dimanche 20 avril 2008

Les vraies causes de la famine.

Après la crise financière, les médias s’emparent des émeutes de la faim en Afrique. Le Président Sarkozy en appelle à notre conscience pour verser un tribut supplémentaire dans le puits sans fond de l’aide au continent noir. Que Mr Sarkozy se rassure: notre conscience est en paix mais notre raison s’insurge contre les informations absurdes dont elle est abreuvée. Une fois de plus, il faut donc opposer les chiffres aux mensonges (1).

On nous répète que l’augmentation des prix agricoles (riz, blé, huile etc.,) résulte d’une pénurie de l’offre liée à de mauvaises récoltes, au recours aux bios carburants et à l’extension de l’élevage pour répondre aux changements alimentaires des classes aisées des pays émergents. En revanche, nul ne songe à invoquer la croissance incontrôlée de la population qui explique la hausse de la demande. Par exemple, l’Afrique comptait 224 millions d’habitants en 1950. Sa population s’élève aujourd’hui à 922 millions et devrait atteindre 2 milliards en 2050. La population africaine aura donc été multipliée par 9 en un siècle.

Cette croissance exponentielle s’explique par le faible recours au planning familial. Le pourcentage de femmes mariées pratiquant la contraception s’élève à 14% en Afrique contre 83% en Chine. Ce retard a des causes idéologiques et religieuses: dans toutes les conférences internationale, les pays du tiers monde entraînés par l’Algérie se sont constamment opposés aux résolutions recommandant le planning familial. Les leaders du tiers monde prétendaient en effet que le contrôle des naissances était le fruit d’une conspiration des occidentaux visant à réduire la puissance du continent africain en limitant sa population. Le thème de la surpopulation est donc devenu nauséabond et raciste et c’est pourquoi plus personne n’en parle au nom du politiquement correct (2).

En dépit de cette démographie délirante, les immenses potentialités de l’Afrique, si elles étaient bien gérées, pourraient nourrir sa population. La hausse des prix des matières premières agricoles devrait d’ailleurs favoriser l’augmentation de la production en offrant des prix plus attractifs aux petits paysans africains (3). Malheureusement, les gouvernements locaux dilapident les ressources nécessaires à l’achat de semences, d’engrais et d’outils et découragent les paysans en refusant de leur donner les titres de propriétés des terres qu’ils cultivent. De plus, en Rhodésie comme en Afrique du sud, tout est fait pour chasser les fermiers blancs qui assuraient l’essentiel de la production moderne.

Les potentats locaux et les intellectuels qui les représentent sur nos plateaux de télévision se moquent comme d’une guigne de la misère de l’Afrique. L’aide internationale qui sera collectée n’ira pas à Dakar ou à Nairobi. Elle prendra la direction du lac Léman. Ce n’est pas nouveau. Cela dure depuis l’indépendance. Les africains portent donc l’entière responsabilité des maux qui les affligent. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

Gérard Pince

1- Chiffres des Nations unies : http://www.un.org/esa/population/unpop.htm Pour prendre une vue globale des problèmes démographiques, se reporter à : http://www.freeworldacademy.com/globalleader/population.htm
2-Il est tellement plus commode d’invoquer les responsabilités des blancs. Il est vrai que la colonisation a favorisé la croissance de la population en réduisant la mortalité infantile grâce à des campagnes massives de vaccinations obligatoires et gratuites.
3- Cette situation devrait aussi mettre un terme à la complainte de la “baisse tendancielle du prix des matières premières” sujet favori des thèses soutenues par les étudiants africains de passage au quartier latin.

vendredi 18 avril 2008

Le choc en 2009 : Pour une révision déchirante en Europe.

A la veille de la Présidence française, le bilan de la construction européenne s’avère calamiteux.

En matière économique, le Grand Marché et l’instauration de l’Euro devaient entraîner une forte croissance, renforcer la compétitivité de l’Europe et améliorer le niveau de vie de ses habitants. Cette promesse n’a pas été tenue. L’Europe connaît depuis des décennies une croissance molle, un chômage élevé et une paupérisation relative de ses classes moyennes. Entre 2002 et 2006, le taux de croissance moyen de la zone Euro s’est élevé à 1,6% contre 3,2% pour le reste du monde. Pire encore, le pourcentage de haute technologie dans les exportations de produits industriels est passé, pendant la même période, de 19 à 16% alors qu’il s’élevait à 30% pour la Chine en 2006 (1). Ou est donc passé notre avantage comparatif?

