans la connaissance du corps humain (il cite notamment le cas du Yoga). Autrement dit, toutes les avancées de la science occidentale en matière de biologie, de génétique ou de médecine comptent pour des prunes comparées aux pratiques merveilleuses des fakirs ! Dans le cadre du bourrage de crâne, sa lecture est pourtant un sésame pour tous ceux qui veulent réussir leur cursus dans les sciences humaines (3).

Enfin, si les Français votaient aux élections américaines, ils choisiraient Barack Hussein Obama à une écrasante majorité. Ils ignorent pourtant tout de son programme. Mais il suffit qu’il soit noir pour satisfaire un penchant morbide à la repentance universelle. Ne soyez donc pas surpris par toutes les bêtises que vous pouvez lire ou écouter en ce moment. Elles reflètent la situation intellectuelle de notre malheureux pays (4).

Gérard Pince

1- Le livre s’intitule « IQ and the wealth of nations ». Se reporter à http://en.wikipedia.org/wiki/IQ_and_the_Wealth_of_Nations pour retrouver le classement et ses commentaires.
2- L’université Jiao Tong de Shanghai réalise chaque année ce classement qui est internationalement reconnu. Pour plus de détails, reportez vous à
http://ed.sjtu.edu.cn/ARWU-FIELD2008.htm
3- Je cite in extenso le passage du livre : « L’Occident, maître des machines, témoigne de connaissances très élémentaires sur l’utilisation et les ressources de cette suprême machine qu’est le corps humain. Dans ce domaine au contraire, comme dans celui, connexe, des rapports entre le physique et le moral, l’Orient et l’extrème-Orient possèdent sur lui une avance de plusieurs millénaires. Ils ont produit ces vastes sommes théoriques et pratiques que sont le yoga de l’Inde, les techniques du souffle chinoises ou la gymnastique viscérale des anciens Mahoris » Quand j’étais à science po, il était déjà de bon ton d’opiner gravement dès que le nom de Lévi Strauss était prononcé. Hélas, aujourd’hui comme hier, les étudiants fragiles prennent ces inepties pour argent comptant.
4- Un conseil en passant: faites le plein de votre véhicule. Les marins bloquent les terminaux pétroliers et les routiers risquent ensuite de les imiter. N’oubliez pas qu’avec des imbéciles tout devient possible !

vendredi 9 mai 2008

Une crise peut en cacher une autre: les vraies raisons de s’alarmer.

Les émeutes de la faim en Afrique et les hausses de prix en Europe annoncent une crise de sous production durable qui risque d’assombrir les prochaines décennies.

Il faut tout d’abord comprendre ses causes. Elle ne provient pas seulement de l’accroissement de la population (1). Elle résulte surtout de l’élévation du niveau de vie des classes moyennes asiatiques qui représentent près de 800 millions de personnes, soit l’équivalent de la population totale de l’Europe et des USA. On sait que cela se traduit déjà par une hausse de la demande en matières premières (pétrole, minerais etc.). En revanche, on parle peu du choc que cela va provoquer au niveau des ressources alimentaires mondiales. En effet, ces classes moyennes consomment de plus en plus de produits animaux (Laitages, viandes etc.). Or, il faut 7 kilos de céréales et plusieurs m3 d’eau pour produire en moyenne un kilo de viande. A partir de ce taux de conversion, il est facile d’imaginer l’énorme pression exercée sur l’agriculture et les disponibilités en eau (2) : sachant que notre terre nourrit convenablement 800 millions d’occidentaux et tant bien que mal le reste de l’humanité, il faudrait donc une seconde planète pour permettre à 800 millions d’asiatiques d’accéder à nos niveaux de consommation!

Normalement, la science et le progrès technique devraient relever ce défi. On sait déjà combiner les atomes pour fabriquer des matériaux artificiels. On pourrait produire des biens agricoles hors sol, et notamment des aliments comparables aux produits carnés (3). On devrait pouvoir augmenter à l’infini les ressources en eau potable grâce au dessalement des mers. Enfin, on parviendra un jour ou l’autre à capter l’énergie solaire et à remplacer le vieux moteur à explosions. Lorsque les économistes classiques et les écologistes invoquent la rareté, les scientifiques répondent à juste titre que la science et le progrès technique tendent au contraire vers l’abondance (4). Cela signifie que la seule ressource indispensable réside dans le cerveau humain et sa capacité créative. Pourtant, en dépit de ces perspectives, et alors que la terre pourrait supporter 12 à 15 milliards d’habitants, nous observons partout des plaques de pénurie qui s’étendent comme en atteste le regain de l’inflation mondiale.

On doit donc se demander si cette crise ne résulte pas d’une altération de nos capacités scientifiques. Pendant des millénaires, l’humanité a végété dans la rareté en raison des contraintes sociales qui limitaient la créativité des individus. Les extraordinaires progrès enregistrés au cours des trois siècles précédents ont résulté pour l’essentiel de la révolution des Lumières et de ses composantes politiques et civiles qui ont libéré l’esprit humain et favorisé le développement exponentiel des sciences. Or, le retour actuel de tous les obscurantismes représente une menace pour la créativité et risque de faire retomber l’humanité dans les trappes de la rareté. Plusieurs manifestations de cette tendance paraissent déjà évidentes. La secte écologique s’oppose partout au progrès scientifique et notamment à la fusion nucléaire qui garantirait une énergie illimitée, non polluante et sans déchets. De leur coté, les religions condamnent les avancées de la génétique qui apporteraient pourtant des solutions innovantes dans les domaines vitaux de l’alimentation et de la santé. Dans un tel contexte, les jeunes se détournent des études scientifiques et de nombreux savants s’alarment d’un risque de tarissement du progrès technique.

La crise actuelle de sous production a donc peut être pour cause principale une crise intellectuelle de grande ampleur qui risque de retarder les effets bénéfiques du progrès technique et d’enfoncer l’humanité dans la pénurie et les guerres ethniques qui en résulteront.

Gérard Pince

1- À l’échelle mondiale la production agricole depuis la guerre a suivi l’augmentation de la population et le pourcentage de personnes mal nourries s’est même réduit sur la période. Le cas de l’Afrique évoqué dans un article précédent fait exception en raison de deux singularités : D’une part, sa démographie est démentielle puisque sa population devrait être multipliée par 9 entre 1950 et 2050. D’autre part, tous les experts considèrent que les africains sont incapables de gérer une telle situation.
2- Par exemple en 20 ans, la consommation de viande par habitant en Chine est passée de 20 à 50 kg par an. Il faut toutefois adopter une certaine prudence à l’égard des taux de conversion. Par exemple, en élevage extensif, les bovins se nourrissent surtout de l’herbe de pâturages qui seraient, de toutes manières, impropres à la culture des céréales.
3- À partir des algues. Ce qui permettrait d’en finir avec les massacres d’animaux qui déshonorent notre espèce.
4- Au fur et à mesure que la science étend l’abondance, les prix diminuent et le domaine de l’économie classique en tant que « science » de la rareté se réduit d’autant. Plus précisément, l’économie classique n’est qu’un résidu dans un monde où la science n’a pas encore atteint toutes ses potentialités. En théorie, tout problème de rareté, et donc tout problème économique, devrait pouvoir se résoudre grâce au progrès technique. Reportez vous à
www.freeworldacademy.com/globalleader/ecodev.htm

mercredi 7 mai 2008

De la crise financière à l’inflation.

La crise financière n’est pas terminée mais le risque de faillite systémique semble désormais conjuré puisque les Banques Centrales se sont engagées à fournir toutes les liquidités nécessaires aux établissements de crédit en difficulté (1). Par ailleurs, la contagion de la crise à l’économie réelle reste pour le moment limitée. Certes, les restrictions de crédit ralentissent l’activité économique mais la récession n’est toujours pas au rendez vous puisque le taux de croissance de l’économie américaine s’est avéré positif au premier trimestre 2008 (2).

