samedi 17 janvier 2009

Le plan Obama: une catastrophe annoncée

Comme prévu, les choses vont de mal en pis : 40.000 emplois détruits aux USA dans la seule journée du 16 janvier; les deux principaux groupes bancaires, Citigroup et Bank of America sous perfusion, la dégradation de la dette souveraine grecque en dépit de son appartenance à la zone euro et enfin l’annonce du plan Obama qui risque de nous précipiter encore plus vite dans la dépression (1).

Ce plan de 825 milliards comporte 550 milliards de dépenses et 275 milliards de réductions d’impôts. Les dépenses sociales et d’investissements se concentrent sur l’éducation (141 milliards), l’aide aux salariés en difficulté (102 milliards), l’appui aux services publics (92 milliards) et les investissements (144 milliards) destinés aux infrastructures (routes, ponts, tunnels, bâtiments administratifs) et aux énergies vertes.

Ce plan est complètement incohérent. Les réductions fiscales et les aides sociales ne relanceront pas la consommation. Avec l’argent reçu, les américains tenteront de se désendetter tandis que les plus favorisés épargneront en vue de reconstituer leurs retraites compromises par la chute des bourses. On sait, par ailleurs, que les investissements dans les infrastructures et les énergies vertes présentent une faible rentabilité. Le plus cocasse réside dans l’idée d’investir dans les bâtiments administratifs: depuis l’indépendance, tous les dirigeants africains ont construit des palais présidentiels, des palais des congrès, des palais de la coopération internationale etc. avec les résultats que l’on sait ! Ces investissements ne faciliteront donc pas une reprise de la croissance. Finalement, on va accroître massivement l’endettement public et le surajouter à celui du privé dans le vain espoir de guérir le mal par le mal. Les marchés financiers ne s’y sont pas trompés. En dépit de l’obamania, ils piquent du nez un peu partout.

Plus grave encore, ce plan semble dicté par des considérations politiciennes. Avec les réductions d’impôts (préconisées par Reagan et appliquées sans succès par Bush) on tente de rallier les Républicains. Avec un patchwork de mesures sociales, on donne satisfaction aux Démocrates et aux Keynésiens. Enfin, avec des investissements dans les énergies vertes, on maintient l’enthousiasme des campus. Au départ Obama annonçait la création de 2 millions d’emplois. Six semaines plus tard, il promet d’en sauver ou d’en créer quatre millions. Pourquoi pas 8 millions fin février? L’astuce politicienne réside dans le verbe « sauver » : même si le plan ne produit aucun effet, on pourra toujours dire qu’il y’aurait eu 4 millions de chômeurs en plus sans sa mise en œuvre! Nous connaissons bien cette musique!

Mais que peut on attendre d’un travailleur social qui n’a jamais acquis une expérience quelconque dans un travail sérieux? En fait, notre élite en attend beaucoup. Alors que la globalisation débridée est à l’origine de la faillite actuelle (immigration, baisse des salaires, délocalisations, paradis fiscaux), on a été chercher ce «zombie », pour donner l’illusion d’un changement et pour prolonger l’enrichissement de l’élite nomade (2) au détriment de nos populations occidentales.

Au printemps, les Gogos vont découvrir que le nouveau messie est incapable de marcher sur le Potomac et de ressusciter les économies dilapidées par les escrocs. Ils réaliseront que la crise échappe à tout contrôle, qu’elle sera durable et qu’elle entraînera une régression illimitée de leurs niveaux de vie. J’attends la suite avec intérêt.

Gérard Pince

1-Se reporter sur ce sujet à www.freeworldacademy.com/globalleader/depression.htm
2- Ce sont nos importants qui se désignent eux mêmes par l’expression d’élite nomade par opposition aux « ploucs ». Coté télévision, on prêche l’obamania, le multiculturalisme, la repentance et le racisme anti blanc. Coté privé, on reçoit des mallettes de billets pour favoriser les trafics d’armes ou bien on dépense des sommes faramineuses en puisant dans les caisses.

dimanche 4 janvier 2009

La nouvelle grande dépression.

Notre étude consacrée à la nouvelle grande dépression est disponible en cliquant sur www.freeworldacademy.com/globalleader/depression.htm. Elle comporte vingt pages d’analyses et treize tableaux et graphiques qui résultent de nombreuses recherches statistiques.

L’analyse des causes peut se résumer à la comparaison suivante: notre économie globalisée était en théorie un excellent véhicule. Malheureusement, le conducteur a bricolé le moteur et roulé trop vite sur une route accidentée. La voiture s’est donc écrasée contre un arbre! En effet, nos classes dirigeantes ont déformé le libre échange fondé sur l’avantage comparatif de Ricardo. Il en est résulté une immigration massive, des délocalisations abusives et une stagnation des salaires compensée par un endettement croissant des ménages. Nous connaissons la suite.

A partir d’une analyse économique serrée, notre étude explique pourquoi la crise actuelle ne ressemble pas aux récessions précédentes. En effet, l’arrêt du crédit entraîne la chute des revenus et des prix tandis que le coût des inputs va au contraire augmenter en raison des pénuries prévisibles. Cet engrenage empêche toute reprise spontanée et les politiques keynésiennes ne permettront pas de le désamorcer. Nous proposons donc trois mesures innovantes et audacieuses :

1-Promouvoir un investissement scientifique majeur pour trouver de nouvelles sources d’énergie, remplacer le pétrole, et inventer de nouveaux métaux artificiels afin de se prémunir contre la rareté et les coûts qui en résultent. Cette entreprise devrait s’inspirer du projet Manhattan qui permit à l’Amérique de fabriquer la bombe atomique dans des délais très courts.

2-Etablir un marché unique regroupant l’Amérique du nord, l’Union européenne et l’Europe de l’est (Russie, Ukraine etc.). Ce grand marché serait protégé des flux indésirables (immigration du tiers monde, importation de produits douteux, délocalisations abusives etc.). Il se substituerait ainsi à une globalisation sans issue tout en évitant les écueils d’un protectionnisme limité à des nations isolées. L’étude montre que cette proposition permettrait d’arrêter la déflation et de relancer la demande globale.

3-Confisquer, au nom de la légitime défense, les ressources énergétiques des pays qui soutiennent le terrorisme et les faire exploiter par un consortium international dirigé par le concert des grandes puissances. Le consortium approvisionnerait le marché international à bas prix, ce qui permettrait d’attendre les résultats scientifiques découlant de notre première proposition.

Nous ne pouvons pas tolérer une dépression qui pourrait durer dix ou vingt ans. Face à un engrenage sans précédent, toutes les mesures économiques habituelles resteront inopérantes. Il faut donc trancher le nœud gordien si nous voulons sauver l’avenir de nos sociétés.

gérard Pince