Que ce serait il produit si nous n’avions pas adhéré à la construction européenne? Les chiffres donnent une réponse impitoyable. Ce sont les pays les plus anciennement intégrés (Italie, Belgique, France, Allemagne) qui ont enregistré les plus mauvaises performances en matière de croissance. Sur les 4 pays européens qui bénéficient du PIB par habitant le plus élevé (Le Luxembourg, l’Islande, la Suisse et la Norvège) trois n’appartiennent pas à l’Union européenne.

Ce triste bilan résulte des erreurs stratégiques de la Commission de Bruxelles. On a démantelé nos barrières tarifaires tout en conservant, en interne, les entraves de l’état providence. On a gaspillé le budget européen pour une politique agricole incitant à l’extension des jachères alors qu’il aurait fallu anticiper les risques d’une pénurie mondiale. On a fait appel à l’immigration du tiers monde pour peser sur les salaires au risque d’affaiblir les finances publiques des états membres. Enfin, on veut à toute force s’ouvrir à la Turquie alors qu’il faudrait s’élargir vers la Russie et l’Ukraine pour bénéficier de leurs ressources énergétiques et de leurs grands espaces (2). En bref, autant de politiques européennes, autant d’échecs.

Dans le domaine politique, l’Union européenne compromet l’avenir de notre civilisation par le biais d’une immigration et d’une islamisation massive. Au vu de ce phénomène inédit, le grand historien américain, Bernard Lewis, en a conclu que l’Europe serait la partie occidentale du monde arabe avant la fin du siècle. En effet, les calculs de la Free World Academy montrent qu’en tenant compte de l’élargissement à la Turquie et du maintien des paramètres actuels en matière d’immigration et de natalité, la population de culture musulmane devrait représenter 53% de la population globale de l’Union en 2100 (3).

Pour faciliter l’intégration de cette immigration voulue par l’élite mondialisée, l’Union a renoncé à toute identité européenne en récusant ses racines communes. Les identités nationales ont été stigmatisées au profit d’une société fondée sur le communautarisme et qui débouche sur la tiers-mondisation en guise de globalisation. A présent, la Commission s’efforce d’interdire la moindre critique de l’islam. Par exemple, elle vient de menacer les juges turcs qui voulaient protéger leur constitution face à un gouvernement qui remet en cause la laïcité en autorisant le port du voile à l’Université.

Peut on pour autant sortir de l’Europe? Imaginez que vous viviez avec des copropriétaires insupportables dans une cabane isolée en zone arctique. En sortir vous exposerait à une mort certaine en raison du froid polaire. Il faut donc rester à l’intérieur mais en s’y ménageant une sorte d’espace réservé interdit aux autres occupants. De même, les liens économiques et monétaires tissés au fil des décennies avec l’Europe ne peuvent pas être rompus du jour au lendemain. Une sortie de l’Europe ou de l’Euro comme le réclament certains, entraînerait un chaos économique et monétaire, avec pour conséquences la ruine des épargnants et une chute brutale de 10 à 20% du PIB français (4). Comme dans l’exemple de notre cabane, il faut donc se ménager un espace souverain en opposant notre veto à toutes les initiatives de la Commission, et en refusant d’appliquer les décisions prises à la majorité qui ne nous conviendraient pas. Le poids de la France dans l’Europe est tel que les autres états seront alors obligés, qu’ils le veuillent ou non, de tenir compte de nos positions.

Cette stratégie doit se fonder sur une série de refus catégoriques formulés par les autorités françaises: non aux directives visant à retreindre nos libertés de conscience et d’expression, non à l’abandon de notre identité, non à l’immigration extra-européenne, non à l’adhésion de la Turquie, non à l’Union méditerranéenne, non à toute politique commerciale conduisant à démanteler davantage nos protections tarifaires. La France est encore assez forte pour dire Non et bloquer la poursuite de ces politiques suicidaires. Les candidats de Salut public que nous appelons de nos vœux devraient défendre cette ligne directrice lors des prochaines élections européennes de 2009.