Ces résultats ont été acquis au prix d’une injection monétaire, massive et permanente, qui débouche à présent sur l’inflation. Depuis la Rome antique, les états ont toujours recouru à ce moyen pour réduire leurs dettes. Dans le cas de la France, l’Etat pourra ainsi différer la réforme des comptes sociaux et l’assainissement des dépenses publiques. Les retraites seront payées en monnaie de singe: Avec un taux d’inflation de 6% par an le pouvoir d’achat d’une pension sera diminué de moitié en moins de 12 ans (3).

Ces tendances inflationnistes risquent de perdurer sur le long terme dans la mesure ou elles se conjuguent à une crise de sous production mondiale sur laquelle nous reviendrons prochainement.

Gérard Pince

1- Certains s’imaginent naïvement que les banques centrales ne pourront pas maintenir un tel soutien en raison de l’épuisement de leurs « réserves ». En réalité, les réserves sont aussi illimitées que le papier qui sert à fabriquer les billets de banque!
2- Rappelons qu’une récession correspond à deux trimestres consécutifs enregistrant un taux de croissance négatif.
3- Le rendement des placements non risqués (assurance vie et sicav en euros) ne protège pas d’une telle dégradation et les épargnants ont désormais intérêt à privilégier les actifs qui augmentent au même rythme que la hausse des prix.

dimanche 20 avril 2008

Les vraies causes de la famine.

Après la crise financière, les médias s’emparent des émeutes de la faim en Afrique. Le Président Sarkozy en appelle à notre conscience pour verser un tribut supplémentaire dans le puits sans fond de l’aide au continent noir. Que Mr Sarkozy se rassure: notre conscience est en paix mais notre raison s’insurge contre les informations absurdes dont elle est abreuvée. Une fois de plus, il faut donc opposer les chiffres aux mensonges (1).

On nous répète que l’augmentation des prix agricoles (riz, blé, huile etc.,) résulte d’une pénurie de l’offre liée à de mauvaises récoltes, au recours aux bios carburants et à l’extension de l’élevage pour répondre aux changements alimentaires des classes aisées des pays émergents. En revanche, nul ne songe à invoquer la croissance incontrôlée de la population qui explique la hausse de la demande. Par exemple, l’Afrique comptait 224 millions d’habitants en 1950. Sa population s’élève aujourd’hui à 922 millions et devrait atteindre 2 milliards en 2050. La population africaine aura donc été multipliée par 9 en un siècle.

Cette croissance exponentielle s’explique par le faible recours au planning familial. Le pourcentage de femmes mariées pratiquant la contraception s’élève à 14% en Afrique contre 83% en Chine. Ce retard a des causes idéologiques et religieuses: dans toutes les conférences internationale, les pays du tiers monde entraînés par l’Algérie se sont constamment opposés aux résolutions recommandant le planning familial. Les leaders du tiers monde prétendaient en effet que le contrôle des naissances était le fruit d’une conspiration des occidentaux visant à réduire la puissance du continent africain en limitant sa population. Le thème de la surpopulation est donc devenu nauséabond et raciste et c’est pourquoi plus personne n’en parle au nom du politiquement correct (2).

En dépit de cette démographie délirante, les immenses potentialités de l’Afrique, si elles étaient bien gérées, pourraient nourrir sa population. La hausse des prix des matières premières agricoles devrait d’ailleurs favoriser l’augmentation de la production en offrant des prix plus attractifs aux petits paysans africains (3). Malheureusement, les gouvernements locaux dilapident les ressources nécessaires à l’achat de semences, d’engrais et d’outils et découragent les paysans en refusant de leur donner les titres de propriétés des terres qu’ils cultivent. De plus, en Rhodésie comme en Afrique du sud, tout est fait pour chasser les fermiers blancs qui assuraient l’essentiel de la production moderne.

Les potentats locaux et les intellectuels qui les représentent sur nos plateaux de télévision se moquent comme d’une guigne de la misère de l’Afrique. L’aide internationale qui sera collectée n’ira pas à Dakar ou à Nairobi. Elle prendra la direction du lac Léman. Ce n’est pas nouveau. Cela dure depuis l’indépendance. Les africains portent donc l’entière responsabilité des maux qui les affligent. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

Gérard Pince

1- Chiffres des Nations unies : http://www.un.org/esa/population/unpop.htm Pour prendre une vue globale des problèmes démographiques, se reporter à : http://www.freeworldacademy.com/globalleader/population.htm
2-Il est tellement plus commode d’invoquer les responsabilités des blancs. Il est vrai que la colonisation a favorisé la croissance de la population en réduisant la mortalité infantile grâce à des campagnes massives de vaccinations obligatoires et gratuites.
3- Cette situation devrait aussi mettre un terme à la complainte de la “baisse tendancielle du prix des matières premières” sujet favori des thèses soutenues par les étudiants africains de passage au quartier latin.

vendredi 18 avril 2008

Le choc en 2009 : Pour une révision déchirante en Europe.

A la veille de la Présidence française, le bilan de la construction européenne s’avère calamiteux.

En matière économique, le Grand Marché et l’instauration de l’Euro devaient entraîner une forte croissance, renforcer la compétitivité de l’Europe et améliorer le niveau de vie de ses habitants. Cette promesse n’a pas été tenue. L’Europe connaît depuis des décennies une croissance molle, un chômage élevé et une paupérisation relative de ses classes moyennes. Entre 2002 et 2006, le taux de croissance moyen de la zone Euro s’est élevé à 1,6% contre 3,2% pour le reste du monde. Pire encore, le pourcentage de haute technologie dans les exportations de produits industriels est passé, pendant la même période, de 19 à 16% alors qu’il s’élevait à 30% pour la Chine en 2006 (1). Ou est donc passé notre avantage comparatif?

Que ce serait il produit si nous n’avions pas adhéré à la construction européenne? Les chiffres donnent une réponse impitoyable. Ce sont les pays les plus anciennement intégrés (Italie, Belgique, France, Allemagne) qui ont enregistré les plus mauvaises performances en matière de croissance. Sur les 4 pays européens qui bénéficient du PIB par habitant le plus élevé (Le Luxembourg, l’Islande, la Suisse et la Norvège) trois n’appartiennent pas à l’Union européenne.

Ce triste bilan résulte des erreurs stratégiques de la Commission de Bruxelles. On a démantelé nos barrières tarifaires tout en conservant, en interne, les entraves de l’état providence. On a gaspillé le budget européen pour une politique agricole incitant à l’extension des jachères alors qu’il aurait fallu anticiper les risques d’une pénurie mondiale. On a fait appel à l’immigration du tiers monde pour peser sur les salaires au risque d’affaiblir les finances publiques des états membres. Enfin, on veut à toute force s’ouvrir à la Turquie alors qu’il faudrait s’élargir vers la Russie et l’Ukraine pour bénéficier de leurs ressources énergétiques et de leurs grands espaces (2). En bref, autant de politiques européennes, autant d’échecs.

Dans le domaine politique, l’Union européenne compromet l’avenir de notre civilisation par le biais d’une immigration et d’une islamisation massive. Au vu de ce phénomène inédit, le grand historien américain, Bernard Lewis, en a conclu que l’Europe serait la partie occidentale du monde arabe avant la fin du siècle. En effet, les calculs de la Free World Academy montrent qu’en tenant compte de l’élargissement à la Turquie et du maintien des paramètres actuels en matière d’immigration et de natalité, la population de culture musulmane devrait représenter 53% de la population globale de l’Union en 2100 (3).

Pour faciliter l’intégration de cette immigration voulue par l’élite mondialisée, l’Union a renoncé à toute identité européenne en récusant ses racines communes. Les identités nationales ont été stigmatisées au profit d’une société fondée sur le communautarisme et qui débouche sur la tiers-mondisation en guise de globalisation. A présent, la Commission s’efforce d’interdire la moindre critique de l’islam. Par exemple, elle vient de menacer les juges turcs qui voulaient protéger leur constitution face à un gouvernement qui remet en cause la laïcité en autorisant le port du voile à l’Université.

