vendredi 30 mai 2008

Oui ! On peut baisser le prix du carburant.

La hausse durable du prix des carburants fragilise tous ceux qui travaillent, non seulement les pêcheurs ou les routiers, mais aussi les salariés qui font 50 Kms par jour pour rejoindre leur emploi. Ces personnes méritantes réclament une baisse du prix qui serait possible à condition de supprimer la TVA et la TIPP prélevées par l’Etat. On devrait donc pouvoir vendre du carburant détaxé à ceux qui en ont besoin, en s’inspirant, par exemple, du système des coupons essence qui existait autrefois en Italie au profit des touristes. Pour que cette diminution de recettes n’aggrave pas le déficit des finances publiques, il suffirait de réduire les dépenses en faveur de ceux qui ne travaillent pas ou qui font semblant de travailler (2).

Le Pouvoir est confronté à deux types de contestations: celle des gens qui se lèvent tôt et celle des anciens combattants de mai 68. En conformité avec ses principes, il lui incombe d’aider les premiers et de pénaliser les seconds. De leur coté, ceux qui exigent un carburant détaxé renforceraient leur position en réclamant la révision des allocations versées par l’Etat providence. Il faut donc soutenir leurs mécontentements pour inciter le Gouvernement à faire les choix qui s’imposent.

Gérard Pince.

1- À cet égard, j’approuve la décision du Président Sarkozy d’ouvrir le marché de l’emploi aux pays de l’Est de l’Union européenne. L’arrivée de baltes ou de polonais comblera un vide qui aurait de toutes façons été rempli par ceux qui ne partagent pas nos valeurs et qui n’ont rien à faire en France. Cette histoire grotesque de virginité en donne encore un exemple patent.

jeudi 22 mai 2008

Le niveau intellectuel des Français

Plus j’observe la société française et plus je pense au livre des professeurs Lynn et Vanhanen, publié en 2002 et consacré à l’étude des quotients intellectuels moyens dans 81 pays. La France arrive en 21ème position dans cet échantillon mondial et au 10ème rang en Europe de l’ouest avec un QI moyen de 98 (107 à Hong Kong et 102 en Allemagne). L’immigration ne va pas améliorer cette situation puisque les 16 pays africains étudiés se situent tous en queue du classement mondial avec des QI s’étageant entre 59 et 77 (1).

Ces données sont confirmées par le niveau de notre enseignement. Le classement 2008 de l’université de Shanghai (2) vient de tomber et ses résultats sont douloureux. Sur les 500 premières universités mondiales, on compte 308 américaines, 50 britanniques et seulement 9 françaises. Symbole de l’élitisme républicain, l’Ecole Normale Supérieure n’arrive qu’à la 39ème place dans la liste des 100 premiers établissements en sciences naturelles et mathématiques. Alors que la France forme chaque année autant de psychologues et de sociologues que l’ensemble de l’Union européenne, aucun établissement français ne figure dans la liste des 100 premières universités en sciences sociales. Ces résultats démontrent l’insuffisance des réformettes en cours. Au lieu de dépenser en pure perte, il serait plus judicieux d’allouer des bourses aux élèves méritants pour qu’ils puissent suivre des études sérieuses au Royaume uni ou aux USA.

Le battage organisé autour de Lévi Strauss signale aussi l’affaiblissement du niveau intellectuel. Ouvrons son opuscule « Race et Histoire » qui représente la bible du relativisme culturel. On y apprend que l’Orient dispose d’une avance millénaire sur l’Occident dans la connaissance du corps humain (il cite notamment le cas du Yoga). Autrement dit, toutes les avancées de la science occidentale en matière de biologie, de génétique ou de médecine comptent pour des prunes comparées aux pratiques merveilleuses des fakirs ! Dans le cadre du bourrage de crâne, sa lecture est pourtant un sésame pour tous ceux qui veulent réussir leur cursus dans les sciences humaines (3).

Enfin, si les Français votaient aux élections américaines, ils choisiraient Barack Hussein Obama à une écrasante majorité. Ils ignorent pourtant tout de son programme. Mais il suffit qu’il soit noir pour satisfaire un penchant morbide à la repentance universelle. Ne soyez donc pas surpris par toutes les bêtises que vous pouvez lire ou écouter en ce moment. Elles reflètent la situation intellectuelle de notre malheureux pays (4).