Gérard Pince

1- Comme d’habitude, tous ces chiffres proviennent de la banque mondiale : http://www.worldbank.org/
2- Le seul acquis de l’Union soviétique est d’avoir protégé ses populations de l’immigration extra européenne. C’est pourquoi Saint Pétersbourg est aujourd’hui plus européenne que Paris. Cela prouve aussi que contrairement à ce que prétendent les lobbys immigrationnistes, la déferlante migratoire n’est nullement une fatalité. Quand on veut, on peut!
3- Se reporter à
http://www.freeworldacademy.com/globalleader/agendacont.htm
4- Par analogie avec la chute enregistrée par les pays de l’Est lorsqu’ils sont sortis du système soviétique.

vendredi 11 avril 2008

Immigration: Les chiffres de 2006

Je m’efforce chaque année de vous tenir au courant de l’évolution de l’immigration en me fondant sur les statistiques officielles. Je m’appuyais jusqu’à présent sur le rapport annuel de la Direction de la population et des migrations mais il se trouve que sa dernière édition a été retirée de la vente pour des raisons obscures. Il faut donc à présent se baser sur le rapport de l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration, ce qui induit une rupture en raison de changements dans les regroupements statistiques (1).

Cela étant, cet Observatoire retient en 2006 un chiffre global de 184.000 entrées d’étrangers ayant obtenu un titre de séjour d’un an et plus. Ce chiffre exclut les saisonniers, les autorisations provisoires de travail et les demandeurs déboutés du droit d’asile et qui restent pourtant sur le territoire. En réintégrant ces catégories, on obtient 235.000 entrées en cohérence avec les chiffres des années précédentes. Rappelons que ces données concernent uniquement les ressortissants des pays tiers (extérieurs à l'Union européenne) à l’exception d’une dizaine de milliers d’européens de l’est entrés au titre du travail saisonnier. Le tableau suivant qui retrace l’évolution depuis 1999 confirme la stabilisation enregistrée en 2005.

Tableau (En milliers)
Années ----------1999----2000----2001----2002----2003-----2004-----2005-----2006
Total ------------153,7---184,3----216,2----255,2--- 265,1-- --271,9--- -251,7-----235,4

Source: Chiffres extraits du rapport de la Direction de la population et des migrations 1999 à 2005 et de du nouvel observatoire pour 2006.

Malheureusement, les flux clandestins s’ajoutent à ces chiffres officiels. Outre les déboutés du droit d’asile, la principale source d’entrées irrégulières réside dans les visas touristiques délivrés chaque année (2). En 2006, la France en a accordé 933.000 à des ressortissants du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne, et du Moyen Orient (y compris la Turquie). Connaissant les conditions socio économiques qui prévalent dans ces régions, il est probable que de nombreux touristes ne viennent pas seulement pour visiter le Louvre et restent en France à l’expiration de leurs visa pour profiter pleinement des avantages offerts par notre pays de cocagne. Par convention, on estimait jusqu’à présent à environ 100.000 par an le flux d’entrées irrégulières à ce titre mais pourquoi pas 200 ou 300.000? Cela signifie que ces statistiques officielles ne veulent plus rien dire et que la seule indication sérieuse provient de l’observation : Dans la plupart des voitures du métro, les minorités visibles sont désormais majoritaires.

Puisque les flux annuels sont inconnus, le chiffrage de la population présente sur le territoire devient impossible. Sachant que le stock de personnes originaires de l’immigration des pays tiers (immigrés et descendants directs) était estimé à 6,4 millions en 1999, la simple prise en compte des entrées officielles, du taux de natalité depuis cette date, et d’un chiffre forfaitaire de 1 million de clandestins conduirait à un total de 10 millions soit 16% de la population française (une personne sur six). En réalité, seul l’établissement d’un registre des populations et le lancement d’un recensement exhaustif permettrait de connaître enfin le chiffre exact de personnes issues de l’immigration dans la population française. Il n’en est pas question.

Le Pouvoir ne fait rien pour résister à cette invasion (pour reprendre l’expression du Président Giscard d’Estaing). Il faudrait tout d’abord revoir le RMI et les autres allocations du même type qui jouent le rôle d’une pompe aspirante. Je rappelle que les propositions de la Révolution bleue prévoient la suppression de ces aides et leur remplacement par une indemnité forfaitaire versée en contrepartie d’une mission d’utilité publique. Ce transfert présenterait l’avantage de bénéficier aux seuls nationaux français puisque la législation actuelle leur réserve les missions publiques. En second lieu, il conviendrait de ne pas renouveler les cartes de séjours des étrangers au chômage. En effet, aucun texte, ni aucun traité, n’interdit à un Etat de renvoyer les étrangers dans leur pays d’origine (3). Enfin pour des raisons évidentes, il faudrait dorénavant interdire l’immigration et le tourisme en provenance des pays contaminés par l’Islamisme.