Peut on pour autant sortir de l’Europe? Imaginez que vous viviez avec des copropriétaires insupportables dans une cabane isolée en zone arctique. En sortir vous exposerait à une mort certaine en raison du froid polaire. Il faut donc rester à l’intérieur mais en s’y ménageant une sorte d’espace réservé interdit aux autres occupants. De même, les liens économiques et monétaires tissés au fil des décennies avec l’Europe ne peuvent pas être rompus du jour au lendemain. Une sortie de l’Europe ou de l’Euro comme le réclament certains, entraînerait un chaos économique et monétaire, avec pour conséquences la ruine des épargnants et une chute brutale de 10 à 20% du PIB français (4). Comme dans l’exemple de notre cabane, il faut donc se ménager un espace souverain en opposant notre veto à toutes les initiatives de la Commission, et en refusant d’appliquer les décisions prises à la majorité qui ne nous conviendraient pas. Le poids de la France dans l’Europe est tel que les autres états seront alors obligés, qu’ils le veuillent ou non, de tenir compte de nos positions.

Cette stratégie doit se fonder sur une série de refus catégoriques formulés par les autorités françaises: non aux directives visant à retreindre nos libertés de conscience et d’expression, non à l’abandon de notre identité, non à l’immigration extra-européenne, non à l’adhésion de la Turquie, non à l’Union méditerranéenne, non à toute politique commerciale conduisant à démanteler davantage nos protections tarifaires. La France est encore assez forte pour dire Non et bloquer la poursuite de ces politiques suicidaires. Les candidats de Salut public que nous appelons de nos vœux devraient défendre cette ligne directrice lors des prochaines élections européennes de 2009.

Gérard Pince

1- Comme d’habitude, tous ces chiffres proviennent de la banque mondiale : http://www.worldbank.org/
2- Le seul acquis de l’Union soviétique est d’avoir protégé ses populations de l’immigration extra européenne. C’est pourquoi Saint Pétersbourg est aujourd’hui plus européenne que Paris. Cela prouve aussi que contrairement à ce que prétendent les lobbys immigrationnistes, la déferlante migratoire n’est nullement une fatalité. Quand on veut, on peut!
3- Se reporter à
http://www.freeworldacademy.com/globalleader/agendacont.htm
4- Par analogie avec la chute enregistrée par les pays de l’Est lorsqu’ils sont sortis du système soviétique.

vendredi 11 avril 2008

Immigration: Les chiffres de 2006

Je m’efforce chaque année de vous tenir au courant de l’évolution de l’immigration en me fondant sur les statistiques officielles. Je m’appuyais jusqu’à présent sur le rapport annuel de la Direction de la population et des migrations mais il se trouve que sa dernière édition a été retirée de la vente pour des raisons obscures. Il faut donc à présent se baser sur le rapport de l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration, ce qui induit une rupture en raison de changements dans les regroupements statistiques (1).

Cela étant, cet Observatoire retient en 2006 un chiffre global de 184.000 entrées d’étrangers ayant obtenu un titre de séjour d’un an et plus. Ce chiffre exclut les saisonniers, les autorisations provisoires de travail et les demandeurs déboutés du droit d’asile et qui restent pourtant sur le territoire. En réintégrant ces catégories, on obtient 235.000 entrées en cohérence avec les chiffres des années précédentes. Rappelons que ces données concernent uniquement les ressortissants des pays tiers (extérieurs à l'Union européenne) à l’exception d’une dizaine de milliers d’européens de l’est entrés au titre du travail saisonnier. Le tableau suivant qui retrace l’évolution depuis 1999 confirme la stabilisation enregistrée en 2005.

Tableau (En milliers)
Années ----------1999----2000----2001----2002----2003-----2004-----2005-----2006
Total ------------153,7---184,3----216,2----255,2--- 265,1-- --271,9--- -251,7-----235,4

Source: Chiffres extraits du rapport de la Direction de la population et des migrations 1999 à 2005 et de du nouvel observatoire pour 2006.

Malheureusement, les flux clandestins s’ajoutent à ces chiffres officiels. Outre les déboutés du droit d’asile, la principale source d’entrées irrégulières réside dans les visas touristiques délivrés chaque année (2). En 2006, la France en a accordé 933.000 à des ressortissants du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne, et du Moyen Orient (y compris la Turquie). Connaissant les conditions socio économiques qui prévalent dans ces régions, il est probable que de nombreux touristes ne viennent pas seulement pour visiter le Louvre et restent en France à l’expiration de leurs visa pour profiter pleinement des avantages offerts par notre pays de cocagne. Par convention, on estimait jusqu’à présent à environ 100.000 par an le flux d’entrées irrégulières à ce titre mais pourquoi pas 200 ou 300.000? Cela signifie que ces statistiques officielles ne veulent plus rien dire et que la seule indication sérieuse provient de l’observation : Dans la plupart des voitures du métro, les minorités visibles sont désormais majoritaires.

Puisque les flux annuels sont inconnus, le chiffrage de la population présente sur le territoire devient impossible. Sachant que le stock de personnes originaires de l’immigration des pays tiers (immigrés et descendants directs) était estimé à 6,4 millions en 1999, la simple prise en compte des entrées officielles, du taux de natalité depuis cette date, et d’un chiffre forfaitaire de 1 million de clandestins conduirait à un total de 10 millions soit 16% de la population française (une personne sur six). En réalité, seul l’établissement d’un registre des populations et le lancement d’un recensement exhaustif permettrait de connaître enfin le chiffre exact de personnes issues de l’immigration dans la population française. Il n’en est pas question.

Le Pouvoir ne fait rien pour résister à cette invasion (pour reprendre l’expression du Président Giscard d’Estaing). Il faudrait tout d’abord revoir le RMI et les autres allocations du même type qui jouent le rôle d’une pompe aspirante. Je rappelle que les propositions de la Révolution bleue prévoient la suppression de ces aides et leur remplacement par une indemnité forfaitaire versée en contrepartie d’une mission d’utilité publique. Ce transfert présenterait l’avantage de bénéficier aux seuls nationaux français puisque la législation actuelle leur réserve les missions publiques. En second lieu, il conviendrait de ne pas renouveler les cartes de séjours des étrangers au chômage. En effet, aucun texte, ni aucun traité, n’interdit à un Etat de renvoyer les étrangers dans leur pays d’origine (3). Enfin pour des raisons évidentes, il faudrait dorénavant interdire l’immigration et le tourisme en provenance des pays contaminés par l’Islamisme.

Ces mesures pourraient s’accompagner d’un volet répressif basé sur deux articles de loi énoncés comme suit « Tout étranger séjournant illégalement sur le territoire français commet un crime passible de 5 à 10 années de prison et du double en cas de récidive » et « Toute personne qui, soit d’une manière isolée, soit en association, apporte son soutien à des immigrés illégaux commet un crime passible de la même peine que le contrevenant principal». Ces articles du code pénal ne contrediraient ni notre constitution, ni les traités internationaux signés par la France. Leur affichage dans les aéroports et aux frontières terrestres, aurait un effet dissuasif certain.

La quatrième République est tombée en raison de son incapacité à trouver une solution au problème algérien. La cinquième République conduit le pays à la faillite financière (4) faute de prendre à bras le corps le problème de l’immigration. Malheureusement, le sujet reste tabou: même le rapport de la Chambre des Lords a été complètement occulté! Nous parlons donc dans le désert mais une chose est certaine: on ne nous fera pas taire.

Gérard Pince

1- Pour consulter le rapport, se reporter à http://www.hci.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_statistique_2006.pdf . Au lieu d’instituer sans cesse de nouveaux « observatoires » et « hauts comité », la première chose à faire consisterait à dissoudre l’INSEE et l’INED et à confier leurs missions à des instituts privés.
2- La procédure informatique d’enregistrement des sorties qui existe déjà dans la plupart des pays, ne sera pas opérationnelle dans l’espace Schengen avant 2011 !
3- face a la crise économique, 130.000 polonais ont été rapatriés entre 1931 et 1936 par le Gouvernement de la troisième République
4-Se reporter à
www.freeworldacademy/globalleadre/IMMIG.htm

mardi 8 avril 2008

Tibet, Colombie, Irak, Afghanistan

Les français se passionnent décidément pour ce qui ne les regarde pas. Les français? Disons plutôt l’élite mondialisée qui poursuit des lubies sans aucun rapport avec les intérêts bien compris de nos compatriotes.