Gérard Pince

1- Le livre s’intitule « IQ and the wealth of nations ». Se reporter à http://en.wikipedia.org/wiki/IQ_and_the_Wealth_of_Nations pour retrouver le classement et ses commentaires.
2- L’université Jiao Tong de Shanghai réalise chaque année ce classement qui est internationalement reconnu. Pour plus de détails, reportez vous à
http://ed.sjtu.edu.cn/ARWU-FIELD2008.htm
3- Je cite in extenso le passage du livre : « L’Occident, maître des machines, témoigne de connaissances très élémentaires sur l’utilisation et les ressources de cette suprême machine qu’est le corps humain. Dans ce domaine au contraire, comme dans celui, connexe, des rapports entre le physique et le moral, l’Orient et l’extrème-Orient possèdent sur lui une avance de plusieurs millénaires. Ils ont produit ces vastes sommes théoriques et pratiques que sont le yoga de l’Inde, les techniques du souffle chinoises ou la gymnastique viscérale des anciens Mahoris » Quand j’étais à science po, il était déjà de bon ton d’opiner gravement dès que le nom de Lévi Strauss était prononcé. Hélas, aujourd’hui comme hier, les étudiants fragiles prennent ces inepties pour argent comptant.
4- Un conseil en passant: faites le plein de votre véhicule. Les marins bloquent les terminaux pétroliers et les routiers risquent ensuite de les imiter. N’oubliez pas qu’avec des imbéciles tout devient possible !

vendredi 9 mai 2008

Une crise peut en cacher une autre: les vraies raisons de s’alarmer.

Les émeutes de la faim en Afrique et les hausses de prix en Europe annoncent une crise de sous production durable qui risque d’assombrir les prochaines décennies.

Il faut tout d’abord comprendre ses causes. Elle ne provient pas seulement de l’accroissement de la population (1). Elle résulte surtout de l’élévation du niveau de vie des classes moyennes asiatiques qui représentent près de 800 millions de personnes, soit l’équivalent de la population totale de l’Europe et des USA. On sait que cela se traduit déjà par une hausse de la demande en matières premières (pétrole, minerais etc.). En revanche, on parle peu du choc que cela va provoquer au niveau des ressources alimentaires mondiales. En effet, ces classes moyennes consomment de plus en plus de produits animaux (Laitages, viandes etc.). Or, il faut 7 kilos de céréales et plusieurs m3 d’eau pour produire en moyenne un kilo de viande. A partir de ce taux de conversion, il est facile d’imaginer l’énorme pression exercée sur l’agriculture et les disponibilités en eau (2) : sachant que notre terre nourrit convenablement 800 millions d’occidentaux et tant bien que mal le reste de l’humanité, il faudrait donc une seconde planète pour permettre à 800 millions d’asiatiques d’accéder à nos niveaux de consommation!

Normalement, la science et le progrès technique devraient relever ce défi. On sait déjà combiner les atomes pour fabriquer des matériaux artificiels. On pourrait produire des biens agricoles hors sol, et notamment des aliments comparables aux produits carnés (3). On devrait pouvoir augmenter à l’infini les ressources en eau potable grâce au dessalement des mers. Enfin, on parviendra un jour ou l’autre à capter l’énergie solaire et à remplacer le vieux moteur à explosions. Lorsque les économistes classiques et les écologistes invoquent la rareté, les scientifiques répondent à juste titre que la science et le progrès technique tendent au contraire vers l’abondance (4). Cela signifie que la seule ressource indispensable réside dans le cerveau humain et sa capacité créative. Pourtant, en dépit de ces perspectives, et alors que la terre pourrait supporter 12 à 15 milliards d’habitants, nous observons partout des plaques de pénurie qui s’étendent comme en atteste le regain de l’inflation mondiale.