Ces mesures pourraient s’accompagner d’un volet répressif basé sur deux articles de loi énoncés comme suit « Tout étranger séjournant illégalement sur le territoire français commet un crime passible de 5 à 10 années de prison et du double en cas de récidive » et « Toute personne qui, soit d’une manière isolée, soit en association, apporte son soutien à des immigrés illégaux commet un crime passible de la même peine que le contrevenant principal». Ces articles du code pénal ne contrediraient ni notre constitution, ni les traités internationaux signés par la France. Leur affichage dans les aéroports et aux frontières terrestres, aurait un effet dissuasif certain.

La quatrième République est tombée en raison de son incapacité à trouver une solution au problème algérien. La cinquième République conduit le pays à la faillite financière (4) faute de prendre à bras le corps le problème de l’immigration. Malheureusement, le sujet reste tabou: même le rapport de la Chambre des Lords a été complètement occulté! Nous parlons donc dans le désert mais une chose est certaine: on ne nous fera pas taire.

Gérard Pince

1- Pour consulter le rapport, se reporter à http://www.hci.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_statistique_2006.pdf . Au lieu d’instituer sans cesse de nouveaux « observatoires » et « hauts comité », la première chose à faire consisterait à dissoudre l’INSEE et l’INED et à confier leurs missions à des instituts privés.
2- La procédure informatique d’enregistrement des sorties qui existe déjà dans la plupart des pays, ne sera pas opérationnelle dans l’espace Schengen avant 2011 !
3- face a la crise économique, 130.000 polonais ont été rapatriés entre 1931 et 1936 par le Gouvernement de la troisième République
4-Se reporter à
www.freeworldacademy/globalleadre/IMMIG.htm

mardi 8 avril 2008

Tibet, Colombie, Irak, Afghanistan

Les français se passionnent décidément pour ce qui ne les regarde pas. Les français? Disons plutôt l’élite mondialisée qui poursuit des lubies sans aucun rapport avec les intérêts bien compris de nos compatriotes.

Commençons par le Tibet. La suzeraineté de la Chine sur cette région n’a jamais été remise en question par le concert des nations. Il faut certes défendre l’identité culturelle et religieuse des tibétains mais je crains que toute cette agitation puérile ne nous détourne des véritables menaces qui pèsent sur notre propre civilisation. Cette observation s'applique aussi au battage médiatique organisé autour du cas d’Ingrid Betancourt qui illustre la solidarité clanique de notre élite mondialisée. L’ampleur des moyens déployés pour sauver cette riche héritière contraste avec l’indifférence affichée face au sort des roturiers français capturés par des pirates au large de la Somalie. Comme pour l’arche de Zoé, tout cela se terminera par des rançons au frais des contribuables. Une fois de plus, adjurons nos compatriotes de ne pas voyager dans ces zones à risques. Le gouvernement devrait annoncer qu’il ne paiera plus et que l’assaut sera immédiatement ordonné contre tous les preneurs d’otages. A défaut, la capture des blancs redeviendra une entreprise en pleine expansion, comme autrefois, avant la colonisation.

Il est de bon ton de prédire l’échec des américains en Irak. En réalité, la situation s’y stabilise grâce au ralliement des tribus sunnites. Les irakiens ont déjà réussi à se défaire d’al qu’Aida qui se reporte au Maghreb sur un terrain plus propice à son fanatisme bestial. L’Irak devrait donc à terme retrouver la paix. La raison en est simple: avec la Jordanie, ce pays bénéficie de la présence d’une élite instruite et relativement ouverte aux lumières. Je doute que les intérêts français profitent de cette situation compte tenu de leur complicité avec Saddam et de leur implication dans la corruption liée au trafic « pétrole contre nourriture » patronné par l’ONU. De plus, l’hostilité manifestée par nos pseudos géopoliticiens à l’égard des autorités nouvelles ne peut que compromettre nos chances de revenir dans ce pays.

Il faut s’étendre plus longuement sur l’Afghanistan puisqu’il est envisagé d’y envoyer des troupes supplémentaires. Dans une vie antérieure, j’ai accueilli des délégations de combattants afghans à Paris lors de la guerre contre l’URSS. Je les ai présentées à Raymond barre, François Léotard et des personnalités du monde des affaires et de la politique. J’ai présidé, en leur présence, des réunions publiques afin de les aider à recueillir des soutiens. Je dois préciser que mes « protégés » étaient des talibans islamistes. Ils n’entretenaient aucun rapport avec Massoud, idole de la France et de l’islam des lumières, qui avait négocié une trêve avec Andropov. Il fallait en effet soutenir la résistance la plus radicale pour fixer l’armée soviétique sur le « caillou » afghan et la dissuader d’envahir l’Europe occidentale.