Commençons par le Tibet. La suzeraineté de la Chine sur cette région n’a jamais été remise en question par le concert des nations. Il faut certes défendre l’identité culturelle et religieuse des tibétains mais je crains que toute cette agitation puérile ne nous détourne des véritables menaces qui pèsent sur notre propre civilisation. Cette observation s'applique aussi au battage médiatique organisé autour du cas d’Ingrid Betancourt qui illustre la solidarité clanique de notre élite mondialisée. L’ampleur des moyens déployés pour sauver cette riche héritière contraste avec l’indifférence affichée face au sort des roturiers français capturés par des pirates au large de la Somalie. Comme pour l’arche de Zoé, tout cela se terminera par des rançons au frais des contribuables. Une fois de plus, adjurons nos compatriotes de ne pas voyager dans ces zones à risques. Le gouvernement devrait annoncer qu’il ne paiera plus et que l’assaut sera immédiatement ordonné contre tous les preneurs d’otages. A défaut, la capture des blancs redeviendra une entreprise en pleine expansion, comme autrefois, avant la colonisation.

Il est de bon ton de prédire l’échec des américains en Irak. En réalité, la situation s’y stabilise grâce au ralliement des tribus sunnites. Les irakiens ont déjà réussi à se défaire d’al qu’Aida qui se reporte au Maghreb sur un terrain plus propice à son fanatisme bestial. L’Irak devrait donc à terme retrouver la paix. La raison en est simple: avec la Jordanie, ce pays bénéficie de la présence d’une élite instruite et relativement ouverte aux lumières. Je doute que les intérêts français profitent de cette situation compte tenu de leur complicité avec Saddam et de leur implication dans la corruption liée au trafic « pétrole contre nourriture » patronné par l’ONU. De plus, l’hostilité manifestée par nos pseudos géopoliticiens à l’égard des autorités nouvelles ne peut que compromettre nos chances de revenir dans ce pays.

Il faut s’étendre plus longuement sur l’Afghanistan puisqu’il est envisagé d’y envoyer des troupes supplémentaires. Dans une vie antérieure, j’ai accueilli des délégations de combattants afghans à Paris lors de la guerre contre l’URSS. Je les ai présentées à Raymond barre, François Léotard et des personnalités du monde des affaires et de la politique. J’ai présidé, en leur présence, des réunions publiques afin de les aider à recueillir des soutiens. Je dois préciser que mes « protégés » étaient des talibans islamistes. Ils n’entretenaient aucun rapport avec Massoud, idole de la France et de l’islam des lumières, qui avait négocié une trêve avec Andropov. Il fallait en effet soutenir la résistance la plus radicale pour fixer l’armée soviétique sur le « caillou » afghan et la dissuader d’envahir l’Europe occidentale.

Je garde en mémoire l’image de ces guerriers enthousiastes, sortis tout droit du haut moyen age et qui ne nourrissaient aucune hostilité à l’égard de l’Occident et d’Israël dont ils auraient d’ailleurs été bien incapables de situer l’emplacement sur une carte. Les choses se sont gâtées pendant la Présidence de Clinton: après de laborieuses négociations au sujet d’un pipe line, l’opinion américaine s’est avisée que les talibans n’étaient pas des défenseurs des droits de l’homme. Surtout, et cela reste à ce jour incompréhensible, toute la filière de la CIA en charge de ce pays (et dont Ben Laden était un familier) a été licenciée du jour au lendemain! En conséquence, le monstre que nous avions fabriqué, furieux d’être méprisé ou abandonné par ses maîtres, s’est retourné contre nous avec les conséquences que l’on sait.

Dans ce contexte, la guerre actuelle risque d’être interminable. Les afghans se moquent du développement économique et la guérilla reste la seule activité honorable pour les jeunes gens. Je ne vois pas pourquoi 65.000 occidentaux réussiraient là ou la fine fleur de l’armée rouge s’est cassée les dents. Certes, il fallait punir les talibans et détruire leurs infrastructures mais il aurait ensuite été sage de se retirer du pays le plus vite possible, d’autant plus qu’à la différence de l’Irak, les enjeux économiques y sont quasiment nuls. On nous dit que notre départ entraînerait le retour de Ben Laden dans le pays. En fait, il n’en est jamais parti puisque la frontière qui sépare les zones patchounes de celles du Pakistan n’existe que dans notre imaginaire (1). On nous dit aussi qu’il faut éviter le retour des talibans pour garantir l’émancipation des femmes (2). Soyons sérieux! Dans ce domaine, le pouvoir afghan ne vaut pas mieux que les talibans et s’il fallait se déterminer en fonction d’un tel objectif, il faudrait alors faire la guerre au Yémen et à l’Arabie Saoudite! Enfin, on nous explique que nos troupes protègent le Pakistan des pressions des islamistes afin d’éviter que la bombe ne tombe entre leurs mains. Je pense que l’on ferait mieux de combattre les islamistes sur notre propre territoire au lieu de se lancer dans des aventures sans issues à des milliers de kilomètres de chez nous.

Gérard Pince

1- Le fait que Ben Laden n’ait pas encore été capturé reste un mystère.
2- Argument présenté par Alain Madelin sur Ripostes. En réalité, le régime communiste avait libéré les femmes afghanes qui sont retournées à leur servitude ancestrale lors de la victoire de nos alliés…La politique ne fait pas toujours bon ménage avec la morale…

mercredi 2 avril 2008

Les vrais responsables du désastre.

Je ne suis pas un adepte des théories à base de conspirations mais lorsque toute la gouvernance mondiale réagit à l’unisson pour condamner un simple film, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’une synchronisation aussi parfaite implique nécessairement un chef d’orchestre. Autrement dit, quels sont les intérêts qui militent en faveur de l’immigration? Quelles sont les motivations d’une telle politique?

Bill Gates vient de nous apporter un élément de réponse. Devant une commission de parlementaires américains, il s’est plaint de ne pas pouvoir recruter suffisamment de salariés étrangers aux Etats-Unis en raison des restrictions à l’immigration. Cette position est à rapprocher de ce qui s’est passé en Europe lors de l’éclatement de la bulle des hautes technologies. Des milliers d’informaticiens français se sont alors retrouvés au chômage. Quelques années plus tard, à la faveur de la reprise, les entreprises, au lieu de réembaucher les compétences disponibles, ont sollicité des dérogations afin de recruter à bas prix des informaticiens en Asie. La pénurie de cadres invoquée par Bill Gates ne provient donc pas d’un manque de compétences nationales. En fait, il s’agit de remplacer les travailleurs américains par une main d’œuvre bon marché pour augmenter les profits.

En vérité, ce sont donc les multinationales qui militent pour une immigration sans contrôles, sans frontières et sans limites (1). J’ai déjà évoqué dans un article antérieur les conséquences sociales d’une telle politique. Elle entraîne la concentration des gains de la croissance au profit d’une élite mondialisée, la relégation de la classe ouvrière nationale dans les trappes de l’assistanat et enfin la paupérisation relative des classes moyennes. De plus, les entreprises laissent tous les coûts afférents à l’immigration (éducation, logement, sécurité etc.) à la charge des états et donc des contribuables.

A présent, je souhaite en souligner les conséquences économiques. Nous savons que le poids de l’immigration a entraîné dans tous les pays une baisse relative de 5 à 10 points de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Comme il faut néanmoins soutenir la consommation, la stagnation relative des revenus du travail a été compensée par un recours massif au crédit. A un moment donné, les salariés ne peuvent plus faire face à leurs échéances et c’est ainsi que nous assistons à une crise financière généralisée.

Ce recours à l’immigration ne correspond pas à la théorie libérale fondée sur l’avantage comparatif. En effet les entreprises qui ne sont plus compétitives en utilisant leurs nationaux devraient disparaître afin de permettre aux capitaux et aux travailleurs de se repositionner sur les secteurs innovants. L’importation de main d’œuvre étrangère maintient donc en vie des entreprises qui ne bénéficient plus d’un avantage comparatif et qui font supporter tous les coûts de l’immigration par les contribuables. Tout se passe donc comme si ces entreprises importatrices de main d’oeuvre étaient subventionnées. La théorie libérale ne peut donc pas se prévaloir de l’avantage comparatif et fausser son mécanisme en déplaçant des populations d’un continent à l’autre.