On doit donc se demander si cette crise ne résulte pas d’une altération de nos capacités scientifiques. Pendant des millénaires, l’humanité a végété dans la rareté en raison des contraintes sociales qui limitaient la créativité des individus. Les extraordinaires progrès enregistrés au cours des trois siècles précédents ont résulté pour l’essentiel de la révolution des Lumières et de ses composantes politiques et civiles qui ont libéré l’esprit humain et favorisé le développement exponentiel des sciences. Or, le retour actuel de tous les obscurantismes représente une menace pour la créativité et risque de faire retomber l’humanité dans les trappes de la rareté. Plusieurs manifestations de cette tendance paraissent déjà évidentes. La secte écologique s’oppose partout au progrès scientifique et notamment à la fusion nucléaire qui garantirait une énergie illimitée, non polluante et sans déchets. De leur coté, les religions condamnent les avancées de la génétique qui apporteraient pourtant des solutions innovantes dans les domaines vitaux de l’alimentation et de la santé. Dans un tel contexte, les jeunes se détournent des études scientifiques et de nombreux savants s’alarment d’un risque de tarissement du progrès technique.

La crise actuelle de sous production a donc peut être pour cause principale une crise intellectuelle de grande ampleur qui risque de retarder les effets bénéfiques du progrès technique et d’enfoncer l’humanité dans la pénurie et les guerres ethniques qui en résulteront.

Gérard Pince

1- À l’échelle mondiale la production agricole depuis la guerre a suivi l’augmentation de la population et le pourcentage de personnes mal nourries s’est même réduit sur la période. Le cas de l’Afrique évoqué dans un article précédent fait exception en raison de deux singularités : D’une part, sa démographie est démentielle puisque sa population devrait être multipliée par 9 entre 1950 et 2050. D’autre part, tous les experts considèrent que les africains sont incapables de gérer une telle situation.
2- Par exemple en 20 ans, la consommation de viande par habitant en Chine est passée de 20 à 50 kg par an. Il faut toutefois adopter une certaine prudence à l’égard des taux de conversion. Par exemple, en élevage extensif, les bovins se nourrissent surtout de l’herbe de pâturages qui seraient, de toutes manières, impropres à la culture des céréales.
3- À partir des algues. Ce qui permettrait d’en finir avec les massacres d’animaux qui déshonorent notre espèce.
4- Au fur et à mesure que la science étend l’abondance, les prix diminuent et le domaine de l’économie classique en tant que « science » de la rareté se réduit d’autant. Plus précisément, l’économie classique n’est qu’un résidu dans un monde où la science n’a pas encore atteint toutes ses potentialités. En théorie, tout problème de rareté, et donc tout problème économique, devrait pouvoir se résoudre grâce au progrès technique. Reportez vous à
www.freeworldacademy.com/globalleader/ecodev.htm

mercredi 7 mai 2008

De la crise financière à l’inflation.

La crise financière n’est pas terminée mais le risque de faillite systémique semble désormais conjuré puisque les Banques Centrales se sont engagées à fournir toutes les liquidités nécessaires aux établissements de crédit en difficulté (1). Par ailleurs, la contagion de la crise à l’économie réelle reste pour le moment limitée. Certes, les restrictions de crédit ralentissent l’activité économique mais la récession n’est toujours pas au rendez vous puisque le taux de croissance de l’économie américaine s’est avéré positif au premier trimestre 2008 (2).

Ces résultats ont été acquis au prix d’une injection monétaire, massive et permanente, qui débouche à présent sur l’inflation. Depuis la Rome antique, les états ont toujours recouru à ce moyen pour réduire leurs dettes. Dans le cas de la France, l’Etat pourra ainsi différer la réforme des comptes sociaux et l’assainissement des dépenses publiques. Les retraites seront payées en monnaie de singe: Avec un taux d’inflation de 6% par an le pouvoir d’achat d’une pension sera diminué de moitié en moins de 12 ans (3).

Ces tendances inflationnistes risquent de perdurer sur le long terme dans la mesure ou elles se conjuguent à une crise de sous production mondiale sur laquelle nous reviendrons prochainement.

Gérard Pince

1- Certains s’imaginent naïvement que les banques centrales ne pourront pas maintenir un tel soutien en raison de l’épuisement de leurs « réserves ». En réalité, les réserves sont aussi illimitées que le papier qui sert à fabriquer les billets de banque!
2- Rappelons qu’une récession correspond à deux trimestres consécutifs enregistrant un taux de croissance négatif.
3- Le rendement des placements non risqués (assurance vie et sicav en euros) ne protège pas d’une telle dégradation et les épargnants ont désormais intérêt à privilégier les actifs qui augmentent au même rythme que la hausse des prix.