Je garde en mémoire l’image de ces guerriers enthousiastes, sortis tout droit du haut moyen age et qui ne nourrissaient aucune hostilité à l’égard de l’Occident et d’Israël dont ils auraient d’ailleurs été bien incapables de situer l’emplacement sur une carte. Les choses se sont gâtées pendant la Présidence de Clinton: après de laborieuses négociations au sujet d’un pipe line, l’opinion américaine s’est avisée que les talibans n’étaient pas des défenseurs des droits de l’homme. Surtout, et cela reste à ce jour incompréhensible, toute la filière de la CIA en charge de ce pays (et dont Ben Laden était un familier) a été licenciée du jour au lendemain! En conséquence, le monstre que nous avions fabriqué, furieux d’être méprisé ou abandonné par ses maîtres, s’est retourné contre nous avec les conséquences que l’on sait.

Dans ce contexte, la guerre actuelle risque d’être interminable. Les afghans se moquent du développement économique et la guérilla reste la seule activité honorable pour les jeunes gens. Je ne vois pas pourquoi 65.000 occidentaux réussiraient là ou la fine fleur de l’armée rouge s’est cassée les dents. Certes, il fallait punir les talibans et détruire leurs infrastructures mais il aurait ensuite été sage de se retirer du pays le plus vite possible, d’autant plus qu’à la différence de l’Irak, les enjeux économiques y sont quasiment nuls. On nous dit que notre départ entraînerait le retour de Ben Laden dans le pays. En fait, il n’en est jamais parti puisque la frontière qui sépare les zones patchounes de celles du Pakistan n’existe que dans notre imaginaire (1). On nous dit aussi qu’il faut éviter le retour des talibans pour garantir l’émancipation des femmes (2). Soyons sérieux! Dans ce domaine, le pouvoir afghan ne vaut pas mieux que les talibans et s’il fallait se déterminer en fonction d’un tel objectif, il faudrait alors faire la guerre au Yémen et à l’Arabie Saoudite! Enfin, on nous explique que nos troupes protègent le Pakistan des pressions des islamistes afin d’éviter que la bombe ne tombe entre leurs mains. Je pense que l’on ferait mieux de combattre les islamistes sur notre propre territoire au lieu de se lancer dans des aventures sans issues à des milliers de kilomètres de chez nous.

Gérard Pince

1- Le fait que Ben Laden n’ait pas encore été capturé reste un mystère.
2- Argument présenté par Alain Madelin sur Ripostes. En réalité, le régime communiste avait libéré les femmes afghanes qui sont retournées à leur servitude ancestrale lors de la victoire de nos alliés…La politique ne fait pas toujours bon ménage avec la morale…

mercredi 2 avril 2008

Les vrais responsables du désastre.

Je ne suis pas un adepte des théories à base de conspirations mais lorsque toute la gouvernance mondiale réagit à l’unisson pour condamner un simple film, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’une synchronisation aussi parfaite implique nécessairement un chef d’orchestre. Autrement dit, quels sont les intérêts qui militent en faveur de l’immigration? Quelles sont les motivations d’une telle politique?

Bill Gates vient de nous apporter un élément de réponse. Devant une commission de parlementaires américains, il s’est plaint de ne pas pouvoir recruter suffisamment de salariés étrangers aux Etats-Unis en raison des restrictions à l’immigration. Cette position est à rapprocher de ce qui s’est passé en Europe lors de l’éclatement de la bulle des hautes technologies. Des milliers d’informaticiens français se sont alors retrouvés au chômage. Quelques années plus tard, à la faveur de la reprise, les entreprises, au lieu de réembaucher les compétences disponibles, ont sollicité des dérogations afin de recruter à bas prix des informaticiens en Asie. La pénurie de cadres invoquée par Bill Gates ne provient donc pas d’un manque de compétences nationales. En fait, il s’agit de remplacer les travailleurs américains par une main d’œuvre bon marché pour augmenter les profits.

En vérité, ce sont donc les multinationales qui militent pour une immigration sans contrôles, sans frontières et sans limites (1). J’ai déjà évoqué dans un article antérieur les conséquences sociales d’une telle politique. Elle entraîne la concentration des gains de la croissance au profit d’une élite mondialisée, la relégation de la classe ouvrière nationale dans les trappes de l’assistanat et enfin la paupérisation relative des classes moyennes. De plus, les entreprises laissent tous les coûts afférents à l’immigration (éducation, logement, sécurité etc.) à la charge des états et donc des contribuables.