On nous objectera que le ralentissement de l’immigration risque de précipiter les délocalisations. Devant la commission parlementaire précitée, le Président d’INTEL a d’ailleurs souligné que sa Compagnie pouvait se passer de tous les salariés américains! Nul n’a songé à lui demander si elle pourrait aussi se passer du marché américain. En effet, produire est une chose, vendre sur un marché solvable en est une autre. Ces multinationales qui produisent en Chine ne pourraient pas écouler leurs marchandises si elles n’avaient pas librement accès aux grands marchés de consommation américain et européen. Cela signifie que la menace d’une dose de protectionnisme suffirait à tempérer leurs velléités de délocalisations. On a en effet démantelé nos barrières tarifaires tout en conservant, en interne, les entraves de l’état providence (cas de la sécurité sociale notamment). Une politique plus sage aurait consisté, au niveau de l’Union européenne, à maintenir une préférence communautaire pour protéger les salariés nationaux du dumping de l’immigration, et pour dissuader les entreprises de se délocaliser.

Sur un plan plus général, les économistes devraient revisiter des théories qui datent du 19eme siècle. A cette époque, l’avantage comparatif reposait implicitement sur la domination technique de l’Occident. On vendait des produits industriels à des populations peu éduquées qui fournissaient des épices en échange. Ricardo ne pouvait pas prévoir que l’avantage comparatif se retournerait un jour contre l’Europe et que nous en serions réduits à échanger des produits alimentaires (champagne, cognac) contre les biens de haute technologie fabriqués par les travailleurs plus nombreux, moins coûteux et mieux formés de la Chine et de l’Inde. Certes, l’Occident pourrait alors se spécialiser dans les services financiers. Somme toute, à la « belle époque », nos rentiers vivaient du produit de leurs placements dans les chemins de fer d’Ukraine ou les tramways de Shanghai. Hélas, cette première mondialisation heureuse s’est terminée dans les tranchées de la grande guerre… Hélas, les rentiers actuels se situent au Moyen Orient et rachètent par le biais de leurs fonds souverains nos entreprises et nos marques…

On ne peut plus continuer ainsi: c’est la première fois dans l’histoire que des classes dirigeantes organisent le remplacement de leurs propres compatriotes par des populations étrangères. Le système économique qui conduit à une telle monstruosité doit être amendé. Les solutions sont donc d’abord de nature politique.

Gérard Pince

1-Je ne mésestime pas le rôle de l’extrême gauche. Dans son imaginaire, l’immigré s’est substitué à l’ouvrier présenté comme une sorte de rédempteur de l’humanité dans les années 60. De même l’adjectif « bourgeois », injure suprême à l’époque, a été remplacé par celui de « raciste ». Je ne mésestime pas non plus le rôle de certains intellectuels qui convoquent le nazisme dès qu’une critique de l’immigration est balbutiée. Je tiens compte aussi des considérations géopolitiques ou énergétiques et de la pression des pays arabes pour accroître l’immigration islamique au moins dans le cas de l’Europe. Toutefois, il me semble que seules les multinationales sont assez riches et puissantes pour influencer aussi fortement les gouvernements et les médias. Après tout, c’est bien Raffarin et non Besancenot, qui a lancé le slogan des « chances pour la France »!

mercredi 19 mars 2008

La crise financière.

La crise bancaire s’amplifie. Un grand établissement américain vient de frôler la faillite avant d’être racheté à un prix de braderie. Déjà, au mois d’août 2007, la déconfiture d’une banque allemande n’avait été évitée qu’in extremis, et un peu plus tard le Royaume Uni s’était trouvé contraint de nationaliser une banque assaillie par ses déposants. Il est bien évident que l’affaire des subprimes (provoquée par l’insolvabilité d’un million de familles pauvres dans un pays comptant 300 millions d’habitants) ne saurait à elle seule expliquer cette crise mondiale. Comme je l’ai indiqué dans des articles précédents, on assiste à une contagion qui touche les cartes de crédit (environ 2000 milliards$) et les produits dérivés (1600 milliards$ de fonds spéculatifs) (1). En raison de l’énormité des sommes en jeu, le phénomène devient de plus en plus incontrôlable. Cela signifie que nous sommes toujours à la merci d’un scénario de type argentin, mais cette fois ci à l’échelle mondiale, avec de nombreuses banques se trouvant dans l’impossibilité de rembourser les dépôts de leurs clients.

Jusqu’à présent, l’action rapide des Banques Centrales et des Pouvoirs Publics a permis d’éviter la catastrophe. A cet égard, on croit rêver en écoutant certains libéraux dogmatiques se plaindrent de cet interventionnisme ! En revanche, il est vrai que cette injection monétaire, massive et permanente, ne peut que déboucher sur une relance de l’inflation d’autant plus que les liquidités mondiales restent abondantes du fait de la hausse des matières premières (2). Par ailleurs, la récession tant annoncée tarde à se manifester et les baisses de prix se limitent, au moins pour le moment, aux bourses et à l’immobilier américain. Ces paradoxes montrent d’ailleurs à quel point il est difficile de prédire les conséquences de cette crise. Dans l’immédiat, les autorités s’efforcent donc d’éviter le pire. La FED semble avoir abandonné son objectif de lutte contre l’inflation en promettant aux banques toutes les liquidités nécessaires. De son coté, le FMI propose d’aller encore plus loin en mobilisant des fonds public. En bref, il faut s’attendre à ce que la planche à billets fonctionne à plein régime.

Une inflation mondiale correspond donc au risque le plus probable d’autant plus qu’elle réduirait les dettes des états tout en ruinant les retraités et les épargnants. Dès à présent, l’inflation prévue en zone euro sera supérieure à 3% en 2008, annulant ainsi le rendement des placements non risqués. Jusqu’à présent, nous avions recommandé de rester le plus « liquide » possible afin de profiter des actifs bradés en cas de forte récession. Dans cette optique, certains conseillent d’acheter des actions qui ont déjà fort baissé mais il nous semble préférable d’attendre que le CAC 40 se situe sensiblement plus bas. En revanche, pour se protéger à la fois d’une éventuelle insolvabilité bancaire et de l’inflation, la pierre de qualité, en dépit de sa cherté actuelle, pourrait devenir une valeur refuge. Enfin, à défaut de boule de cristal, une sage répartition des risques représente sans doute le meilleur choix.

Gérard Pince

1- Surconsommation par abus de crédits aux USA ; surconsommation par abus d’allocations en Europe.
2-Sans même tenir compte des 1900 milliards$ générés chaque année par l’argent sale (corruption, fraude fiscale, drogues, contrefaçons, prostitution, trafic d’armes) et qui cherche pourtant à se placer en banque pour se blanchir. Se reporter sur ce point à
www.freeworldacademy.com/globalleader/corrupt.htm

lundi 25 février 2008

Civilisation, cultures et religions: Nicolas Sarkozy en pleine confusion.

Les discours du Président de la République à Rome, en Arabie Saoudite et devant le CRIF suscitent un malaise général. Les Français s’indignent du décalage observé entre ces appels à la spiritualité et le style de vie affiché par leur auteur. Les plus lucides soupçonnent une volonté de modifier la loi de 1905 afin de faire financer la construction de mosquées par les contribuables tandis que les idiots utiles des autres religions s’en réjouissent dans l’espoir de recueillir quelques miettes en faveur de leur chapelle. De son coté , la gauche laïque fait grand bruit alors qu’elle a violé la laïcité en donnant libre cours à un matérialisme sectaire qui a gangrené l’enseignement public et en fermant pieusement les yeux sur les incidents scolaires provoqués par les islamistes. De même, les socialistes, avec Ségolène Royal vilipendent les sectes d’origine américaines mais ne trouvent rien à dire à l’encontre du Salafisme qui représente pourtant la secte la plus dangereuse installée sur notre territoire. Enfin, le comble de l’hypocrisie est atteint lorsque ces vierges offensées placent leurs enfants dans des écoles religieuses afin de les protéger de la mixité sociale et de la faillite de l’éducation nationale.

On nous dit aussi que Nicolas Sarkozy veut fédérer les différentes cultures qui cohabitent d’une manière de plus en plus conflictuelle en s’appuyant sur un regain du sentiment religieux. On invoque ici le modèle américain mais on commet alors un grave contresens. En effet, dans l’esprit de la philosophie du 18 éme siècle qui a inspiré la constitution américaine, le mot « Dieu » désigne la Raison universelle et ne renvoie pas aux divinités des différentes religions. Ce « Dieu des philosophes » (1) qui régit les lois naturelles de l’univers et l’évolution des sociétés humaines se fonde sur la raison et la liberté de conscience qui en est la condition. Il en découle une « religion naturelle » qui postule que les sciences et les techniques permettent un progrès illimité ouvrant la route du bonheur à l’humanité. Le mot « Civilisation » désigne ce progrès que Condorcet représente sous la forme d’une échelle où viennent s’étager les différentes cultures en fonction de leur participation plus ou moins grande à la Raison universelle (2). Il en résulte une hiérarchie des cultures déterminée à partir de leurs positions respectives sur cette échelle. Pour progresser, elles doivent éliminer les croyances et coutumes qui contredisent la raison et peuvent alors cohabiter en paix, tout en préservant leur spécificité, dans la mesure ou elles tendent vers le même socle de valeurs.

Ce processus s’applique aussi aux individus. Chaque homme est déterminé à sa naissance par la culture de ses parents (langue, religion, coutumes) mais sa liberté consiste à placer la raison au gouvernail. Le sauvage suit uniquement les pulsions déterministes de sa culture ambiante. Le civilisé les juge et les tempère. L’identité d’un peuple ou d’un individu résulte toujours d’un dosage entre ce qui émane de la culture et ce qui se construit à partir de l’exercice de la raison.

Je doute que Nicolas Sarkozy reprenne à son compte cette conception de la Civilisation d’autant plus qu’elle est aujourd’hui combattue par le « politiquement correct » qui propage le matérialisme et le relativisme dans les médias et dans les moindres recoins de l’éducation. Le mot Civilisation n’est plus utilisé que dans un sens péjoratif. De plus, dès lors qu’il n’existe plus ni bien ni mal, dès lors que la vérité devient relative à chaque culture, la notion de progrès s’évanouit et avec elle l’idée d’une hiérarchie. Toutes les cultures deviennent égales y compris dans leurs aspects les plus détestables. Critiquer une société basée sur le cannibalisme relève désormais du racisme culturel! Voila où nous sommes parvenus au terme de ce voyage au bout de la déraison (3).

Ces considérations éclairent les phénomènes que nous vivons au quotidien. Sur le plan international, la diversité culturelle incline légitimement chaque peuple à revendiquer son indépendance mais cette fragmentation, faute de tendre vers des valeurs civilisatrices communes, nous fait revenir au tribalisme et aux guerres absurdes. De même, la cohabitation sur un territoire de cultures différentes en l’absence de tout élément fédérateur, conduit au communautarisme et à des guerres civiles ethniques ou religieuses.

Face à ce péril inéluctable, Nicolas Sarkozy se fourvoie en croyant trouver dans la religiosité le moyen de fédérer des cultures antagonistes. Loin d’assurer l’harmonie, ses propos ne peuvent qu’aggraver les phénomènes conflictuels que nous connaissons déjà. Notre Président devrait au contraire restaurer la notion de Civilisation, en rappelant que l’identité de la France moderne s’est construite à partir de sa culture chrétienne et de sa contribution éminente aux lumières.

Gérard Pince

1- Au sujet du « Dieu des philosophes », on se reportera à « La profession de foi du vicaire savoyard » de Rousseau. Ce sont en effet les philosophes français qui ont élaboré tous ces concepts avant de les exporter en Amérique. A noter que cette « religion naturelle » s’est appliquée en France avec le culte de l’Etre suprême instauré pendant la révolution.
2- Les adjectifs civilisé ou policé existaient déjà dans notre langue mais le mot « Civilisation » est apparu en 1756 sous la plume de Mirabeau. En ce sens, le mot n’admet pas de pluriel puisqu’il désigne un processus unique et universel. Par la suite, on a confondu à tort Civilisation et cultures en évoquant, par exemple, les « civilisations inca ou chinoise ».
3- Pour plus de détails se reporter à
www.freeworldacademy.com/globalleader/agendacont.htm

lundi 4 février 2008

Le plan Harpagon.

Le rôle d’un économiste ne consiste pas à radoter les pensées des auteurs du 19 éme siècle. Il ne se limite pas non plus au maniement des équations macroéconomiques qui intéressent surtout les spécialistes. Si l’économie a un sens, elle doit pouvoir se décliner en conseils à l’usage du grand public. Cet article s’adresse donc aux classes moyennes et surtout aux retraités qui risquent de souffrir du regain de l’inflation.

En premier lieu, plus vous dépensez, plus vous payez d’impôts et donc plus vous vous appauvrissez. En effet pour un achat de 100 euros, vous n’obtenez que 50 euros de marchandises, la différence étant comblée par les taxes et impôts prélevés par le gouvernement.

Dans ce contexte, comment dépenser moins et plus judicieusement? Tout d’abord, profitez des biens et services gratuits ou subventionnés. En particulier, ne vous restreignez surtout pas en matière de dépenses de santé. La part de gâteau que vous n’aurez pas consommée, dans un souci de civisme, sera de toutes façons dilapidée par les prédateurs. De même, au lieu de payer de l’essence hyper taxée, des parkings et des contraventions, utilisez les transports en commun et assistez aux spectacles offerts par les mairies. Certes, les prestations s’avèrent souvent médiocres mais leur gratuité compense leur moindre qualité!

Il faut aussi passer au peigne fin toutes les dépenses contraintes (charges du logement, primes d’assurance, impôts, remboursements de crédits et abonnements). Entre 2001 et 2006, ces dépenses sont passées de 50% à 75% du revenu des ménages modestes au point qu’il ne leur reste que de l’argent de poche pour l’habillement et l’alimentation. Commencez donc par supprimer les abonnements inutiles. Est il nécessaire de s’abonner à 36 chaînes de télévision alors que les 5 non cryptées suffisent déjà à votre désinformation? De même, inutile d’acheter des journaux puisque l’Internet vous apporte toute l’information mondiale à domicile.

Il faut aussi limiter les dépenses de l’alimentation. Approvisionnez vous en produits de base (pâtes, riz, sucre, café, conserves) dans les magasins « hard discount » qui sont 30% moins chers que les succursalistes ordinaires. Par ailleurs, il convient de sanctionner nos « chers paysans » qui s’enrichissent à nos dépens: comment justifier que le gigot néo-zélandais se vende au détail à 7 euros le kilo contre 30 euros pour le gigot français? Achetez donc le plus possible hors zone euro: par exemple, alors que les prix des fruits d’origine « France » atteignent des niveaux ridicules, reportez vous sur les bananes et les oranges importées qui affichent des prix raisonnables. Sachez aussi que l’eau du robinet est potable. Inutile d’acheter des eaux en bouteilles, des jus de fruits ou des vins trafiqués. Dans le cadre des campagnes de santé publique, supprimez le beurre de nos provinces, lourd en cholestérol et remplacez le par la bonne margarine importée de Malaisie. Souvenez vous « qu’il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger » et que les médecins répètent sans cesse que nous creusons notre tombe avec nos dents.