A présent, je souhaite en souligner les conséquences économiques. Nous savons que le poids de l’immigration a entraîné dans tous les pays une baisse relative de 5 à 10 points de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Comme il faut néanmoins soutenir la consommation, la stagnation relative des revenus du travail a été compensée par un recours massif au crédit. A un moment donné, les salariés ne peuvent plus faire face à leurs échéances et c’est ainsi que nous assistons à une crise financière généralisée.

Ce recours à l’immigration ne correspond pas à la théorie libérale fondée sur l’avantage comparatif. En effet les entreprises qui ne sont plus compétitives en utilisant leurs nationaux devraient disparaître afin de permettre aux capitaux et aux travailleurs de se repositionner sur les secteurs innovants. L’importation de main d’œuvre étrangère maintient donc en vie des entreprises qui ne bénéficient plus d’un avantage comparatif et qui font supporter tous les coûts de l’immigration par les contribuables. Tout se passe donc comme si ces entreprises importatrices de main d’oeuvre étaient subventionnées. La théorie libérale ne peut donc pas se prévaloir de l’avantage comparatif et fausser son mécanisme en déplaçant des populations d’un continent à l’autre.

On nous objectera que le ralentissement de l’immigration risque de précipiter les délocalisations. Devant la commission parlementaire précitée, le Président d’INTEL a d’ailleurs souligné que sa Compagnie pouvait se passer de tous les salariés américains! Nul n’a songé à lui demander si elle pourrait aussi se passer du marché américain. En effet, produire est une chose, vendre sur un marché solvable en est une autre. Ces multinationales qui produisent en Chine ne pourraient pas écouler leurs marchandises si elles n’avaient pas librement accès aux grands marchés de consommation américain et européen. Cela signifie que la menace d’une dose de protectionnisme suffirait à tempérer leurs velléités de délocalisations. On a en effet démantelé nos barrières tarifaires tout en conservant, en interne, les entraves de l’état providence (cas de la sécurité sociale notamment). Une politique plus sage aurait consisté, au niveau de l’Union européenne, à maintenir une préférence communautaire pour protéger les salariés nationaux du dumping de l’immigration, et pour dissuader les entreprises de se délocaliser.

Sur un plan plus général, les économistes devraient revisiter des théories qui datent du 19eme siècle. A cette époque, l’avantage comparatif reposait implicitement sur la domination technique de l’Occident. On vendait des produits industriels à des populations peu éduquées qui fournissaient des épices en échange. Ricardo ne pouvait pas prévoir que l’avantage comparatif se retournerait un jour contre l’Europe et que nous en serions réduits à échanger des produits alimentaires (champagne, cognac) contre les biens de haute technologie fabriqués par les travailleurs plus nombreux, moins coûteux et mieux formés de la Chine et de l’Inde. Certes, l’Occident pourrait alors se spécialiser dans les services financiers. Somme toute, à la « belle époque », nos rentiers vivaient du produit de leurs placements dans les chemins de fer d’Ukraine ou les tramways de Shanghai. Hélas, cette première mondialisation heureuse s’est terminée dans les tranchées de la grande guerre… Hélas, les rentiers actuels se situent au Moyen Orient et rachètent par le biais de leurs fonds souverains nos entreprises et nos marques…

On ne peut plus continuer ainsi: c’est la première fois dans l’histoire que des classes dirigeantes organisent le remplacement de leurs propres compatriotes par des populations étrangères. Le système économique qui conduit à une telle monstruosité doit être amendé. Les solutions sont donc d’abord de nature politique.

Gérard Pince

1-Je ne mésestime pas le rôle de l’extrême gauche. Dans son imaginaire, l’immigré s’est substitué à l’ouvrier présenté comme une sorte de rédempteur de l’humanité dans les années 60. De même l’adjectif « bourgeois », injure suprême à l’époque, a été remplacé par celui de « raciste ». Je ne mésestime pas non plus le rôle de certains intellectuels qui convoquent le nazisme dès qu’une critique de l’immigration est balbutiée. Je tiens compte aussi des considérations géopolitiques ou énergétiques et de la pression des pays arabes pour accroître l’immigration islamique au moins dans le cas de l’Europe. Toutefois, il me semble que seules les multinationales sont assez riches et puissantes pour influencer aussi fortement les gouvernements et les médias. Après tout, c’est bien Raffarin et non Besancenot, qui a lancé le slogan des « chances pour la France »!