Supprimez aussi les restaurants. Dans la majorité des cas, les plats sont achetés en surgelé dans des supermarchés, chauffés au micro ondes et servis tel quel: pour un prix de revient 3 euros, le prix à la carte atteint 30 euros! Par exemple, on m’a servi de la viande pour chien dans un restaurant parisien, du poisson en provenance de l’Alaska dans un port breton et des huîtres pourries arrosées de vinaigre d’alcool en guise de vin blanc dans une brasserie normande! Puisque vous allez désormais recevoir chez vous, abstenez vous d’acheter du saumon, du foie gras ou d’autres mets fins chez les traiteurs. Appliquez plutôt la sage recommandation d’Harpagon « Il faudra de ces choses, dont on ne mange guère, et qui rassasient d’abord ; quelque bon haricot bien gras avec quelque pâté en pot bien garni de marrons ; là, que cela foisonne »

En vous inspirant de la campagne contre le tabagisme, pétitionnez pour vous plaindre du gazage passif que vous subissez du fait de la circulation automobile. Nos constructeurs de voitures apprécieront! Prohibez tous les aérosols et lessives en revenant au bon vieux savon de Marseille fabriqué avec de l’huile de palme. Les industries chimiques feront la grimace mais ce sera bon pour la planète. Pour vos brouillons, écrivez avec un crayon et gommez au fur et à mesure les textes dont vous n’avez plus l’usage. En procédant ainsi, vous utiliserez toujours la même feuille de papier au lieu d’acheter des cahiers. Certes, les papetiers licencieront leur personnel mais vous aurez droit aux félicitations des écologistes. Enfin, quand des commerçants vous interpellent sur les marchés, répondez leur par un vigoureux « Casse-toi de là ! Pauvre con ! » .

Vous manifesterez ainsi, avec une peu de servilité il est vrai, votre loyauté à l’égard du Président de la République tout en gardant bien serré les cordons de votre bourse. En appliquant ces conseils, vous vous porterez mieux, vous dépenserez moins, vous serez peut être décoré de la légion d’honneur et vous vous réjouirez de la déconfiture de tous les pendards publics ou privés qui comptaient vous piller en spéculant sur votre crédulité. Au temps de la colonisation britannique, Gandhi avait invité ses compatriotes à cesser leurs achats de textiles importés d’Angleterre. De même, en adoptant ce plan « Harpagon », vous tarirez toutes les sources d’argent qui permettent à nos gouvernants de différer les réformes indispensables. En bref, coupez leur les vivres. Ils l’ont bien mérité!

Gérard Pince

vendredi 25 janvier 2008

La commission Attali: un rapport insuffisant et dangereux.

Le rapport de la Commission Attali ne dresse pas un diagnostic pertinent de la situation économique du pays (1). Il propose un catalogue de propositions mais leur nombre ne parvient pas à camoufler l’absence de mesures fondamentales. C’est comme si un médecin, prescrivait à un malade atteint de septicémie tous les médicaments disponibles à l’exception des antibiotiques!

A l’évidence, un certain nombre de propositions coïncident avec celles de la Révolution bleue (2). Relevons notamment la refonte du système éducatif avec la mise en place de « droits à l’école » correspondant au chèque éducation, l’apprentissage de l’anglais et de l’Internet dès l’école primaire, la multiplication des stages en entreprise et à l’étranger, le rôle accru du secteur privé dans le domaine universitaire. De même, la simplification du code du travail, l’abolition du monopole syndical, l’encouragement des PME et des nouvelles technologies vont dans le bon sens. Enfin, la déréglementation des services et du commerce, déjà recommandée par le comité Rueff Armand de 1958, correspond aussi à nos propres préconisations (3).

En revanche, que de lacunes ! Rien sur l’abolition du monopole de la Sécurité sociale et bien peu de choses sur la dépense publique et la fiscalité. La Commission veut conditionner les allocations familiales et les franchises médicales au revenu des ménages. Elle propose aussi de transférer 3% de charges sociales à la TVA et à la CSG. Le salarié déjà pénalisé par les prélèvements sur son salaire réel (le coût de son travail) le sera donc une seconde fois en payant un surcroît de TVA sur sa consommation courante. Enfin, s’agissant des finances publiques, elle entend réduire de 5% sur 5 ans le pourcentage de dépenses publiques par rapport au PIB, ce qui le ramènerait à 49%, soit un niveau très supérieur à ceux de nos partenaires. En voulant à tout prix sauver le modèle social français, la Commission se condamne à des bricolages nuisibles aux salariés et aux classes moyennes

Enfin certaines propositions sont détestables. Revenons sur la relance de l’immigration que la Commission justifie en écrivant ce qui suit : « Ainsi l’augmentation du volume d’emploi grâce à l’immigration se traduit par un effet positif et significatif sur le niveau d’activité dans l’économie, chiffré à 0,1 point de croissance pour l’arrivée de 50.000 nouveaux migrants une année donnée » Admettons cette affirmation gratuite (4) et poursuivons le raisonnement: si 50.000 immigrants apportent 0,1 point de croissance, 500.000 apporteraient 1 point complet. Puisque l’ensemble du rapport vise à obtenir ce point supplémentaire, pourquoi 316 propositions alors qu’une seule aurait suffit ? Mieux encore, faisons venir 5.000.000 d’immigrants chaque année et nous aurons alors un supplément de 10 points nous permettant de dépasser le taux de croissance chinois ! Mais continuons nos calculs: 50.000 immigrants représentent un accroissement de population de 0,08%: cela signifie que dans cette hypothèse l’augmentation du PIB par habitant, qui est le seul indicateur du développement, se limiterait à 0,02%, autant dire à rien! Ce calcul révèle ainsi son inanité et devrait faire rougir les polytechniciens de la Commission qui l’ont avalisé.

En voulant relancer l’immigration et en refusant de toucher à notre modèle social, la Commission condamne à l’inefficience les propositions qui vont dans le bon sens. C’est donc un rapport insuffisant et dangereux dans la mesure ou il promet la guérison alors qu’il ne traite pas les causes profondes de la maladie. Cette dernière ne peut donc qu’empirer.

Gérard Pince

1-Pour se reporter à l’intégralité du rapport cliquez sur : http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rapportCLCF.pdf
2-Pour comparer avec le rapport de la Révolution bleue cliquez sur :
http://www.freeworldacademy.com/chronique.htm
3-En revanche, rien sur l’abolition de politique agricole commune qui constitue pourtant une cause majeure de la cherté de la vie
4-Ce calcul s’inspire en fait de vagues études menées dans des comtés anglais et américains, dans un contexte sans rapport avec celui de la France. Il n’existe dans notre pays aucune étude validant ce type d’information. Se reporter sur ce sujet à notre bilan économique sur l’immigration en cliquant sur :
http://www.freeworldacademy.com/globalleader/IMMIG.htm

mardi 15 janvier 2008

La Commission Attali : Relance de l’immigration.

Je ne voulais pas parler du rapport de la Commission Attali avant d’en connaître la teneur précise mais comme ses conclusions sont déjà parues dans la presse, de nombreux amis me demandent de commenter sa proposition principale: la relance de l’immigration.

Le mot « relance » constitue une provocation puisque les entrées d’immigrés originaires des pays tiers (extérieurs à l'Union européenne) sont déjà passées de 153.000 en 1999 à 251.000 en 2005 (1). Les clandestins estimés à environ 100.000 s’ajoutent à ces chiffres officiels. On peut donc présumer qu’environ 350.000 personnes sont entrées sur le territoire français en 2005 ce qui représente en 6 ans l’équivalent de la population de Paris intra muros. En ce qui concerne la contribution de ces flux à notre croissance, contentons nous de citer notre « Bilan économique de l’immigration » : « 6 sur 10 des personnes originaires des pays tiers et en âge de travailler, sont oisives. Le déficit des finances publiques imputable à cette population atteint 48 milliards d'euros soit 80% du déficit total enregistré en 2004. Au niveau du PIB, elle produit 93 milliards de valeur ajoutée et consomme 126 milliards » (2). Enfin, puisque la commission considère que « l'immigration, facteur de développement de la population, est en tant que telle une source de croissance », rappelons que si le développement allait de pair avec un accroissement de la population, le Yémen et le Niger seraient de grandes puissances économiques et la Suisse un pays pauvre (3).

En réalité, il est vain de critiquer de telles inepties et il faut plutôt rechercher à qui « le crime profite ». A ce titre, il convient de souligner que la Commission Attali compte 22 dirigeants de grandes entreprises. Or, en affaires les choix se fondent plus sur le calcul que sur l’idéologie. Par exemple, l’accroissement de la population par le biais de l’immigration, augmente la consommation et favorise la grande distribution. Le fait que cette consommation soit payée au moyen d’allocations financées par les contribuables, et que son excès entraîne un déficit massif de notre balance commerciale (40 milliards d’euro en 2007) n’entrent nullement en ligne de compte dans les calculs de ces entreprises. De même, se faire l’avocat d’une immigration, à 80% islamique dans le contexte français, peut constituer un argument pour vendre des centrales nucléaires aux dictatures du Maghreb ou du Golfe.

Sur un plan plus général, ces grands groupes veulent s’appuyer sur un prolétariat abondant, peu syndiqué, mal payé afin d’accroître leurs profits. Avec la mondialisation, ils peuvent délocaliser le capital dans les pays à bas salaires mais beaucoup d’entreprises ne veulent ou ne peuvent pas se délocaliser. On met donc en place une délocalisation interne qui consiste à importer des travailleurs à bas prix pour remplacer les nationaux, tout en laissant les coûts afférents (éducation, logement, sécurité etc.) à la charge des contribuables. Concrètement, ce phénomène entraîne la concentration des gains de la croissance au profit d’une élite mondialisée, la relégation de la classe ouvrière nationale dans les trappes de l’assistanat et enfin la paupérisation relative des classes moyennes (y compris aux USA). J’ajoute que ce recours à l’immigration ne correspond pas à la théorie libérale orthodoxe fondée sur l’avantage comparatif. Il s’agit donc d’une hérésie qui risque de s’avérer fatale au libéralisme dans l’esprit de nos populations (4).

A ces intérêts économiques s’ajoutent les passions. Prétendre que les immigrés paieront nos retraites accrédite l’idée que notre génération est la dernière et que nous serons bientôt tous remplacés. De tels propos expriment la haine pathologique que notre malheureux peuple inspire à certains milieux (5). En d’autres temps, l’Assemblée nationale aurait renversé le gouvernement et nos grands parents se seraient attroupés pour marcher sur le siège de la Commission. Hélas, ce peuple français authentique ne subsiste plus que sur les monuments aux morts. Ne soyons donc pas plus royalistes que le roi et tenons aux africains le discours que le politiquement correct nous impose: votre continent compte 750 millions de personnes qui vivent dans la précarité. Venez donc en masse en France. Vous aurez droit à un logement à Paris, à la couverture des soins médicaux (CMU), à l’éducation gratuite et enfin à une multitude d’allocations dès votre régularisation.

Alors, elle est pas belle la vie? Battez le Tam Tam dans tous les villages. Venez tous. Venez le plus vite possible! La Commission Attali vous attend.

Gérard Pince

1- Chiffres extraits du rapport de la Direction de la population et des migrations
2- Se reporter à
www.freeworldacademy.com/IMMIG.htm
3- Certes, la croissance de la population contribue à augmenter le produit national brut mais dans certains cas elle peut diminuer le produit par habitant qui est le principal indicateur du développement.
4- Ce point mériterait de plus amples commentaires peu compatibles avec la taille de l’article.
5- Imaginez que ce discours soit tenu dans un pays d’Afrique: « On va faire venir des colons et ce sont eux qui paieront les retraites des indigènes ». Quelle serait la réaction légitime des intéressés?

mardi 8 janvier 2008

Le pire des mondes possibles.

Le livre de Mike Davis, intitulé «Le pire des mondes possibles» dresse un tableau effrayant mais hélas exact du phénomène des bidonvilles dans les pays pauvres (1). Sa cause réside dans la croissance démentielle de la population mondiale qui est passée de 2,5 milliards d’habitants en 1950 à 6,5 milliards aujourd’hui et qui devrait atteindre 9 milliards en 2050. L’extension des bidonvilles semble donc inéluctable et débouche, en effet, sur un monde de plus en plus invivable.

L’auteur, qui appartient à la gauche américaine, impute à tort la responsabilité de ce désastre au libéralisme et aux institutions internationales. Ce ne sont pourtant pas le FMI et la Banque mondiale qui ont obligé les pauvres à procréer des familles de 8 à 10 enfants par couple! Au contraire, c’est bien la croissance induite par la globalisation qui devrait entraîner la résorption des bidonvilles. Malheureusement, elle bénéficie encore peu à l’Afrique et à l’Asie du Sud qui concentrent l’essentiel de l’explosion démographique. De plus, le ralentissement de la fertilité dans ces régions n’est pas attendu avant 2050. Quels que soient les progrès économiques escomptés, la prochaine génération devra donc cohabiter avec deux milliards d’habitants survivant au milieu des excréments et de la plus abjecte pauvreté.

En dépit de ses théories erronées, Mike Davis nous épargne les pleurnicheries habituelles de nos médias français. Les populations qu’il décrit vivent en effet dans un univers mental différent du notre et il serait absurde de leur attribuer nos sentiments ou nos répulsions. Somme toute, on fait davantage la fête dans les bidonvilles que dans nos quartiers bourgeois et l’extrême pauvreté, appréciée à partir de critères occidentaux, n’empêche pas une prolifération frénétique. En outre, l’auteur critique à juste titre les thèmes à la mode (le rôle des ONG, le microcrédit, le secteur informel en tant que réservoir d’entreprises etc.) propagés par des personnes qui prennent leur désirs pour des réalités. En revanche, sa charge contre l’économiste hernando de Soto qui propose d’attribuer des droits de propriétés aux habitants des bidonvilles semble dictée par une idéologie marxisante (2).

Sur un plan concret, cet environnement inéluctable conduit à s’interroger sur la sécurité de nos propres populations. Dans le tiers monde, les familles aisées s’enferment dans des lotissements protégés par de hauts murs et des vigiles privés (3). Une telle incarcération volontaire ruine en grande partie tous les avantages obtenus par la richesse, l’aisance et le progrès économique (4). Par ailleurs, ces protections , n’assurent aucune sécurité en cas d’émeutes généralisées (Le cas du Kenya est exemplaire). On ne peut donc pas se passer des services publics de l’Etat en matière de police et de maintien de l’ordre. Cette évidence qui heurte les utopies libertaires, conduit les institutions internationales à réhabiliter le rôle de l’Etat dans des pays du tiers monde ou il avait été remplacé par les ONG.

Il faut éviter l’importation de cette misère dans nos pays par le biais d’une immigration incontrôlée. Nous ne sommes pas responsables de la misère du monde et nous devons tout faire pour en protéger nos enfants. C’est le premier principe d’une politique de civilisation. Hélas, nous n’en prenons pas le chemin.

Gérard Pince

1-Ouvrage publié aux éditions de « la découverte ». On en profitera aussi pour relire le livre prophétique de Jean Raspail, « le Camp des saints »
2- J’ai constaté sur le terrain que les ONG et les coopérants français se sont constamment opposés à cette politique de petite propriété en raison de leur subconscient marxiste.
3-Phénomène observé aussi en Californie du sud. Ceux qui s’extasient sur son mode vie n’ont sans doute pas vu les lotissements (gated) de Palm springs, Palm desert, el Rancho, el Quintas etc. Aimeriez vous vivre dans ces prisons dorées?
4-J’en parle en connaissance de cause, ayant habité une « villa californienne » en bord de mer située dans un environnement de drogués, pendant 4 ans: Aimeriez vous vivre dans ce « luxe » en vous réveillant en sursaut au moindre bruit suspect avec un fusil à portée de la main?

vendredi 4 janvier 2008

Comment la Sécurité sociale ruine les classes moyennes

Par Gérard Pince et Claude Reichman

A plusieurs reprises, nous avons dénoncé l’appauvrissement causé par la sécurité sociale en s’appuyant sur l’exemple d’un jeune célibataire. Cette présentation étant trop synthétique, nous adoptons aujourd’hui une approche plus pédagogique basée sur une famille modeste formée d’un couple élevant deux enfants.

Cette étude de cas, appuyée sur des sources et des simulations détaillées, démonte le mécanisme qui explique l’appauvrissement des classes moyennes et la crise du pouvoir d’achat.

Nous vous invitons à en prendre connaissance en cliquant sur http://www.claudereichman.com/ ou sur www.freeworldacademy.com/chronique.htm. L’étude y figure à la suite du Rapport sur les freins à la croissance dont elle constitue un utile complément.